Printemps 2019

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Aller-retour

Festival de traduction et de littérature

Samedi 9 mars 2019 13h00, Lectures/joutes

Olten

 

Le Centre culturel Schützi est le cœur du festival. C’est là que se dérouleront les discussions avec les traducteurs et les autrices, la lecture bilingue, le duel de traducteurs ainsi que la rencontre entre un auteur romanche et ses traducteurs. « aller↔retour » se conclura par une discussion autour de la traduction de textes écrits en dialecte et un concert de musique du monde.

Celles et ceux qui se rendront à Olten en train seront mis en appétit par une première brève manifestation littéraire. À partir de Bâle, Bienne, Berne, Lucerne et Zurich, les festivaliers feront le voyage en compagnie d’une traductrice de livres d’images, d’un auteur s’exprimant en dialecte ou encore d’une traductrice primée. À moins qu’ils ne savourent des mises en bouche polyglottes ou participent à un speed dating poétique. Ces rencontres auront lieu dans un wagon réservé pour un groupe. Prêtez attention aux annonces faites en gare. Modération: Florence Widmer. Les organisateurs d’« aller-retour » sont la Fondation ch pour la collaboration confédérale, Pro Helvetia, le Collège de traducteurs Looren et le Centre de traduction littéraire de l’Université de Lausanne (CTL).

 

Literaturkritik heute

Mit Roman Bucheli, Redaktor NZZ

Mittwoch 20. März 2019 17h15, Gespräch

Universität Lausanne - Anthropole 4059

 

Seit 1999 Redaktor im Feuilleton der Neuen Zürcher Zeitung (NZZ), wo er zuständig ist für die deutschsprachige Literatur aus der Schweiz und Deutschland, für die niederländische Literatur sowie für das Kinder- und Jugendbuch. Im Gespräch sollen die Aufgaben und Ziele der Literaturkritik, die Funktionen dieser Literaturgattung für die (Schweizer) Literatur und deren mögliche Entwicklungen diskutiert werden. Im Rahmen des Seminars “Übersetzungen lesen, schreiben und analysieren” von Prof. Irene Weber Henking und Stéfanie Brändly.

 

Tamangur

Avec Barbara Fontaine, Leta Semadeni et José-Flore Tappy

Mercredi 20 mars 2019 19h00, Lecture bilingue

Bibliomedia - Rue César-Roux 34, 1005 Lausanne

 

Entre tristesse et dérision, avec une pointe de fantastique, ce roman raconte comment une enfant et sa grand-mère observent la vie qui se déroule dans un village des Grisons. À travers leur regard, tour à tour naïf et sarcastique, on découvre peu à peu un lieu mystérieux, Tamangur. Barbara Fontaine a traduit avec finesse pour les éditions Slatkine la prose de Leta Semadeni. À Bibliomedia, elles rencontreront la poétesse José-Flore Tappy avec son recueil de poésie Tras-os-montes (Dogana, 2018). Lecture et discussion animées par Myriam Dätwyler. Dans le cadre de la tournée de lecture des Prix suisses de littérature 2019.

 

Traduire Franz Kafka, aujour'hui

Avec Jean-Pierre Lefebvre

Mercredi 3 avril 2019 10h15, Conférence

Université de Lausanne - Anthropole 5060

 

Le germaniste Jean-Pierre Lefebvre, professeur émérite de littérature allemande à l’École normale supérieure et docteur honoris causa de l’UNIL, a traduit et commenté l’essentiel des nouvelles et récits de Kafka en deux volumes, parus dans la prestigieuse collection de « La Pléiade » en 2018. Ces deux volumes rassemblent notamment tous les textes publiés du vivant de Kafka ainsi que ses trois romans posthumes, remis dans l’ordre chronologique de leur écriture, Le Disparu [Amerika] (1911-1912), Le Procès (1914) et Le Château (1922).

Interrogé sur la nouveauté de sa traduction, Jean-Pierre Lefebvre répond qu’il s’est « attaché […] à identifier, dans la prose de Kafka, les éléments récurrents qui façonnent son ton si singulier. Et, en particulier, une série de tout petits mots allemands qui constituent autant de marqueurs musicaux forts : doch, nun, sonst (« pourtant », « à vrai dire », « sinon »). Ils ont beau être monosyllabiques, ils pèsent très lourd dans la direction que prend la phrase et donnent un tour très subjectif à l’énoncé. Ces « épices » m’ont semblé mériter un travail de vigilance. » Dans le cadre du séminaire Kafka lesen – Kafka übersetzen, Jean-Pierre Lefebvre présentera son travail de traducteur et d’éditeur, et dialoguera avec le public au sujet d’un extrait de texte de Dans la colonie pénitentiaire.

 

Comics übersetzen

Mit Ulrich Pröfrock

Freitag 5. April 2019 20h00, Seminar

Aargauer Literaturhaus - Bleicherain 7, 5600 Lenzburg

 

In keinem literarischen Genre sind Text und Bild so eng verwoben wie im Comic. Warum Übersetzer/innen deshalb besonders gefordert sind und welche Freiheiten sie haben, wird der bekannte, mehrfach ausgezeichnete deutsche Comic-Übersetzer Ulrich Pröfrock in seinem Vortrag mit Beispielen/Übungen verraten. Das Reizvolle ist aus seiner Sicht, sich ständig mit unterschiedlichen Erzählstilen und Sprachformen auseinandersetzen zu können. Das Übersetzerseminar wird unterstützt von: Aargauer Literaturhaus (Partner), Centre de traduction littéraire der Université de Lausanne (CTL), Schweizer Kulturstiftung Pro Helvetia, Pro Litteris Kulturfonds, Stiftung Litar, Max Geilinger Stiftung, Oertli Stiftung.

 

Traduire, accueillir

Avec Jean-Baptiste Para

Samedi 13 avril 2019 14h00, Conférence inaugurale

Musée historique - Salle Correvon, Place de la Cathédrale 4, 1003 Lausanne

 

La traduction, dans sa valeur ontologique, ouvre sur le monde et se présente comme une forme d’hospitalité. En quoi la traduction d’une œuvre est-elle chaque fois une expérience neuve ? Quelle pourrait être la devise du traducteur ? Ces questions et quelques autres sous-tendront un propos où se croiseront les chemins du témoignage et de la réflexion. Jean-Baptiste Para, traducteur de l’italien et du russe, est l’invité du Programme Gilbert Musy 2019.

Depuis Chateaubriand et Baudelaire, depuis Hölderlin, Nerval et Mallarmé, il semble bien que quelque chose du destin de la parole se soit joué de plus en plus consciemment dans la traduction. Pour nombre de poètes contemporains, l’aventure de traduire est devenue indissociable de l’expérience d’écriture. « On ne peut traduire, et pourtant on y est obligé. C’est cette impossibilité que j’aime », disait Antoine Vitez. Et il ajoutait : « On est convoqué devant le tribunal du monde à traduire. C’est presque un devoir politique, moral, cet enchaînement à la nécessité de traduire les œuvres. » Traducteur de l’italien et du russe, Jean-Baptiste Para nous livrera ses réflexions sur sa pratique de la traduction. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Printemps de la poésie.

 

La Musique engloutie

Avec Jean Bertrand et Christian Haller

Jeudi 2 mai 2019 19h00, Lecture bilingue

Café littéraire - Quai perdonnet 33, 1800 Vevey

 

Christian Haller est l’un des écrivains suisses allemands actuels majeurs. Dix-sept ans après la parution de l’original, Die verschluckte Musik (Luchterhand, 2001), la version française paraît enfin aux éditions Zoé, grâce au travail de Jean Bertrand. La Musique engloutie est le premier tome d’une trilogie aux tonalités autobiographiques ; l’écrivain y marie la petite et la grande histoire, la Roumanie et la Suisse, les années 1920 et le présent. Au portrait de famille s’ajoute celui d’une ville, Bucarest, et d’un pays marqué par les blessures de son histoire récente. Lecture bilingue et discussion animées par Marie Fleury Wullschleger. « Ces voisins inconnus » est une collaboration avec la Literaturhaus de Zurich et le Café litté-raire de Vevey. Avec le soutien de la Fondation Oertli.

 

Master class de traduction poétique

Avec Jean-Baptiste Para et la collaboration de Pierre Lepori

Samedi 4 mai 2019 10h00, Atelier de traduction

Université de Lausanne - Anthropole 4021

 

En mai 2019, le Centre de traduction littéraire propose une Master class de traduction poétique avec le traducteur, poète et critique Jean-Baptiste Para, bénéficiaire 2019 de la Bourse Gilbert Musy. La Master class est destinée aux étudiant-e-s du Master ès Lettres et du programme de spécialisation en traduction littéraire de l’Université de Lausanne ainsi qu’à un public spécialisé. Elle aura lieu les samedis 4, 11 et 18 mai. Avec le soutien de Pro Helvetia, fondation suisse pour la culture.

« Traduire un poème, c’est chaque fois une expérience neuve, même si vous avez déjà une pratique de la traduction, même si vous n’êtes pas novice. Chaque poète, chaque poème, c’est toujours quelque chose d’absolument nouveau qui vous reconduit à un état de nudité : vous vous sentez démuni, et c’est dans cette condition qu’il vous faut trouver le chemin. (...) Car le traducteur doit presque nécessairement prendre pour devise ce propos de Kierkegaard : “Il n’y a pas de solution, il n’y a que des décisions !” Précisons cependant qu’on ne traduit pas des mots, terme à terme, mais un poème, et que d’autres facteurs entrent en jeu dans un choix qui ne se résume pas à un dilemme lexical. » Jean-Baptiste Para, extrait de : « Le visage du poème apparaît lentement dans sa propre lumière ». Entretien avec Marie Savoret et Elsa Pallot (revue Secousse, vingt-et-unième)

 

Comme dans un miroir / Come in uno specchio

Avec Jean-Baptiste Para et Alberto Nessi

Mercredi 8 mai 2019 10h15, Dialogue

Université de Lausanne - Anthropole 3068

 

Jean-Baptiste Para est poète et critique d’art, il est rédacteur en chef de la revue littéraire Europe. On lui doit des traductions en français de poètes et d’écrivains italiens (Camillo Sbarbaro, Cristina Campo, Giorgio Manganelli, Antonio Tabucchi, Giuseppe Conte…). Jean-Baptiste Para, bénéficiaire 2019 de la Bourse Gilbert Musy, et Alberto Nessi, Grand Prix suisse de littérature 2016, se proposent de réfléchir sur leur expérience de poètes traducteurs, de poètes traduits (Jean-Baptiste Para a traduit Alberto Nessi) et de lecteurs de traductions. Dans le cadre du cours de M. Matteo Pedroni, section d’italien

 

"Rupture"

Avec Ariel Bermani et Pierre Fankhauser

Mercredi 8 mai 2019 17h00, Rencontre

Librairie Molly&Bloom - Avenue William-Fraisse 4, Lausanne

 

La traduction d’un auteur sud-américain par une maison romande est assez rare pour être fêtée ! Nous vous invitons à retrouver l’auteur argentin Ariel Bermani et son traducteur Pierre Fankhauser pour une lecture croisée à l’occasion de la sortie de Ruptures chez BSN Press. Un homme découvre sa femme en train d’en embrasser un autre et décide, sur un coup de tête, de kidnapper son propre fils pour se venger d’elle. Roadmovie fragmentaire et polyphonique, troisième roman acide et tendre d’Ariel Bermani, Ruptures revient sur les thématiques de Veneno (BSN Press, 2016), son ouvrage précédent : le déplacement physique et spirituel de personnages en crise, la survie dans les marges, l’impossibilité de communiquer.

Représentant d’une nouvelle vague argentine née avec le millénaire, Ariel Bermani est révélé au grand public par le prix Emecé décerné à Veneno en 2006. Écrivain et poète né dans la banlieue de Buenos Aires en 1967, il porte un regard à la fois implacable et tendre sur la réalité sociale et politique de son pays. Entre romans et nouvelles, chroniques et poésie, il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages. Né à Lausanne en 1975, Pierre Fankhauser est auteur, traducteur, enseignant à l’Institut littéraire suisse de Bienne et animateur de rencontres littéraires pour l’association Tulalu !? Entre 2006 et 2013, il a vécu à Buenos Aires en Argentine. En 2014, est publié Sirius, son premier roman, suivi de deux traductions de l’auteur argentin Ariel Bermani, Veneno en 2016 et Ruptures en 2019, trois ouvrages parus chez BSN Press. Pierre Fankhauser est lauréat du Prix Tirage limité 2018 pour son recueil poétique La visée.

Ariel Bermani et Pierre Fankhauser seront également présents au Salon du livre de Genève du 3 au 5 mai pour des dédicaces.

 

Rencontre entre auteurs/traducteurs

Avec Alberto Nessi, Jean-Baptiste Para et Jérôme Meizoz

Jeudi 9 mai 2019 19h00, Rencontre et lectures

Fondation Louis Moret - Chemin des Barrières 33, 1920 Martigny

 

Poète et écrivain tessinois, Alberto Nessi a reçu le Grand Prix suisse de littérature 2016. Jean-Baptiste Para a traduit deux de ses recueils en français : La couleur de la mauve, trad. avec Christian Viredaz (Empreintes, 1996), et Algues noires, trad. avec Mathilde Vischer (MEET, 2003). Pour cet échange ponctué de lectures, le poète et le traducteur seront accompagnés de Jérôme Meizoz, écrivain, essayiste et Professeur de littérature à l’Université de Lausanne.

 

D'une voix l'autre

Avec Jean-Baptiste Para

Vendredi 10 mai 2019 8h30, Dialogue

Université de Lausanne - Anthropole 5125

 

Poète et critique d’art, Jean-Baptiste Para est aussi traducteur de poésie, principalement russe et italienne, avec des incursions vers les poètes d’Inde anglophone. Sa passion de la poésie, il la vit aussi dans ses fonctions de rédacteur en chef de la revue littéraire Europe et de directeur de la collection de poésie étrangère « D’une voix l’autre » aux éditions Cheyne. Il transmet ainsi en français des voix singulières du monde entier. En marge de la master class de traduction poétique qu’il donnera à l’Unil, Jean-Baptiste Para s’entretiendra avec Arnaud Buchs de ce trait d’union entre les cultures que trace la traduction. Dans le cadre du cours : « Littérature et histoire de la littérature », EFLE, M. Arnaud Buchs

 

Exploration des fondements anthropologiques de la poésie

Avec Jean-Baptiste Para

Lundi 13 mai 2019 12h15, Conférence

Université de Lausanne - Anthropole 1129

 

Paul Celan disait que le poème était une bouteille lancée à la mer, dans l’espoir fragile et incertain que le courant l’entraîne vers un rivage où des mains inconnues le recueilleraient. Pour nommer ce rivage, le poète forgeait une expression suggestive et parlait de « terre-cœur ». C’est au cœur de l’être que le poème est accueilli, c’est le cœur de l’être qu’il ranime et auquel il redonne force contre tout ce qui l’étiole, le meurtrit, l’abandonne.

Francis Ponge affirmait que la poésie était « l’atelier de réparation du monde ». Et Baudelaire avant lui avait relevé son incidence dans la vie humaine et sa vertu réparatrice : « C’est une grande destinée que celle de la poésie ! Joyeuse ou lamentable, elle porte toujours en soi le divin caractère utopique. […] Non seulement elle constate, mais elle répare. Partout elle se fait négation de l’iniquité. »

Dans notre société, pourtant, la poésie est sujette à un statut précaire. Nous nous demanderons pourquoi et nous tenterons d’explorer les fondements anthropologiques de la poésie, en réfléchissant au fait que depuis la nuit des temps, il y a toujours eu des poèmes parmi les hommes, comme si ces derniers avaient profondément ressenti que le langage ne se limitait pas à une fonction communicationnelle interhumaine, mais qu’il pouvait et devait être élaboré pour se tourner vers l’ensemble de la réalité terrestre, vers le sensible et le suprasensible, le connu et l’inconnu, vers le cosmos, vers les animaux et vers les morts, c’est-à-dire être une puissance agissante au cœur même de la vie. Dans le cadre du cours : « La Poésie », Section de français, Prof. Dominique Kunz Westerhoff

 

Méridiens vers Paul Celan : la traduction comme rencontre

Avec Nuria Manzur-Wirth

Jeudi 16 mai 2019 13h15, Conférence et discussion

Université de Lausanne - Anthropole 5081

 

L’intervention « Méridiens vers Paul Celan: la traduction comme rencontre » cherche à tracer les lignes qui nous dirigent, comme des pistes, vers les croisements d’idées poétiques et esthétiques du poète pour y reconstruire les chemins à sa rencontre. 

Dans ce discours de 1960, Paul Celan nous donne des indices pour nous rapprocher de son œuvre, ainsi que de sa façon de lire et de se rapprocher de celle des autres auteurs. Ces indices nous indiquent les différents chemins qu’il parcourt en se rencontrant avec les textes de ses interlocuteurs, et en dévoilant, également, les tâches menées par le travail de traduction. Il s’agit, donc, de pistes qu’il nous offre pour aller à sa rencontre, avec ce que nous avons aussi à dire; chemins d’un « je » vers un « tu », à travers le souffle (qui est, pour lui, direction et destin), pour le recevoir, pour le traduire.

Nuria Manzur (1979) est une poète, traductrice et metteuse en scène. En 2014, elle soutient sa Thèse doctorale « Constellations Méridiennes : lectures vers Paul Celan » à l'Université Pompeu Fabra, à Barcelone. Elle enseigne la poésie à l'Universidad Iberoamericana (Mexico) et la Sémiotique du Cinéma à l'Université de la Communication (Mexico) et participe aux colloques "Fantasmagories spectrales" (UIA, 2012) et le Premier Congrès International de la Théorie et la Critique Littéraires (UIA, 2013). Elle collabore avec des compositeurs au niveau international. Elle aborde également le théâtre en tant que dramaturge, metteuse en scène et comédienne. Elle a traduit des œuvres littéraires de poètes tels que Yves Bonnefoy, Rose Ausländer et Paul Celan. Elle travaille actuellement sur sa nouvelle mise en scène qui rendra hommage à Paul Celan pour les cent ans de sa naissance. # Rencontre dans le cadre du séminaire BA « Paul Celan als Lyriker und Übersetzer zwischen den Sprachen und Kulturen » (conférence en français)

 

Fête de la traduction

Le CTL lauréat du Prix spécial de médiation

Vendredi 24 mai 2019 18h00, Fête

Château de Lavigny - Route d'Etoy 10, 1175 Lavigny

 

L’Office fédéral de la culture décerne le Prix spécial de médiation conjointement au Centre de traduction littéraire de Lausanne et au Collège de traducteurs Looren. Un honneur et une joie pour le CTL, et une excellente façon de fêter 30 ans d’activités et de collaborations en faveur de la traduction littéraire et des acteurs et actrices. Les deux institutions, réunies au Château de Lavigny par les résidences et le Programme Gilbert Musy, vous convient à une grande fête jusqu’au coucher du soleil.

Cinq quintettes - Performance musicale et littéraire à partir des textes des traducteurs et traductrices résident·e·s du Programme Gilbert Musy et des bourses « Looren à Lavigny ». Dix textes, en original et traduction, résonneront dans le cadre idyllique du Château de Lavigny, ancienne demeure du traducteur Heinrich Maria Ledig Rowohlt transformée en résidence d’écrivains et de traducteurs. Cinq pièces pour explorer la musicalité, l’atmosphère, l’élan et le poids d’un texte envisagé sous l’angle de la langue source et de la langue traduite. Un dialogue littéraire et musical, faisant la part belle à l’improvisation.Conception: Francesco Biamonte

Avec les traductions de : Jean-Baptiste Para et Alexandre Pateau (France), Inese Pēterson (Lettonie), Petruca Spânu (Roumanie), Andrea Spingler (Allemagne),

Interprétation et musique : Francesco Biamonte | Voix (français, italien) / Monica Budde | Voix (allemand, anglais, français) / Miruna Coca-Cozma | Voix (roumain) / Enregistrements | Voix (letton) /  Benoît Moreau | Claviers, clarinettes / Luc Muller | Percussions / N.N. | Electronique, samplers

 

Mise en voix, mise en scène

Avec Jean-Baptiste Para, Pierre Lepori et les participants de la Master class

Samedi 1er juin 2019 20h00, Lecture scénique

Théâtre de Soleure - Theatergasse 18, 4500 Soleure

 

Pour la soirée des Prix suisses de littérature aux Journées littéraires de Soleure, le CTL et le Collège de traducteurs Looren invitent de jeunes traductrices et traducteurs à monter sur la scène du théâtre de la ville. Les participant·e·s de la Master class présenteront leurs traductions poétiques en français et en italien. Leur lecture sera suivie d’un entretien avec Zsuzsanna Gahse, autrice et traductrice, lauréate du Grand Prix suisse de littérature 2019, qui sera mené par Ruth Gantert, membre du jury. Suivi d’un apéritif. Ouvert à toutes et tous, entrée libre. Dans le cadre de la tournée de lecture des Prix suisses de littérature 2019 et des 41èmes Journées littéraires de Soleure.

 

Lecture des résident·es de Lavigny

Avec Jean-Baptiste Para

Dimanche 16 juin 2019 18h00, Lecture

Château de Lavigny - Route d'Etoy 10, 1175 Lavigny

 

En conclusion de sa résidence au Château de Lavigny, effectuée dans le cadre du Programme Gilbert Musy, Jean-Baptiste Para lira des extraits tout frais de ses traductions des poèmes pour enfants de Maïakovski. Lecture en compagnie des autres résident·es: Gertraud Klemm, Verdan Husic, Yconne Reddick et Peter Stamm.

 

Elisa Shua Dusapin und Andreas Jandl

24. Internationales Literaturfestival Leukerbad

Freitag 28. Juni 2019 10h00, Gespräch

Leukerbad - Wallis

 

Elisa Shua Dusapin, geboren 1992 als Kind einer koreanischen Mutter und eines französischen Vaters im Südwesten Frankreichs, ist mit fünf Jahren in die Schweiz gekommen und mit 13 Jahren Schweizerin geworden. Sie arbeitete als Theaterassistentin und Schauspielerin und studierte am Schweizerischen Literaturinstitut in Biel. Zwischen ihren Reisen in Ostasien lebt sie im Jura. Der Roman Ein Winter in Sokcho spielt in einem ausserhalb der Saison ziemlich tristen Hafen und Badeort an der südkoreanischen Ostküste an der Grenze zu Nordkorea. Eine koreanische Studentin arbeitet als Mädchen für alles zum Geldverdienen in einem etwas heruntergekommenen Gastbetrieb und lernt dabei einen Franzosen kennen, einen Zeichner, der hier die Inspiration für einen neuen Comic sucht. Während er Stille und Lokalkolorit sucht, möchte sie dem Ort entfliehen. Leise, zärtlich und reduziert auf das Wesentliche beschreibt Elisa Shua Dusapin das Zusammentreffen zweier sehr unterschiedlicher Figuren: Mit jedem Gespräch, jedem Spaziergang durch das winterliche Nirgendwo kommen die beiden einander näher. Zwei Gestrandete, die sich nach einem Neuanfang sehnen und ihn jeder auf seine Weise wagen. Elisa Shua Dusapin hat einen berückenden Roman voller Spiegelungen geschrieben, über ein widerständiges Aussen und ein schwer erreichbares Innen. All dies in einer winterlich kargen Sprache, die kaum psychologisiert und viel Freiraum lässt zwischen den Worten.

Andreas Jandl, geboren 1975, studierte Theaterwissenschaften, Anglistik und Romanistik in Berlin, London und Montréal. Seit 2000 arbeitet er freiberuflich als Übersetzer aus dem Französischen und Englischen. Er lebt in Berlin. Neben Theaterstücken und Jugendliteratur übersetzt er vorwiegend literarische Essays und Romane, unter anderem von J.A. Baker, Nicolas Dickner, David Diop, Mike Kenney, Marie-Renée Lavoie, Robert Macfarlane und Gaétan Soucy. 2017 wurde er zusammen mit Frank Sievers für die Übersetzung von Der Wanderfalke (Matthes & Seitz) von John Alec Baker mit dem Christoph-Martin-Wieland-Übersetzerpreis ausgezeichnet. In der Laudatio heisst es: «Kein Wort ist zuviel, keins am falschen Platz. Dichter, poetischer, genauer kann man nicht übersetzen.»

Elisa Shua Dusapin wird in Leukerbad Ein Winter in Sokcho zusammen mit ihrem Übersetzer Andreas Jandl vorstellen.

 

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