Baccalauréat universitaire en médecine - 3e année

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Coordinateur des cours à option : Prof. M. Hofer, coursoption_med@unil.ch

Les cours à option peuvent être effectués au sein de l'Ecole de médecine ou de la Faculté de médecine de Genève. Ils ont lieu durant les semestres d'automne et de printemps, le jeudi après-midi, également pour Genève.

♦ Attention votre choix ne peut être que dans l'une OU l'autre des Facultés; si votre premier choix se porte sur un cours de l'Ecole de médecine (EM) les autres choix doivent l'être aussi obligatoirement. Identique pour un premier choix de la Faculté de médecine de Genève, les autres choix doivent obligatoirement être de cette Faculté.

Ecole de médecine (EM)

36 périodes de 45 minutes sur 9 semaines. 

Pour l'automne, l'offre des cours est la même pour la BMed3 et la MMed1. Les étudiants de MMed1 sont privilégiés pour les cours durant l'automne.

Pour le printemps, les descriptifs des cours sont ci-dessous.

Faculté de médecine de Genève

Les étudiants genevois sont prioritaires. Leur fréquence et nombre d'heures hebdomadaires sont propres à l'organisation de la Faculté de médecine de Genève.

Veuillez vous référer au site de la Faculté de médecine de Genève pour le détail des cours ici.

Formation interprofessionnelle

L’Ecole de médecine souhaite promouvoir la formation interprofessionnelle qui vise à réunir au sein du même cours des étudiants en médecine et des étudiants d’autres professions de la santé. L’objectif est de préparer au mieux les futurs médecins aux nouveaux enjeux de la pratique clinique et, en particulier, au travail en équipe.

Des cours à option créés avec la Haute Ecole de Santé La Source, partenaire de l’Ecole de médecine, sont offerts à une assistance mixte d’étudiants en médecine et d’étudiants en soins infirmiers (Bachelor 3e année), ils sont conjointement animés par des enseignants médecins et infirmiers.

Dix places sont à disposition des étudiants de médecine dans chaque cours de La Source. Ceux-ci sont répertoriés dans l'offre des cours de l'Ecole de médecine sous le label " ELS+titre du cours".

MD-PhD

Pour les étudiants qui ont décidé d'effectuer leur formation préparatoire au MD-PhD, nous leur conseillons fortement de choisir des cours à option en BMed3 et MMed1 reconnus par l'Ecole doctorale (3 crédits ECTS), la liste des cours reconnus peut être consultée ici.

Summer School

Les cours Summer School ont lieu avant la rentrée de votre 1re année Master. Vous recevrez des informations et le délai d'inscription au printemps de votre 3e année Bachelor.

Cours de l'Ecole de médecine - Semestre de printemps

OPT 21 Violence et agressivité: définitions, modèles de compréhension, prise en charge, une perspective interdisciplinaire

COURS INTERPROFESSIONNEL OUVERT AUX ETUDIANTS EN SOINS INFIRMIERS DE LA SOURCE

Coordinateur Bruno Gravier; Jacques Gasser; Ron Stoop; Thierry Steimer; Egbert Welker
Discipline  Psychiatrie
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor
La violence et ses conséquences sur la santé occupent une place grandissante dans les préoccupations et le quotidien des médecins, que ce soit dans le cadre d’une pratique de premier recours, de l’urgence médicale ou dans la pratique psychiatrique.

De nombreux développements actuels mettent ainsi à contribution les médecins, dans l’accompagnement thérapeutique des victimes, celui des auteurs de violence, mais aussi dans le cadre d’expertises ou d’autres démarches médico-légales. Le médecin dans son cabinet est en outre, de plus en plus souvent directement confronté aux agirs violents de ceux qu’il soigne.

L’approche de la violence pose aussi un certain nombre de questionnements qui sollicitent des connaissances et des interrogations interdisciplinaires, notamment en ce qui concerne la genèse des comportements violents et leur émergence dans des contextes familiaux, professionnels, ou communautaires.

Elle pose toujours la question de l’inné et de l’acquis, de l’interaction entre biologie des comportements, vécu émotionnel, apprentissage et histoire psychique individuelles.

Ce cours permet donc d’aborder la violence du point de vue des neurosciences et de la biologie des comportements, mais aussi du point de vue de la psychiatrie et de la médecine légale. Il amènera aussi les étudiants à aborder l’approche de cette question en utilisant les sciences humaines comme support à une réflexion éthique indispensable pour construire une  réponse clinique ou s’interroger sur des voies de recherche dans un domaine particulièrement sensible.

Objectifs d’apprentissage
Connaissances
1. Différencier et définir les différentes formes de violence (individuelle, interpersonnelle, communautaire, etc.)
2. Décrire les principales hypothèses biologiques permettant de comprendre les comportements violents
3. Percevoir la violence comme un phénomène complexe mettant en jeu des déterminants  individuels et sociaux
4. Disposer de notions claires sur l’épidémiologie des comportements violents
5. Connaître les apports et limites des outils d’investigation dans l’approche des phénomènes de violence
6. Bénéficier de notions générales sur la maltraitance
7. Connaître les effets du traumatisme sur le psychisme d’un individu
8. Avoir une première perception des mécanismes psychiques qui induisent une relation violente entre deux individus
Attitudes
1. Savoir quels sont les attitudes déterminantes dans l’accueil d’une victime de violence ou dans la prise en charge d’une situation violente
2. Intégrer les conséquences individuelles, familiales, groupale et sociétales dans la prise en charge des sujets violents
3. Donner les principaux éléments d’une démarche médico-légale permettant une gestion adéquate d’une crise violente
4. Avoir des notions sur le dépistage des signes indiquant une maltraitance, une violence conjugale ou l’exacerbation de manifestations violentes pathologiques
5. Etre attentifs aux retentissements sociétaux d’une recherche dans un domaine chargé d’émotion
Compétences et savoir-faire
1. Disposer des bases théoriques permettant de réfléchir à la gestion d’une situation de violence
2. Orienter une victime vers les structures adaptées en pouvant lui expliquer ce qu’est un débriefing
3. Avoir des notions sur des schémas de recherche intégrant déterminants neuro-biologique et comportements violents
4.Tenir compte d’un contexte individuel, familial, professionnel ou social dans l’appréciation d’un acte de violence

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OPT 22 Etre médecin aujourd’hui
Coordinateur

Prof. Friedrich Stiefel et Dr Céline Bourquin Sachse

Discipline 

Psychiatrie / sciences humaines et sociales

Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

Ce cours est basé sur la rencontre avec des figures du monde médical et privilégie une approche pédagogique interactive : des contenus théoriques et pratiques couplés avec des exercices narratifs, des discussions de vignettes cliniques et de vidéos, etc. Le but est d’initier un processus de réflexion sur ce qu’on entend aujourd’hui par médecin et ce qu’on attend d’un médecin, afin que les étudiants soient en mesure de se définir et de se situer dans le champ de la médecine. Les étudiants, encadrés par les coordinateurs, réaliseront et présenteront un travail personnel sur l’un des aspects de la problématique du cours en travaillant par exemple avec du matériel vidéo ou livresque, des articles de presse ou du matériel empirique.

 

Les thématiques suivantes seront abordées dans le cadre du cours :

 

  • la culture étudiante et la culture médicale
  • le développement de l’identité professionnelle
  • les défis de l’interprofessionnalité
  • le transfert et le contre-transfert
  • la technique, ses limites et le jugement clinique
  • le corps
  • l’économicisation et la standardisation des soins
  • la stigmatisation
  • les nouvelles figures du patient et du médecin
Objectifs d’apprentissage
Connaissances
  1. Penser le métier de médecin
  2. Amorcer une réflexion critique sur l’apprentissage et la pratique du métier de médecin
  3. Identifier les forces à l’œuvre dans le contexte des études de médecine et dans la médecine et leur impact sur le médecin d’aujourd’hui
Attitudes
  1. Développer une attitude réflexive
  2. Etre capable de penser et de verbaliser leur vécu

Compétences et savoir-faire
  1. Porter un regard critique sur les différents facteurs qui influencent la médecine, le métier de médecin et la rencontre avec le patient

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OPT 23 Avec quoi marchez-vous ?
Coordinateur Charles Benaim; Brigitte Jolles-Haeberli
Discipline  Chirurgie orthopédique/Traumatologie/Rhumatologie
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor
Nous proposons un cours qui fournit des bases pour mieux comprendre la fonction du système locomoteur et son importance au plan de la santé dans son sens large. Le cours intègre des disciplines différentes – de la science fondamentale à la santé publique et se base sur différentes formes d’enseignement (cours, travaux pratique, démonstrations, séminaires).
Les domaines couverts incluent:
  • connaissances de la biologie de l’os, du cartilage, du muscle et de la synovie.
  • principes de l’analyse biomécanique et son application dans la médecine et la science du sport
  • connaissances de la biologie d’une articulation et la physiopathologie de l’inflammation articulaire
  • sport et santé – effets positifs et négatifs
  • l’épidémiologie et l’impact des troubles musculosquelettiques à la santé
  • la régénération tissulaire du système locomoteur
Objectifs d’apprentissage
Connaissances
1. Connaître les bases scientifiques de la composition de l’appareil locomoteur
2. Comprendre les méthodes récentes d’étudier les pathologies ostéoarticulaires
3. Connaître les effets du vieillisement et du sport sur l’appareil locomoteur
4. Connaître les développements thérapeutiques futurs
Attitudes
1. Participation active et travail en groupes
2. Participation active aux travaux pratiques
Compétences et savoir-faire
Lecture critique de la littérature scientifique

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OPT 24 Santé sexuelle et reproductive

COURS INTERPROFESSIONNEL OUVERT AUX ETUDIANTS EN SOINS INFIRMIERS DE LA SOURCE

Coordinateur Prof. Patrice Mathevet et Prof. Francesco Bianchi-Demichelli
Discipline  Médecine sociale et préventive
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor
La santé sexuelle et reproductive fait référence au bien-être général, tant physique que mental et social, de la personne humaine pour tout ce qui concerne les aspects de la santé touchant à la sexualité et la procréation. Surtout développé par les organismes internationaux, ce concept inclut non seulement les questions de prévention et de soins, mais également de l’environnement socioculturel. Puisque plusieurs spécialisations médicales touchent aux questions de sexualité, il est important que chaque médecin soit en mesure de les aborder avec ses patients.

Le cours présentera un aperçu global du domaine, en l’illustrant avec des exemples de sujets divers dans une perspective non seulement clinique mais également communautaire. La contribution de différentes disciplines à la Santé sexuelle et reproductive sera mise en évidence, telles les diverses approches en sexologie, en épidémiologie, et en sciences sociales. Seront abordés, avec une approche interactive, des sujets spécifiques tels que : diversité des sexualités, adolescence et sexualité, violence dans le couple, gestion de la fertilité dans une perspective psychosociale, impact de la maladie sur la sexualité, communication et prévention et éducation sexuelle.

Objectifs d’apprentissage
Connaissances
1. Définir les différentes composantes de la SSR
2. Identifier les différentes disciplines qui interviennent et les liens et articulations entre ces approches
3. Identifier les thèmes émergents et les enjeux scientifiques et sociaux du domaine
Attitudes
1. À travers la découverte du domaine, explorer un problème de santé avec une vision globale
2. Expérimenter une attitude d’écoute, de respect et de considération vis à vis d’autres disciplines
3. Participer activement aux sessions d’enseignement
Compétences et savoir-faire
1. Aborder des questions de SSR avec une approche biopsychosociale
2. Etre plus à l’aise en abordant les questions de sexualité dans la consultation
3. Des compétences spécifiques seront précisées pour chaque thématique abordée

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OPT 25 La physiopathologie et la pathologie à partir de cas
Coordinateur DanielTeta et al.
Discipline  Physiopathologie/Pathologie
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor
La physiopathologie et la pathologie sont généralement enseignées comme  disciplines individuelles vu leur complexité et leurs domaines d’intérêts différents. La physiopathologie vient en continuité de la physiologie comme base de compréhension des mécanismes des maladies, et la pathologie en continuité de l’histologie comme base de compréhension de l’impact des maladies sur le plan morphologique. En fait, un enseignement intégré des deux disciplines permettrait de mieux saisir le processus évolutif des maladies, allant d’une anomalie donnée jusqu’à des lésions cellulaires et des atteintes d’organes.

Ce cours à option couvrira à la fois les aspects de la de physiopathologie et de la pathologie de différentes maladies. Il sera illustré par des vignettes cliniques qui seront discutées avec les étudiants. Le but est de donner l’occasion de mettre en relation chez les malades présentés le processus physiopathologique, les modifications morphologiques et la présentation clinique  qui en découlent. Pendant le cours, des questions seront posées aux étudiants, avec plusieurs choix de réponses.

Modalité dévaluation envisagée
Réponses à des questions ouvertes à propos des vignettes présentées pendant les cours
Objectifs d’apprentissage
Connaissances
1.Analyser de manière critique l’histoire d’un malade
2. Identifier les mécanismes impliqués dans la pathogenèse de sa maladie
3. Reconnaître les lésions micro- et macroscopiques présentées par le malade
Attitudes
Participer de manière interactive à une discussion de groupe
Compétences et savoir-faire
Evaluer les problèmes posés par les maladies en tenant compte de leur(s) cause(s) et de leurs manifestations micro- et macroscopiques

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OPT 26 Médecines complémentaires - MC
COURS INTERPROFESSIONNEL OUVERT AUX ETUDIANTS EN SOINS INFIRMIERS DE LA SOURCE
Coordinateur

Pr C. Berna-Renella, Dre N. Zurron

Discipline  Médecine intégrative et complémentaire
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

Les patients font largement appel, en Suisse notamment, aux médecines complémentaires (MC). De nombreux médecins utilisent, pratiquent ou recommandent les médecines complémentaires à leurs patients. Au-delà des anciennes attitudes «pour» ou «contre» les MC, ce cours à option proposera une vision intégrative des MC dans les traitements et les soins, centrée sur le patient. Un regard scientifique critique, rigoureux et constructif sur les MC courantes sous leurs aspects historiques, politiques, législatifs, théoriques et pratiques sera offert aux étudiants. Les aspects psychologiques et des neurosciences seront également abordés. Des expériences pratiques en interprofessionnalité seront proposées (le cours est ouvert aux étudiant-e-s en médecine, en soins infirmier de La Haute Ecole La Source et en Sciences infirmières de la FBM). Les différents aspects abordés durant ce cours à option seront discutés en vue de les intégrer au cœur des enjeux de la relation médecin-malade et de l’amélioration de sa qualité.

Objectifs d’apprentissage
Connaissances
  1. Décrire les caractéristiques fondamentales de la médecine intégrative et différencier les concepts de médecine alternative, complémentaire et intégrative.
  2. Décrire les éléments fondamentaux de l’approche holistique et la différencier des approches conventionnelles.
  3. Décrire les principales formes de médecines complémentaires (MC), leurs classifications, leurs principales indications et risques.
  4. Identifier et comparer les caractéristiques fondamentales de différents systèmes thérapeutiques (médecine traditionnelle européenne, chinoise, ayurvédique).
  5. Comprendre l’influence des dimensions politiques, législatives et historiques sur l’utilisation des MC en Suisse.
  6. S’initier à la vision de « l’être humain », sa santé et les médecines traditionnelles en partant de données historiques provenant d’autres référentiels culturels que le référentiel occidental.

Attitudes

  1. Démontrer une approche centrée sur le patient et ses ressources, notamment dans la relation au patient et dans son raisonnement clinique.
  2. Adopter une communication ouverte et constructive vis-à-vis de la médecine intégrative et complémentaire favorisant la prise de décision partagée.

Compétences et savoir-faire

  1. Acquérir la compétence de l’anamnèse médico-infirmière en médecine intégrative et en interprofessionalité.
  2. Conseiller avec pertinence le patient et sa famille sur l’utilisation des MC en se fondant sur l’Evidence Based Practice.

 

Réf. PROFILES

EPA 1.9 Explore the patient’s use of medicine and treatment, including complementary and alternative medicine

EPA 7.3 Adopt a shared-decision making approach in establishing the management plan,

take into account patients’ preferences in making orders; take into account an indication or request for complementary medicine; deal with treatment refusal; demonstrate an understanding of the patient’s and family’s current situation, beliefs and wishes, and consider any physical dependence or cognitive disorders; react appropriately when the patient lacks autonomous decision-making capacity.

SSP 262 benefits and risks of complementary medicine

 

 

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OPT 27 Ni fille, ni garçon: anomalie ou différence ?
Coordinateur

Dr Cynthia Kraus, MER-1, UNIL, Faculté des sciences sociales et politiques

Dr Olivier Sanchez, Médecin Hospitalier, chirurgie pédiatrique, DFME, CURCP, CHUV

Dr Michael Hauschild, Médecin Adjoint, MER, endocrinologie pédiatre, DFME, CHUV

Dr Blaise J. Meyrat, PD et MER, chirurgie pédiatrique, DFME, CURCP, CHUV

Discipline  Génétique/Endocrinologie/Gender and Sexuality Studies/Pédiatrie/Gynécologie/Chirurgie pédiatrique
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

La prise en charge d’un nouveau-né dont les organes génitaux ne l’identifient pas clairement comme une fille ou un garçon a considérablement varié durant les dernières décennies, passant de l’indication à « normaliser » rapidement l’anatomie par la chirurgie génitale (souvent dans le secret), à des pratiques moins expéditives et plus transparentes qui laissent à l’enfant le temps de choisir d’être opéré ou non. Parce que la naissance d’un enfant ni fille ni garçon trouble profondément, sidère parfois, les médecins, les parents et autres adultes sur leur identité d’homme ou de femme, sur leur corps et leur sexualité, en somme sur leur rapport à eux-mêmes et à la société, les questions médicales posées par la prise en charge de telles situations sont toujours aussi des questions sociales.

 

Ce cours propose de rendre compte des débats actuels sur les bonnes pratiques parmi les professionnel·les de la santé physique et mentale, afin de développer un regard critique sur la médicalisation des variations du développement du sexe, et l’intrication des questions médicales et sociales. Il s’agira aussi et surtout de confronter les étudiant·e·s à des situations réelles par la discussion de cas où seront abordées les questions diagnostiques, génétiques, endocriniennes, néonatales, chirurgicales, mais aussi psychologiques et sociales, pour leur apprendre à prendre en charge de telles situations. Par la présence d’intervenant·e·s provenant de différents horizons des sciences biomédicales et sociales, on démontrera pourquoi la prise en charge des individus présentant une variation du développement du sexe doit être multidisciplinaire, mais aussi intégrer les savoirs et expériences des personnes intersexuées.
Objectifs d’apprentissage
Connaissances
1. Connaître les démarches diagnostiques (génétique, endocrinologie, radiologie, par ex.) face à un nouveau-né ou un enfant avec une variation du développement du sexe
2. Savoir reconnaître les situations urgentes
3. Connaître les indications et les contre-indications à un éventuel traitement (médical ou chirurgical) et son timing
4. Connaître les résultats anatomiques, fonctionnels et psychologiques des interventions médicales ou chirurgicales, ainsi que leurs effets à court et long terme
5. Connaître les divers courants et enjeux liés à des prises de décision parfois très différentes
Attitudes
1. Capacité à discuter et présenter les différentes modalités de prise en charge
2. Acquérir une attitude pertinente, éthique et cohérente, face à un·e patient·e (d’âge différent) présentant une variation du développement du sexe en intégrant les divers avis médicaux, les préoccupations des parents, les recommandations des associations de personnes intersexuées, de sorte à respecter le choix (futur selon l’âge) du patient
Compétences et savoir-faire
1. Savoir mener une discussion ouverte et transparente avec les parents
2. Prendre en compte le vécu des parents et du patient (selon son âge)
3. Intégrer que la priorité du médecin et/ou des parents n’est pas toujours dirigée vers l’intérêt du nouveau-né/enfant qui doit pouvoir choisir un jour de l’opportunité d’interventions irréversibles
4. Savoir apprécier la complexité de chaque cas pour une prise en charge individualisée et centrée sur l’enfant

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OPT 29 Santé tropicale
Coordinateur Serge de Vallière; Valérie D’Acremont; Blaise Genton
Discipline  Médecine tropicale (Tropical Medicine)
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor
La santé tropicale s’intéresse aux problèmes de santé rencontrés dans les pays en voie de développement. Avec la mondialisation et l’augmentation de la mobilité des populations, les pathologies infectieuses tropicales ont de nos jours de plus en plus d’importance également sous nos latitudes. Les grands enjeux de santé publique font partie intégrante de la compréhension de la médecine dans son ensemble 
Ce cours propose une introduction aux différents aspects de la santé tropicale  et abordera les sujets suivants:
  • Aspects de santé publique de certaines maladies infectieuses, ainsi que de santé infantile et maternelle dans les pays en voie de développement
  • Sélection de problèmes cliniques en zones tropicales : présentation clinique, diagnostic parasitologique 
  • Recherche dans les pays tropicaux
  • Médecine humanitaire
  • Carrière dans le domaine de la médecine tropicale
Objectifs d’apprentissage
Connaissances
1. Acquisition de connaissances cliniques de base sur quelques pathologies infectieuses tropicales choisies
2. Comprendre les enjeux globaux des maladies infectieuses les plus importantes, tels que l’HIV, la tuberculose et la malaria, mais également de maladies infectieuses négligées
Attitudes
1. Développer une vision plus globale de la santé
2. Reconnaître l’importance d’une approche populationnelle plutôt qu’individuelle et la mettre en perspective mondiale plutôt que régionale
3. Inclure les maladies infectieuses tropicales dans le diagnostic différentiel face à un patient avec une pathologie infectieuse probable
4. Reconnaître les risques infectiologiques du patient partant en voyage et face aux migrants venu d’un pays tropical
Compétences et savoir-faire
1. Acquérir une vision globale de la santé et des grands enjeux actuels de la médecine au sens large du terme
2. Aborder la santé dans un contexte plus global de santé publique dans les pays à ressources limitées
3. Savoir établir un diagnostic différentiel infectiologique/tropical de base
4. Savoir reconnaître les situations urgentes de pathologies infectieuses tropicales
5. Savoir demander les investigations de base lors de suspicion d’une maladie tropicale de base

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OPT 30 La douleur: conséquence d’une intégration neuronale complexe pour un symptôme clinique à multiples facettes
COURS INTERPROFESSIONNEL OUVERT AUX ETUDIANTS EN SOINS INFIRMIERS DE LA SOURCE
Coordinateur Isabelle Decosterd; Marc R. Suter
Discipline  Antalgie
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor
La douleur est la première plainte qui amène à une consultation médicale. En dehors du diagnostic de la maladie déclenchant la perception douloureuse, le symptôme «douleur» comprend de multiples facettes représentant les entités bio-psycho-sociales du patient. En portant un regard alliant sciences fondamentales (neurosciences, pharmacologie), sciences cliniques (psychiatrie, antalgie, urgences, neurologie) et sciences humaines, nous proposons aux étudiants de découvrir des stratégies d’évaluation et du traitement de la douleur aigue et chronique, ainsi que de ses conséquences.
Objectifs d’apprentissage

Connaissances
1. Anatomie, physiologie et plasticité de la signalisation douloureuse: des modèles animaux aux mesures fonctionnelles chez l’homme
2. Physiopathologie de la douleur chronique
3. Liens physiologiques entre douleurs et émotions
4. Evaluation de la douleur, de ses conséquences et propositions thérapeutiques
5. Douleur et psychiatrie
6. Traitement intégré, médecines complémentaires et douleur
7. Pré-requis pour l’élaboration d’un travail de master dans ce domaine


Attitudes
1. Intégration de connaissances de base pour le symptôme clinique douloureux
2. Immersion clinique avec des patients en situation postopératoire (douleur aigue) et ambulatoire (douleur chronique)
3. Implanter la réflexion pour la prise en charge dans une perspective multidisciplinaire
4. Reconnaître rapidement et connaître le traitement de la douleur aigue
5. Elaboration d’une stratégie de base pour un diagnostic et une évaluation de la gravité de la pathologie douloureuse chronique


Compétences et savoir-faire
1. Approche rigoureuse d’une problématique complexe, anamnèse et status douleur
2. Analyse d'une situation clinique et prise de décision thérapeutique (vignetts cliniques)
3. Capacité d'analyse critique d'articles scientifiques

 

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OPT 31 Le cancer : vers la compréhension des mécanismes et des défis
Coordinateur Ivan Stamenkovic et al.
Discipline  Pathologie/Oncologie
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

Les cancers figurent parmi les pathologies les plus importantes de nos régions et leur étude implique un large éventail de disciplines des sciences de la vie. Ce cours à option vise à offrir aux étudiants intéressés la possibilité non seulement d’approfondir leurs connaissances dans le domaine des mécanismes de la transformation cellulaire et de la progression tumorale, mais de développer une réflexion portant sur l’intégration de ces connaissances dans le développement  rationnel de nouvelles stratégies thérapeutiques. Les sessions seront composées de cours et de discussions d’articles que les étudiants présenteront. Une partie importante de ce cours à option sera d’apprendre aux étudiant-e-s comment lire un article de recherche afin de pouvoir en extraire et évaluer le message essentiel et comment présenter un article que ce soit un article de recherche et de revue. Le choix des articles sera adapté au niveau des étudiant-e-s. De plus, le cours est conçu de façon à:

  1. intégrer les connaissances cliniques à celles des manifestations pathologiques et des mécanismes moléculaires de différents types de cancer
  2. permettre aux étudiant-e-s de comprendre les approches expérimentales qui servent de base de nos connaissances de la biologie du cancer, y compris leurs limites et les défis que représente l’extrapolation des phénomènes observés dans un modèle animal à l’être humain
  3. permettre de comprendre comment la connaissance des mécanismes moléculaires responsables de la carcinogénèse et de la progression tumorale peut servir au développement de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques. Le contenu du cours et les thématiques de discussion devraient aider les étudiants à développer une reflexion et un esprit critique vis à vis de ce que la recherche apporte à la clinique. Cette réflexion devrait leur servir d’outil intellectuel quelle que soit leur orientation professionnelle (clinique ou expérimentale) ultérieure. Les étudiants participeront activement au cours en présentant des articles sur des types de cancers particuliers ou sur des concepts en oncologie qui serviront de base de discussion.

Lors de la première séance, l’enseignant lui-même présentera des articles afin de montrer aux étudiant-e-s comment aborder une présentation et comment disséquer un article de recherche et de revue. Ensuite les séances seront réparties en environ et trois heures de présentations/discussion menées par les étudiants et une heure de cours qui résume le sujet discuté.

Objectifs d’apprentissage

Connaissances
1. Comprendre l’origine du cancer et la notion que toutes les cellules ne sont pas susceptibles à la transformation mais que certaines conditions clé peuvent rendre des sous-populations cellulaires permissives aux événements oncogéniques.
2. Comprendre l’organisation des cellules d’une tumeur y compris la notion des cellules cancéreuses souches et la reprogrammation génétique
3. Comprendre les changements métaboliques qui accompagnent la transformation, leur influence sur le développement tumoral et la possibilité de les cibler sur le plan thérapeutique
4. Identifier les déterminants génétiques et biologiques responsables des manifestations cliniques et de l’évolution naturelle de divers types de cancer
5. Comprendre les interaction-tumeur hôte et leur ressemblance au remodelage tissulaire qui accompagne l’inflammation et la réparation
6. Comprendre les similitudes des mécanismes qui régulent le développement et les cancers
7. Comprendre comment les cancers se disséminent et forent des métastases
8. Comprendre les raisons de la difficulté de développer un traitement efficace pour différents types de cancer

9. Refléchir aux approches rationnelles pour développer des traitements ciblés sur la base des connaissances biologiques
Attitudes
1. Adopter une attitude intellectuelle critique face aux connaissances et aux théories sur le développement des cancers, leur progression, leur dépistage et son traitement
2. Participer activement à l’enseignement et aux discussions
3. Apprendre à décortiquer un article de recherche et de revue
4. Apprendre à présenter un article de recherche et de revue
5. Apprendre à présenter un sujet clinique et/ou scientifique de manière à y susciter l’intérêt de la classe
Compétences et savoir-faire
Appliquer les concepts de la biologie à la prise en charge d’un-e patient-e atteint-e de cancer

 

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OPT 32 Etre médecin de famille : spectaculaire !
Coordinateur Prof. Nicolas Senn, Dr. François Héritier IUMF
Discipline  Médecine de famille
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

Accueillir, écouter, examiner, décider…
Soigner, panser, réanimer, rassurer…
Questionner, apprendre, enseigner…


Spectaculaire : un métier qui peut offrir autant d’occasions de rencontres, d’émotions, d’actions ! Un métier que l’on peut encore rêver : être médecin de famille (MF).
En première ligne et dans la durée, le MF prodigue des soins de façon globale et coordonnée et résout lui-même plus de 90% des problèmes de santé. Au centre du système, il est un spécialiste du multiple, garant principal de la santé de la population. La diversité et le caractère imprévu de ses activités rendent sa profession très riche et passionnante.


Pour remplir ces fonctions, notamment dans un monde vieillissant, changeant et multiculturel, il doit acquérir de multiples compétences qu’une solide formation doit lui apporter pour devenir un expert médical avec une éthique professionnelle, un érudit qui sait communiquer, un leader qui sait collaborer pour soigner et aussi pour promouvoir la santé.
Ce cours à option propose, avec des intervenants d’autres disciplines, médecins et en même temps artistes, une réflexion active et participative pour faciliter l’acquisition de ces compétences.


De plus, un travail par groupes de 3 ou 4 étudiants proposera de résumer et d’illustrer de façon créative les nombreuses facettes de ce fabuleux métier avec des expressions artistiques comme la littérature, le théâtre, la musique, la peinture, le cinéma ou la BD.

Objectifs d’apprentissage

Connaissances
1. Connaître les diverses compétences du médecin de famille
2. Acquérir quelques outils pratiques pour intégrer ces compétences
3. Vivre certaines de ces compétences avec le partage d’expériences en groupes
4. Mettre en perspective ces compétences avec la vision décalée et créative des arts
Attitudes
1. Savoir prendre du recul dans ce métier et se ressourcer notamment avec des expressions artistiques
2. Considérer le patient dans sa globalité, avec une juste distance empathique, sans jugement
3. Faire preuve de savoir-faire et de savoir-être dans toute relation
Compétences et savoir-faire
1. Acquisition de notions théoriques et pratiques par un binôme d’enseignant-e-s
2. Participation interactive avec travaux en petits groupes et partages en plenum
3. Stimulation de la réflexion avec le témoignage de médecins en même temps peintre, musicien, cinéaste, acteur ou écrivain
4. Présentation orale en petits groupes de 3-4 étudiants
5. Débats et échanges

Cours à option interprofessionnel en collaboration avec la Haute Ecole de la Santé de La Source - Semestre de printemps

OPT 51 Bonnes pratiques interprofessionnelles en nutrition clinique
Coordinateur Prof. Dominique Truchot Cardot; Mme N. Baudat, Maître d'enseignement HES-SO, diététicienne
Discipline  Médecine interne et soins infirmiers
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

 

La nutrition est la science qui rassemble l’ensemble des connaissances de la physiologie de l’alimentation et du métabolisme des êtres humains au cours de la vie, ainsi que des notions associées aux pathologies et à leur interprétation pour la conduite des thérapeutiques nutritionnelles spécifiques.

La nutrition se caractérise par une action transversale sur l’ensemble des spécialités médicales. Mais également une inter professionnalité de chaque instant caractérisé par dialogue constant entre médecin nutritionniste, infirmier (e), diététicienne, orthophoniste, ergothérapeute, et avec le patient.

Tant au niveau hospitalier, qu’en institution ou au domicile, le dépistage précoce et la prise en charge optimisée d’une dénutrition, présente chez 25 à 50% des patients après une semaine d’hospitalisation, 10% des personnes de plus de 80 ans vivant chez elles, 30 à 50% de celles vivant en institution et 5% de la population Européenne selon l’étude EURONUT-SENECA permettent de :

  • diminuer la mortalité péri-opératoire et hospitalière
  • diminuer la prévalence des infections nosocomiales
  • lutter contre le retard à la cicatrisation et les troubles trophiques secondaires
  • diminuer la durée moyenne d’hospitalisation
  • favoriser le retour et/ou le maintien à domicile
  • améliorer la qualité de vie des patients
  • prendre en charge les problèmes spécifiques des patients de tout âge ou atteints de pathologies chroniques
Objectifs d’apprentissage
Connaissances
Ce module interprofessionnel «bonnes pratiques interprofessionnelles en nutrition clinique» a pour visée d’apporter aux participants des connaissances pratiques approfondies et actualisées en nutrition, complémentaires de leur cursus médical ou infirmier.
Elle a pour but d’aider ces futurs praticiens dans la prise en charge nutritionnelle interprofessionnelle de leurs patients et dans leur rôle de conseil face aux préoccupations de la population en termes d’équilibre alimentaire, de qualité des produits de complémentation, de maintien d’un bon état de santé et de prévention nutritionnelle.
Dans ce cadre, les étudiants à la fin du module auront, de par les connaissances acquises, des clés d’action pour:
  • Conseiller la patientèle relativement à ses besoins nutritionnels et les apports conseillés à tous les âges de la vie
  • Détecter, évaluer  et prendre en charge la dénutrition/malnutrition à domicile, en institution et à l’hôpital et quelques mesures en matière d’éducation thérapeutique nutritionnelle
  • Entreprendre des actions de promotion de la santé et de prévention des maladies chroniques dans le cadre nutritionnel, ainsi que quelques clés d’action dans des problématiques spécifiques (syndrome métabolique, obésité de l’adulte et de l’enfant, nutrition dans le cadre du vieillissement ou au cœur de certaines pathologies chroniques (insuffisance respiratoire, rénale, hépato-cellulaire ou cardiaque, diabète, hypertension artérielle, maladie coronarienne et dyslipidémies)
  • Comprendre l’impact de la nutrition dans le cadre des allergies et intolérances alimentaires, mais aussi de situations transversales telles que:
    • les pathologies cancéreuses et les thérapeutiques antimitotiques
    • la réanimation nutritionnelle
    • la place de la nutrition dans la fin de vie
Attitudes, compétences et savoir-faire
L'enseignement proposé couvre une large palette des aspects de la nutrition.
De par son caractère pratique, interactif et sa dimension interprofessionnelle dans divers champs d’exercices lié à la nutrition, ce module aspire à faire de ses participants des professionnels réflexifs autonomes, intégrés au système de santé, et en capacité de:
  • Se positionner dans leur champ professionnel
  • Evaluer les prises alimentaires et l’état nutritionnel tout au long de la vie et développer leur action dans une démarche nutritionnelle éducative et préventive
  • Maîtriser les principes relatifs à la supplémentation nutritionnelle orale et artificielle (entérale et parentérale)
  • Développer la prise en charge spécifique d’un patient relativement aux nouvelles régles hygiéno-diététiques dans des contextes spécifiques (chirurgie bariatrique, par ex.)
  • Mener une réflexion éthique interdisciplinaire autour de la nutrition, de l’adhésion au projet thérapeutique/préventif en envisageant des stratégies d’intervention diversifiées

Stratégies d'enseignement
Cette formation est fondée sur une approche pratique interdisciplinaire.
A ce titre, elle offrira aux participants:

  • des supports didactiques numériques
  • des échanges interprofessionnels
  • des jeux de rôle
  • des séances de simulation
  • des mises en action : organisation gouter selon un régime prescrit, test d’exercices de revalidation, etc.

Bibliographie

Bilodaux K, Dubois S & Pepin J. (2013, Juin). Contribution des sciences infirmières au développement des savoirs interprofessionnels. Recherche en soins infirmiers. 113, 43-50.

Cano, N., Barnoud, D., Schneider, S.M., Vasson, M.-P., Hasselmann, M. & Leverve, X. (2007). Traité de nutrition artificielle de l'adulte. France, Paris : Springer (Ouvrage original publié en 1998).

Gallant S, Clerc M, Gachoud D & Morin D. (2011). Apprendre ensemble pour travailler ensemble : l’éducation interprofessionnelle, un mythe ou une réalité ? Recherche en Soins Infirmiers. 106, 40-46

Schlienger, J.- L. (2014). Nutrition clinique pratique. Chez l’adulte et l’enfant. France, Issy les Moulineaux : Elsevier Masson.

Société Francophone de Nutrition Clinique et Métabolisme. Guides de bonnes pratiques sous l’égide de la SFNEP. Questions de nutrition clinique. Repéré à http://www.sfnep.org/pratiques-cliniques-et-recommandations/ouvrages

Société Suisse de Nutrition. http://www.sge-ssn.ch/fr/

 

 

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OPT 52 Evaluation clinique: détection des signes d’alerte et prise en charge initiale
Coordinateur

Dr Olivier Pantet, Dr Nawfel Ben Hamouda, Dr Vincent Darioli, M. L. Spycher

Discipline  Médecine interne et soins infirmiers
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor
En situation d’urgence, réelle ou ressentie, l’évaluation clinique joue un rôle majeur. Elle permet, par une anamnèse ciblée et un examen physique structuré et précis, d’orienter toute la prise en charge, en particulier: les examens complémentaires, les mesures thérapeutiques, le suivi immédiat et ultérieur, le recours à d’autres professionnels, l’information des proches, etc.

Le contexte de l’urgence, avec sa temporalité immédiate et la potentielle gravité des pathologies, notamment la menace vitale, exige des professionnels médecins et infirmiers des connaissances théoriques approfondies, des compétences techniques, une maîtrise de soi, des capacités de communication en situation de stress, une rapidité de réflexion et d’action performante. L’accent sera notamment mis sur les signaux d’alarme qui doivent engendrer des réponses rapides et adéquates.

Aujourd’hui, la recherche démontre l’importance de la collaboration entre médecins et infirmiers pour détecter au plus vite toute péjoration ou amélioration de l’état de santé d’une personne. Cela permet une prise en charge interprofessionnelle plus rapide et efficiente, dont les bénéfices sont : l’anticipation sur l’éventuelle péjoration de l’état de santé du patient, la réduction du temps d’hospitalisation et des coûts de la santé.

Objectifs d’apprentissage

Connaissances
1. Connaître les principaux signes d’alertes cliniques touchant le système cardio-vasculaire, respiratoire et neurologique
2. Expliciter les mécanismes de décompensation des divers systèmes de l’organisme
3. Porter un regard critique sur les responsabilités des différents professionnels face à l’urgence
Attitudes
1. Adopter une attitude professionnelle face à l’urgence par la maîtrise de soi afin de favoriser un climat de sécurité tant pour le patient que pour l’équipe interprofessionnelle
2. Renforcer la collaboration et le leadership lors de situation urgente
3. Etre acteur et responsable de la prise en charge en situation d’urgence
4. Etre rassurant pour le  patient et ses proches.
Compétences et savoir-faire
1. Evaluer par une anamnèse ciblée et un examen physique adapté un patient présentant un ou plusieurs des signes d’alerte tel que: douleur thoracique, dyspnée, douleur abdominale, trouble de l’état de conscience, hypotension, etc.
2. Analyser rapidement la situation dans le contexte du patient afin de récolter les éléments clefs indispensables à la mesure du degré d’urgence
3. Dégager les priorités d’intervention : mesures immédiates (position du patient, oxygénothérapie, etc.), examens complémentaires, alarme/appel
4. Assurer la surveillance du patient, proposer les mesures thérapeutiques ultérieures, suivre l’évolution des signes et symptômes
5. Gérer de manière interprofessionnelle les situations d’urgence - Effectuer des gestes techniques (ECG, voie veineuse périphérique, préparation IV,  etc.)  en respectant les principes de sécurité dans un contexte d’urgence vitale 
6. Intégrer des outils de communication rapide lors de la transmission des informations entre médecins et infirmiers
7. Répartir les tâches en fonction des rôles et champs de compétences tout en prenant en compte le contexte
Stratégies pédagogiques

Les connaissances et attitudes sont exercées au travers de diverses formes d'enseignement afin de permettre le développement des compétences pré-citées. L'alternance apport théorique et mise en pratique est favorisée par :

  • Jeux de rôle
  • Patient simulé
  • Simulation

Bibliographie de référence

Bickley, L.S., & Szilagyi, P.G. (2010). Guide de l’examen clinique. Paris : Rueil-Malmaison, Arnette,

 

Jarvis, C., Prégent, E., & Chapados, C. (2009). L'examen clinique et l'évaluation de la santé. Montréal: Beauchemin.

 

Leonard, M., Graham., S. & Bonacum, D. (2004). The human factor: the critical importance of effective teamwork and communication in providing safe care In Qual Saf Health Care. N°13 (Suppl 1), pp 85–90.

 

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OPT 53 Collaboration interprofessionnelle en pédiatrie
Coordinateur

Judit Villoslada, Anne-Gabrielle Meylan 

Discipline  Pédiatrie
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

L’enfance concerne une population hétérogène à bien des égards puisqu’elle touche l’enfant dès sa naissance jusqu’à son adolescence (18 ans).

Selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP 2019), le bien-être physique, psychique, intellectuel et social des personnes jusqu’à l’âge de 26 ans constitue l’une des priorités de la politique sanitaire.

  • 80 à 90% des enfants et des adolescents vivant en Suisse sont en bonne santé.
  • Toutefois, 10 à 20% risquent de développer des problèmes sanitaires ou sociaux

La prise en charge de l’enfant malade et de sa famille est complexe, en regard des âges distincts inhérents au développement psychomoteur de l’enfant et des besoins spécifiques de cette population.

Elle requiert de ce fait une équipe soignante compétente, soucieuse de s’adapter à la prise en soins spécifiques de l’enfant et de sa famille, et nécessite une collaboration interprofessionnelle efficace.

Objectifs d’apprentissage
Connaissances

Ce module a pour objectif de développer et de mobiliser des connaissances, des attitudes et des compétences approfondies sur l’enfant et sa famille.

 

En regard des problématiques de santé étudiées :

  • Comprendre les principaux mécanismes physiopsychopathologiques en cause.
  • Envisager les données épidémiologiques.
  • Reconnaitre et interpréter les principaux signes, symptômes et risques.
  • Déterminer des interventions adaptées dans les domaines préventifs, thérapeutiques, et de promotion de la santé.
  • Maitriser le vocabulaire professionnel permettant de collaborer avec les différents professionnels.
Attitudes, compétences et savoir-faire
L’enseignement proposé a pour but de guider les futurs praticiens dans la prise en charge de l’enfant et de sa famille, en leur permettant:
  • Concevoir des prises en charge qui tiennent compte des spécificités de l’enfant en termes de développement (physique, psychologique, affectif, sociocognitif, culturel…), qui mobilisent des connaissances anatomo-physio-psychopathologiques pertinentes, en utilisant des outils spécifiques adaptés.
  • Réaliser l’accompagnement de l’enfant et de sa famille dans une perspective systémique et interculturelle en tenant compte du contexte de santé et de maladie.
  • Assumer une posture réflexive dans son rôle professionnel et un leadership au sein de l’équipe interdisciplinaire assurant la continuité et la sécurité des soins.
  • Assurer une communication et une coordination interprofessionnelles efficientes en reconnaissant et en respectant les compétences de chacun.

 

Stratégie d'enseignement
Dans ce module, les modalités pédagogiques  privilégient l’interactivité dynamique et engagée entre les étudiants ainsi qu'une co-animation médico-infirmière à travers:
  • Des séminaires et ateliers
  • Des mises en situation, des analyses vidéo, des simulations, des témoignages et des jeux de rôle

Bibliographie :

Académie Suisse des Sciences Médicales. (2014). Charte. Collaboration entre les professionnels de la santé. Repéré à http://www.samw.ch/fr/Publications/Recommandations.html

 

Aehlert, B. (2007). Manuel de soins en urgence pédiatrique. Traduction de l’anglais et coordination par G. Chéron, Paris, France : Elsevier Masson SAS.

 

Ball, J. W., & Bindler, R. C. (2010). Soins infirmiers en pédiatrie (2ème éd.). Adaptation française par K. Ostiguy, K. Richer, & I. Taillefer, Saint-Laurent, QC : ERPI.

 

Département médico-chirurgical de pédiatrie. Fondation de l'Hôpital de l'enfance de Lausanne. Service Universitaire de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent. (2014). Les soins aux enfants et aux adolescents à l'HEL et au CHUV. Rapport annuel 2014.

 

Duderstadt, K. G. (2018). Pediatric Physical Examination : An Illustrated Handbook (3ème éd.). St Louis, USA : Elsevier.

 

ERC Guidelines. (2015). Repéré à https://cprguidelines.eu/

 

Gehri, M., Laubscher, B., Di Paolo, E. R., Roth-Kleiner, M., Joseph, J.-M., & Mazouni, S. M. (2014). Vade-mecum de Pédiatrie. Le Mont-sur Lausanne, Suisse : Editions BabyGuide Sàrl.

 

Michaud, P.-A., Teike Lüthi, F., Clerc, M., Gachoud, D., Chapuis, J., Allin-Pfister, A.-C., Wagnières, S., & Morin, D. (2011). L’éducation interprofessionnelle pour tous : une expérience de sensibilisation pour des étudiants vaudois en formation prégraduée. Revue Médicale Suisse, 7 (319), 2363-2365.

 

Migrants : focus pédiatrique. [Numéro spécial]. (2016, Novembre). PAEDIATRICA, 27.

 

Organisation mondiale de la Santé. (2001). Manuel sur la PCIME. La prise en charge intégrée des maladies de l’enfant. Repéré à http://www.who.int/maternal_child_adolescent/documents/9241546441/fr/

 

Santé des adolescents. (2017). Repéré à : http://www.chuv.ch/disa

 

Wright, L.M., & Leahey, M. (2014). L'infirmière et la famille : guide d'évaluation et d'intervention (4ème éd.). Traduction française par L. Campana, St-Laurent, QC : ERPI.

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OPT 55 Soins à domicile
Coordinateur

Oulevey Bachmann Annie : Professeure HES ordinaire, Institut et Haute Ecole de la Santé La Source

Senn Nicolas : Professeur - Directeur de l'Institut universitaire de médecine de famille (IUMF), médecin adjoint

Discipline  Médecine
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

A l’instar d’autres pays européens, le vieillissement de la population suisse s’est accentué ces dix dernières années. Il se traduit par une augmentation du rapport de dépendance des personnes âgées. Cette tendance va se poursuivre. L’amélioration des conditions de vie et les progrès médicaux ont aussi pour conséquence une augmentation à tous les âges de la fréquence des personnes atteintes d’une ou plusieurs maladies chroniques (physique ou mentale). En outre, la combinaison vieillissement de la population et augmentation des maladies chroniques accentue les risques de perte d’autonomie et de difficultés de vie au quotidien. Enfin, les individus atteints chroniquement ou en perte d’autonomie, ont tendance, par choix ou par nécessité, à rester le plus longtemps possible chez eux. Les demandes de soins formels augmentent, ainsi que le transfert de leur exécution vers le domicile. En Suisse en 2012, près de 260’000 personnes (3.2% de la population totale) ont bénéficié des prestations d’aide et de soins à domicile, soit 17.5 millions d’heures.

 

Dans ce contexte, le rôle des médecins de familles ainsi que des infirmiers et infirmières des soins à domicile ont une importance de premier plan et qui va s’accroître. Plus particulièrement, les médecins de familles, centrés sur les besoins et affections du quotidien auprès de populations et de situations très diverses, endossent le rôle de « généralistes de la médecine de base et de spécialistes des cas complexes ». Les infirmières et infirmiers œuvrant dans la communauté prodiguent des soins ponctuels et accessibles, au sein même du lieu de vie, qui permettent aux personnes de demeurer chez elles en sécurité et dignement, tout en contribuant à la prévention et la promotion de la santé, à l’amélioration du statut fonctionnel et au soutien à la qualité de vie.
Objectifs d’apprentissage

Pour répondre à ces besoins croissants de soins formels de manière pertinente et efficiente, une excellente collaboration entre médecins généralistes et infirmières-ers à domicile guidée par un souci commun de contribuer ensemble à la santé et à la qualité de vie de la population est impérative.

Au fil de ce cours à option, notre équipe d’enseignant-e-s et d’intervenant-e-s vous invitent à expérimenter concrètement les potentiels de cette collaboration et à développer conjointement des interventions à domicile.

Connaissances

  • Développer conjointement des interventions – préventives, thérapeutiques, de réadaptation, de promotion de la santé et palliatives – en faveur de deux types de patientèle et qui soient adaptées au contexte de la prise en charge à domicile.
  • Expérimenter la plus-value des interventions à domicile lorsque ces dernières sont réfléchies, définies et évaluées en équipe interprofessionnelle (personnel infirmier et médical) tout en reposant sur les ressources individuelles et communautaires.
Stratégie d'enseignement

Dans ce cours, deux situations emblématiques des soins à domicile seront travaillées. Elles permettront de développer deux différentes prises en charge interprofessionnelles, ainsi que leurs divers axes d'intervention.

 

Les stratégies pédagogiques suivantes seront notamment proposées : simulations permettant de s’immerger concrètement dans les situations de départ, conférences, recherches et travaux personnels ou de groupe en format interprofessionnel ou monoprofessionnel, études de cas, échanges avec les intervenant-e-s ou enseignant-e-s du module.

Bibliographie

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OPT 56 Droits humains et alternatives à la contrainte en psychiatrie
Coordinateur Favrod Jérôme : Professeur HES ordinaire, Institut et Haute Ecole de la Santé La Source

Bonsack Charles : Médecin chef de la Section de psychiatrie sociale du Service de psychiatrie communautaire du CHUV, Professeur associé FBM

Discipline  Psychiatrie
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

La Suisse a ratifié la Convention des Nations Unies pour les droits des personnes avec handicap (United Nation’s Convention on the Rights of Persons with Disabilities - CRPD). La ratification de cette convention a de nombreuses implications pour les soins en psychiatrie et offre des opportunités pour des changements importants dans ce domaine. L’objectif général de la convention est de promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées et de promouvoir le respect de leur dignité intrinsèque. « Par personnes handicapées on entend des personnes qui présentent des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables dont l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres ». Le handicap n’est pas une caractéristique spécifique d’un individu, d’une condition ou d’une maladie. Il est le résultat d’une interaction avec les barrières ou obstacles qui empêchent une participation pleine et effective à la société. Cette conception du handicap a plusieurs implications pour les services de psychiatrie. Le handicap n’est plus défini par une autorité mais par l’altération de la participation pleine et effective à la société. Le handicap est le résultat d’une interaction avec des obstacles à cette participation. Cela implique de faire des aménagements pour lever ces barrières dans l’organisation des services, pour faciliter l’accès aux soins et se coordonner avec les différents acteurs dans la communauté qui peuvent favoriser la participation pleine et effective à la société. L’inclusion sociale devient un objectif des interventions thérapeutiques.

L’article 12 stipule que « les personnes handicapées jouissent de la capacité juridique dans tous les domaines, sur la base de l’égalité avec les autres ». L’article ajoute, dans l’esprit de travailler à la levée des barrières, que « les états parties prennent des mesures appropriées pour donner aux personnes handicapées l’accès à l’accompagnement dont elles peuvent avoir besoin pour exercer leur capacité juridique ». Le commentaire général associé à l’article 12 considère le déni de la capacité́ juridique des personnes handicapées et leur traitement et/ou détention dans des institutions sans leur consentement ou avec seulement le consentement d’une personne habilitée à se substituer à eux, comme contrevenant à l’article. L’article et le commentaire se positionnent clairement contre les soins sous contrainte, encore particulièrement préoccupants en psychiatrie. Cette position tranchée est source de beaucoup de controverses, notamment de la part des milieux cliniques ne voyant pas comment un tel article et surtout son commentaire pourraient être appliqués dans des circonstances cliniques où la personne n’aurait pas sa capacité de discernement.

Objectifs d’apprentissage

Connaissances

  • Connaître les lois et règlements qui régissent les droits des patients et les variations cantonales pour la Suisse romande ;
  • Développer les connaissances autour des notions de contraintes, de contraintes perçues, de décisions partagées, de recherche d’alternatives ;
  • Comprendre la nécessité de l’interprofessionnalité pour rechercher des solutions pour dépasser les enjeux et conflits posés par le recours à la contrainte et les droits des patients.

Attitudes

  • Adopter une posture curieuse et active dans la recherche de solutions pour développer des alternatives à la contrainte et soutenir les droits des patients ;
  • Adopter une posture ouverte par rapport aux compétences des différents intervenants du champs de la psychiatrie.

Attitudes, Compétences et savoir-faire

  • Négocier des solutions en collaboration avec les différents partenaires.

Stratégies d’enseignement

L’enseignement sera construit sur la base du modèle d’apprentissage expérientiel de Kolb :

  1. Présentation d’une situation emblématique présentées soit par vidéo, jeux de rôle ou conflits simulés entre les enseignants de différentes professions
  2. Retour sur expérience conduit en sous-groupes mixtes d’étudiants médecins et infirmiers
  3. Construction des éléments théoriques permettant de conceptualiser la situation emblématique
  4. Travail en intersession pour chaque sous-groupe.

Du point de la conduite du dispositif, les intervenants seront à chaque fois couplés pour représenter différents types de collaborations interprofessionnelles en psychiatrie : médecins, infirmiers, psychologues, éducateurs, proches, patients, juristes, ingénieurs. La validation portera pour chaque sous-groupe sur une présentation orale en début de la séance suivante d’une situation emblématique énigmatique soit tirée de la pratique réelle ou fournie sous la forme d’une vignette clinique.

Bibliographie :

Alameda, L., P. Golay, P. Baumann, S. Morandi, C. Ferrari, P. Conus and C. Bonsack (2016). "Assertive outreach for "difficult to engage" patients: A useful tool for a subgroup of patients in specialized early psychosis intervention programs." Psychiatry Res 239: 212-219.

Bonsack, C. and J. Favrod (2013). "De la réhabilitation au rétablissement : l’expérience de Lausanne." L'information psychiatrique 89(3): 227-232.

Bonsack, C., J. Favrod and S. Morandi (2017). "À la recherche d’un dosage minimal d’antipsychotiques : construire une décision partagée avec les personnes souffrant de psychose." Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique 175(7): 617-623.

Brana, A., C. Francey, A. Nguyen, K. Gremaud, C. Hayoz and J. Favrod (2014). Effets du jeu Compétence sur les habiletés socioprofessionnelles : résultats préliminaires. Cognition sociale et schizophrénie. N. Frank. Issy-les-Moulineaux, Masson Elsevier SAS.

Favrod, J. and C. Bonsack (2009). Les enjeux du travail entre associations d’usagers et institutions psychiatriques. Traitements psychosociaux des troubles bipolaires. F. Ferrero and J. M. Aubry. Issy-les-Moulineaux, Editions Masson Elsevier  SAS: 51-60.

Favrod, J., A. Brana, A. Gavillet, M. Akselrod, A. Nguyen and J. Palix (2015). "Entraînement à faire face au stress professionnel pour les personnes avec un retard intellectuel : une étude pilote." Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive 25(3): 132-141.

Favrod, J., A. Maire, S. Rexhaj and A. Nguyen (2015). Se rétablir de la schizophrénie : un guide pratique pour les professionnels. Issy-les-Moulineaux, Elsevier Masson SAS.

Favrod, J., A. Nguyen, L. Frobert and J. Pellet (2018). La relation thérapeutique avec les patients qui ont des troubles psychotiques. Traité de Réhabilitation Psychosociale. N. Franck. Paris, Elsevier Masson: 245-254.

Favrod, J., S. Rexhaj, S. Bardy, P. Ferrari, C. Hayoz, S. Moritz, P. Conus and C. Bonsack (2014). "Sustained antipsychotic effect of metacognitive training in psychosis: a randomized-controlled study." Eur Psychiatry 29(5): 275-281.

Ferrari, P., P. Lequin, M. Milovan, C. Suter, P. Golay, C. Besse, M. Chinet, C. Bonsack and J. Favrod (2018). Autodétermination et décision partagée dans les phases critiques du rétablissement. Pratiques et contenus du plan de crise conjoint en santé mentale. Lausanne, Réseau Santé Région Lausanne.

Golay, P., I. Semlali, H. Beuchat, V. Pomini, B. Silva, L. Loutrel, J. Thonney, S. Fassasi Gallo, S. Morandi and C. Bonsack (2017). "Perceived coercion in psychiatric hospital admission: validation of the French-language version of the MacArthur Admission Experience Survey." BMC Psychiatry 17(1): 357.

Morandi, S. and T. Burns (2014). "Involuntary outpatient treatment for mental health problems in Switzerland: a literature review." Int J Soc Psychiatry 60(7): 695-702.

Morandi, S., P. Golay, M. Lambert, B. G. Schimmelmann, P. D. McGorry, S. M. Cotton and P. Conus (2017). "Community Treatment Order: Identifying the need for more evidence based justification of its use in first episode psychosis patients." Schizophr Res 185: 67-72.

Palix, J., M. Akselrod, C. Cungi, F. Giuliani and J. Favrod (2017). "Changes in Heart Rate Variability Recorded in Natural Situation with T-Shirt Integrated Sensors and Level of Observed Behavioral Excitation: A Pilot Study of Patients with Intellectual Disabilities and Psychiatric Disorders." Front Psychiatry 8(4): 4.

Silva, B., P. Golay and S. Morandi (2018). "Factors associated with involuntary hospitalisation for psychiatric patients in Switzerland: a retrospective study." BMC Psychiatry 18(1): 401.

UN General Assembly (2007), Convention on the Rights of Persons with Disabilities : resolution / adopted by the General Assembly, 24 January 2007, A/RES/61/106, available at: https://www.refworld.org/docid/45f973632.html [accessed 12 July 2019]

 

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OPT 57 Evaluation clinique de la personne âgée
Coordinateur

Ortoleva Bucher Claudia, Professeure HES ordinaire, Institut et Haute Ecole de la Santé La Source

Discipline  Médecine
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

Le vieillissement de la population est une réalité à laquelle le monde doit se préparer en vue de ces prochaines années. En 2050, l’Europe sera le continent le plus touché, et la Suisse ne dérogera pas à la règle. Ainsi, en Suisse, la population âgée ne cesse d’augmenter en nombre et de voir son espérance de vie d’avancer. Dans le canton de Vaud, les prévisions épidémiologiques estiment qu’une personne sur cinq sera âgée de plus de 65 ans d’ici 2040.

Pour assurer une prise en charge adéquate des patients âgés, une évaluation clinique complète et multidimensionnelle est nécessaire. En effet, une approche centrée sur le seul diagnostic est jugée trop réductrice pour déterminer les besoins de ces personnes dont les problématiques de soins peuvent être sous-tendues par une interaction de plusieurs morbidités physiques et psychiatriques, associées à des problématiques d’ordre social et relationnel. La collaboration interprofessionnel doit donc être encouragé dès les phases d’évaluation du patient pour pouvoir développer un plan thérapeutiques commun centrés sur les besoins des patients.

Objectifs d’apprentissage
Connaissances
Pour différentes situations cliniques (Ex. : infarctus du myocarde, BPCO, état confusionnel, addictions)
  • Procéder à un recueil complet, précis et structuré des données subjectives spécifiques à la personne âgée.
  • Maîtriser et adapter les techniques d’investigation spécifiques en tenant compte des besoins de santé de la personne âgée et/ou des alertes cliniques.
  • Utiliser des échelles d’évaluation des symptômes adaptées aux personnes âgées et au contexte de soins.
  • Développer une démarche d’analyse et de réflexion critique (jugement clinique) par rapport aux éléments recueillis lors l’évaluation clinique infirmière.
  • Argumenter les décisions prises et les choix effectués en référence aux connaissances scientifiques probantes.
  • Transmettre de manière précise, complète et structurée, oralement et par écrit les données de l’évaluation clinique infirmière.
Attitudes, compétences et savoir-faire
  • Connaître les effets du vieillissement normal sur les systèmes : cardiaque, respiratoire, abdominale, urinaire, neurologique et mental
  • Reconnaître les signes typiques et atypiques des problèmes de santé chez la personne âgée.
  • Disposer des connaissances nécessaires pour réaliser systématiquement, une évaluation clinique, complète ou ciblée, adaptée aux spécificités de la personne âgée.
  • Analyser et interpréter les éléments recueillis lors de l’évaluation clinique afin de se prononcer sur la normalité et la gravité de la manifestation.
  • Définir les priorités d’interventions pour assurer un suivi clinique sécuritaire.
  • Transmettre les résultats de l’évaluation clinique à l’équipe intra et inter disciplinaire, de manière précise, complète et structurée.

Stratégie d'enseignement

Dans ce module, les modalités pédagogiques privilégient l’interactivité dynamique et engagée entre les étudiants ainsi qu’une coanimation médico-infirmière à travers :

  • Des séminaires et ateliers
  • Des mises en situation, des analyses vidéo et des jeux de rôle

Bibliographie :

Voyer, P. (2017). L'examen clinique de l'aîné : Guide d'évaluation et de surveillance clinique (2ième éd.). Montréal, Canada : ERPI Le Renouveau Pédagogique.

 

Jarvis, C. (2015). L’examen clinique et l’évaluation de la santé (2ième éd.). Montréal, Canada : Chenelière Education.

 

Doyon, O., & Longpré, S. (2016). Évaluation clinique d’une personne symptomatique. Montréal, Canada : ERPI Le Renouveau pédagogique.

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Cours à option de 1re année master - Semestre d'automne

Pour consulter le choix de cours ici.

Cours de la Faculté de médecine de Genève

Veuillez vous référer au site de la Faculté de médecine de Genève pour le détail des cours ici.

Summer School

Deux Summer School du "PhD Programm in Cancer & immunology" de la Faculté de biologie et de médecine (3 crédits ECTS) sont disponibles et reconnus par l'Ecole Doctorale.

SS - Perspectives in Cancer Prevention, programme détaillé ici.

SS - Immunology course, programme détaillé ici.

Cours reconnus par l'Ecole doctorale

Formation préparatoire au MD-PhD, liste des cours reconnus ici.

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