Baccalauréat universitaire en médecine - 3e année

| Cours de l'Ecole de médecine - Semestre de printemps | Cours à option interprofessionnel en collaboration avec la Haute Ecole de la Santé de La Source - Semestre de printemps | Cours à option de 1re année master - Semestre d'automne | Cours de la Faculté de médecine de Genève | Summer School | Cours reconnus par l'Ecole doctorale
 

Coordinateur des cours à option: Prof. M. Hofer, coursoption_med@unil.ch

Les cours à option peuvent être effectués au sein de l'Ecole de médecine ou de la Faculté de médecine de Genève. Ils ont lieu durant les semestres d'automne et de printemps, le jeudi après-midi, également pour Genève.

♦ Attention votre choix ne peut être que dans l'une OU l'autre des Facultés; si votre premier choix se porte sur un cours de l'Ecole de médecine (EM) les autres choix doivent l'être aussi obligatoirement. Identique pour un premier choix de la Faculté de médecine de Genève, les autres choix doivent obligatoirement être de cette Faculté.

Ecole de médecine (EM)

36 périodes de 45 minutes sur 9 semaines. 

Pour l'automne, l'offre des cours est la même pour la BMed3 et la MMed1. Les étudiants de MMed1 sont privilégiés pour les cours durant l'automne.

Pour le printemps, les descriptifs des cours sont ci-dessous.

Faculté de médecine de Genève

Les étudiants genevois sont prioritaires. Leur fréquence et nombre d'heures hebdomadaires sont propres à l'organisation de la Faculté de médecine de Genève.

Veuillez vous référer au site de la Faculté de médecine de Genève pour le détail des cours ici.

Formation interprofessionnelle

L’Ecole de médecine souhaite promouvoir la formation interprofessionnelle qui vise à réunir au sein du même cours des étudiants en médecine et des étudiants d’autres professions de la santé. L’objectif est de préparer au mieux les futurs médecins aux nouveaux enjeux de la pratique clinique et, en particulier, au travail en équipe.

Des cours à option créés avec la Haute Ecole de Santé La Source, partenaire de l’Ecole de médecine, sont offerts à une assistance mixte d’étudiants en médecine (Bachelor 3e année) et d’étudiants en soins infirmiers (Bachelor 2e année), ils sont conjointement animés par des enseignants médecins et infirmiers.

Dix places sont à disposition des étudiants de médecine dans chaque cours de La Source. Ceux-ci sont répertoriés dans l'offre des cours de l'Ecole de médecine sous le label " ELS+titre du cours".

MD-PhD

Pour les étudiants qui ont décidé d'effectuer leur formation préparatoire au MD-PhD, nous leur conseillons fortement de choisir des cours à option en BMed3 et MMed1 reconnus par l'Ecole doctorale (3 crédits ECTS), la liste des cours reconnus peut être consultée ici.

Summer School

Les cours Summer School ont lieu avant la rentrée de votre 1re année Master. Vous recevrez des informations et le délai d'inscription au printemps de votre 3e année Bachelor.

Cours de l'Ecole de médecine - Semestre de printemps

OPT 20 Quand la terre nous fait mal et réciproquement : impact de la pollution sur la santé humaine

COURS INTERPROFESSIONNEL OUVERT AUX ETUDIANTS EN SOINS INFIRMIERS DE LA SOURCE

Coordinateur

Dre Kanetee Busiah Médecin associée, MER, MD, PhD, Unité d'endocrinologie, diabétologie et obésité pédiatrique, service de pédiatrie, CHUV

Dre Aurélie Berthet PD. Dr. ès Sc, Responsable de recherche Centre universitaire de médecine générale et santé publique, Département Santé travail et environnement

Discipline 

Santé environnementale, pollutions, médecine intégrative et préventive, épidémiologie environnementale, toxicologie  

Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

La santé environnementale comprend l’ensemble des effets sur la santé des facteurs exogènes, c’est-à-dire extérieurs à la personne tels que :

  • la qualité des milieux naturels : l’air, l’eau, des sols, etc.
  • les activités humaines : pollution chimique, acoustique, électromagnétique, etc.
  • les conditions de vie : expositions liées à l’habitat, expositions professionnelles, hygiène alimentaire...

Nous sommes tous exposés en permanence à plusieurs contaminants, par différentes voies d’entrées et dès les premiers stades embryonnaires. Ces contaminants peuvent contribuer à différents problèmes de santé publique et individuels à court, moyen et long terme. Les professionnel·le·s de la santé ont un rôle majeur à jouer dans la transformation des pratiques individuelles et collectives face à ces enjeux. Pour agir positivement, des connaissances et compétences spécifiques sont nécessaires.

 

Ce cours a pour objectif de sensibiliser les futurs médecins et acteurs de la santé aux différents aspects de la pollution environnementale que ce soit à travers les fenêtres d’exposition, les voies d’exposition, les différents agents polluants et les approches pour évaluer l’exposition et les effets des contaminants. Ces informations permettront d’approfondir cette problématique de santé publique toujours plus présente et d’apporter des outils pour la pratique médicale.

 

La formation présente des approches utilisées dans plusieurs disciplines, comme la toxicologie, l’épidémiologie, les sciences médicales, la nutrition ou la physique, et implique l’intervention de professionnels experts dans ces disciplines.

 

Les sessions alterneront des périodes de cours, et d’ateliers de travail en sous-groupe. Ces ateliers consisteront en :

  • des discussions d’articles présentés par les étudiants
  • des simulations de jeux de rôles (ex. patients et médecins)
  • des discussions sous forme de tables rondes.

Ces méthodes interactives permettront aux étudiants de développer un esprit critique sur la littérature scientifique qui leur permettra d’actualiser leurs connaissances tout au long de leur carrière. Elles permettront aussi de comprendre les problématiques selon différentes perspectives, et de mettre les étudiants en situations médicales réelles. Certains ateliers nécessiteront une préparation en amont, notamment par la lecture d’articles scientifiques ou la préparation d’une présentation.

L’évaluation du cours consistera en la présentation des résultats du travail personnel.

Objectifs d’apprentissage
Connaissances

A la fin du cours, l’étudiant aura les connaissances pour :

  • Identifier comment la dégradation de l’environnement peut impacter la santé humaine (effet direct ou potentialisateur de maladies) ;
  • Déterminer les approches scientifiques permettant l’évaluation des expositions et des effets potentiels ;
  • Décrire quelques agents polluants et leurs potentielles toxicité, voire leurs mécanismes d’action, pour en tenir compte dans leur travail clinique ;
  • Effectuer des propositions de prise en charge clinique.
Attitudes
  • Questionner son apprentissage et sa pratique médicale future dans une perspective de santé planétaire ;
  • Travailler en équipe ;
  • Développer un esprit critique sur la littérature scientifique et grand public ;
  • Présenter oralement ses travaux.
Compétences et savoir-faire
  • Intégrer des données toxicologiques et épidémiologiques dans la pratique médicale ;
  • Considérer les fenêtres d'exposition critiques pour certains groupes de polluants ainsi que l'exposome ;
  • Se questionner sur la répercussion des médicaments dans l'environnement dans sa prescription médicale ;
  • Mieux comprendre les impacts des polluants environnementaux sur la santé humaine ;
  • Concevoir des recommandations auprès des individus, dans le but de réduire leur impact sur l'environnement et leur exposition aux risques environnementaux ;
  • Se positionner en tant qu'acteur·trice éclairé·e et critique face aux enjeux de santé environnementale en faveur de la promotion de la santé.
OPT 21 Violence et agressivité: définitions, modèles de compréhension, prise en charge, une perspective interdisciplinaire

COURS INTERPROFESSIONNEL OUVERT AUX ETUDIANTS EN SOINS INFIRMIERS DE LA SOURCE

Coordinateur Valérie Moulin, Jacques Gasser, Ron Stoop
Discipline  Psychiatrie
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

Les soignants dans le cadre de leur pratique sont fréquément confrontés à des questions de violence, agie ou subie, et à leur conséquence sur la santé.

Les médecins et équipe soignante sont impliqués dans l’évaluation, l’accompagnement thérapeutique des victimes, ou des auteurs de violence, ainsique dans la gestion de situations de violence. Le médecin dans son cabinet est, en outre, de plus en plus souvent directement confronté aux agirs violents des personnes qu’il doit soigner.

L’approche des phénomènes de violence implique des connaissances pluridisciplinaires, notamment en ce qui concerne la genèse des comportements violents, et les facteurs qui les favorisent dans différents contextes : familiaux, relationnels, institutionnels ou communautaires. En effet, les comportements violents soulevent toujours la question de l’inné et de l’acquis, de l’interaction entre facteurs biologiques, sociaux, psychiques, d’histoire personnelle et de contexte d’advenue.  

 

L’objectif de ce cours est d’aborder les violences agies et subies d’un point de vue  pluridisciplinaire à partir des approches et modèles biologiques et neurobiologiques, sociologiques, psychiatriques et psychologiques de ces comportements.

 

Cette approche pluridisciplinaire, offre la possibilité d’appréhender la complexité de ces comportements violents, et d’élaborer des réponses cliniques adaptées en intégrant une réflexion éthique indispensable.

Objectifs d’apprentissage
Connaissances
  • Différencier et définir les formes de violence (individuelle, interpersonnelle, communautaire, etc.)
  • Disposer de données épidémiologiques sur les comportements violents,
  • Présenter les principaux modèles et hypothèses biologiques et neurobiologiques, sociologiques, psychiatriques et psychologiques, permettant de comprendre les comportements violents
  • Percevoir la violence comme un phénomène complexe mettant en jeu des déterminants individuels et sociaux
  • Connaître les apports et limites des outils d’investigation dans l’approche des phénomènes de violence
  • Bénéficier de notions générales sur les violences subies
  • Connaître les effets d’un traumatisme sur le psychisme d’un individu
  • Avoir une première perception des mécanismes psychiques qui induisent une relation violente entre deux individus
Attitudes
  • Savoir quels sont les attitudes déterminantes dans l’accueil d’une victime de violence ou dans la prise en charge d’une situation violente
  • Intégrer les conséquences individuelles, familiales, groupale et sociétales dans la prise en charge des sujets violents
  • Donner les principaux éléments d’une démarche médico-légale permettant une gestion adéquate d’une crise violente
  • Avoir des notions sur le dépistage des signes indiquant une maltraitance, une violence conjugale ou l’exacerbation de manifestations violentes pathologiques
  • Etre attentifs aux retentissements sociétaux d’une recherche dans un domaine chargé d’émotion
Compétences et savoir-faire
  • Disposer des bases théoriques permettant de réfléchir à la compréhension et à la gestion d’une situation de violence
  • Orienter une victime vers les structures adaptées en pouvant lui expliquer ce qu’est un débriefing
  • Tenir compte d’un contexte  individuel, familial, professionnel ou social dans l’appréciation d’un  acte de violence
  • Avoir des notions sur des schémas de recherche intégrant déterminants neuro-biologique et comportements violents

TOP ^

OPT 22 Etre médecin aujourd’hui
Coordinateur

Prof. Friedrich Stiefel et Dr Céline Bourquin Sachse

Discipline 

Psychiatrie / sciences humaines et sociales

Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

La médecine est omniprésente dans les discours publiques et médiatiques. Pas un jour ne passe par exemple sans qu’un sujet « médical » ne soit traité dans les journaux. On peut observer une ambivalence dans ces discours. D’un côté, on fait l’éloge d’une médecine porteuse d’innombrables promesses, high tech et performante. De l’autre, on déplore les coûts de la médecine, on s’inquiète de sa puissance et de la vulnérabilité du patient et on traque les erreurs. Le médecin vit sa pratique de façon plus nuancée, moins clivée. Il tente de faire son travail avec prudence et conscience. Toutefois, ce décalage entre discours et vécu est difficile à ignorer. En effet, les discours s’insinuent dans la rencontre avec le patient, ils amènent au fait que certaines spécialités médicales sont plus prestigieuses que d’autres, ils influencent les salaires, peuvent créer de l’angoisse (judiciarisation de la médecine) ou être source de colère (attentes des patient.es perçues comme démesurées) et colorent les relations interprofessionnelles.

 

Ce cours porte sur le métier de médecin et sur ce qui entoure la rencontre clinique et la pratique médicale (le contexte du médecin). Il s’intéresse également aux effets que le contexte produit sur le médecin.

 

Le cours est basé sur la rencontre avec des figures du monde médical et privilégie une approche pédagogique interactive : des contenus théoriques et pratiques couplés avec des exercices narratifs, des discussions de vignettes cliniques et de vidéos. Le but est d’initier un processus de réflexion sur ce qu’on entend aujourd’hui par médecin et ce qu’on attend d’un médecin, afin que les étudiant.es soient en mesure de se définir et de se situer dans le champ de la médecine.

 

Les étudiant.es, encadré.es par les coordinateurs, réaliseront et présenteront un travail personnel sur l’un des aspects de la problématique du cours en travaillant par exemple avec du matériel vidéo ou livresque, des articles de presse ou du matériel empirique.

 

Les thématiques suivantes seront abordées dans le cadre du cours :

  • le métier de chirurgien
  • le développement de l’identité professionnelle
  • le transfert dans la rencontre clinique
  • la technique, ses limites et le jugement clinique
  • les femmes en médecine
  • le corps
  • l’économicisation et la standardisation des soins
  • la stigmatisation
  • l’organisation du travail des médecins assistant.es
  • le médecin en contexte
Objectifs d’apprentissage
Connaissances
  1. Penser le métier de médecin
  2. Amorcer une réflexion critique sur l’apprentissage et la pratique du métier de médecin
  3. Identifier les forces à l’œuvre dans le contexte des études de médecine et dans la médecine et leur impact sur le médecin d’aujourd’hui
Attitudes
  1. Développer une attitude réflexive
  2. Etre capable de penser et de verbaliser leur vécu

Compétences et savoir-faire
  1. Porter un regard critique sur les différents facteurs qui influencent la médecine, le métier de médecin et la rencontre avec le patient

TOP ^

OPT 23 Avec quoi marchez-vous?
Coordinateur Charles Benaim; Brigitte Jolles-Haeberli
Discipline  Chirurgie orthopédique/Traumatologie/Rhumatologie
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor
Nous proposons un cours qui fournit des bases pour mieux comprendre la fonction du système locomoteur et son importance au plan de la santé dans son sens large. Le cours intègre des disciplines différentes – de la science fondamentale à la santé publique et se base sur différentes formes d’enseignement (cours, travaux pratique, démonstrations, séminaires).
Les domaines couverts incluent:
  • connaissances de la biologie de l’os, du cartilage, du muscle et de la synovie.
  • principes de l’analyse biomécanique et son application dans la médecine et la science du sport
  • connaissances de la biologie d’une articulation et la physiopathologie de l’inflammation articulaire
  • sport et santé – effets positifs et négatifs
  • l’épidémiologie et l’impact des troubles musculosquelettiques à la santé
  • la régénération tissulaire du système locomoteur
Objectifs d’apprentissage
Connaissances
1. Connaître les bases scientifiques de la composition de l’appareil locomoteur
2. Comprendre les méthodes récentes d’étudier les pathologies ostéoarticulaires
3. Connaître les effets du vieillisement et du sport sur l’appareil locomoteur
4. Connaître les développements thérapeutiques futurs
Attitudes
1. Participation active et travail en groupes
2. Participation active aux travaux pratiques
Compétences et savoir-faire
Lecture critique de la littérature scientifique

TOP ^

OPT 24 Santé sexuelle et reproductive

COURS INTERPROFESSIONNEL OUVERT AUX ETUDIANTS EN SOINS INFIRMIERS DE LA SOURCE

Coordinateur Prof. Patrice Mathevet
Discipline  Médecine sociale et préventive - Gynécologie - Obstétrique
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

La Santé sexuelle et reproductive fait référence au bien-être général, tant physique que mental et social, de la personne humaine pour tout ce qui concerne les aspects de la santé touchant à la sexualité et la procréation. Surtout développé par les organismes internationaux, ce concept inclut non seulement les questions de prévention et de soins, mais également de l’environnement socioculturel. Puisque plusieurs spécialisations médicales touchent aux questions de sexualité, il est important que chaque médecin soit en mesure de les aborder avec ses patients.

Le cours présentera un aperçu global du domaine, en l’illustrant avec des exemples de sujets divers dans une perspective non seulement clinique mais également communautaire. La contribution de différentes disciplines à la Santé sexuelle et reproductive sera mise en évidence, telles les diverses approches en sexologie, en épidémiologie, et en sciences sociales. Seront abordés, avec une approche interactive, des sujets spécifiques tels que : diversité des sexualités, adolescence et sexualité, violence dans le couple, gestion de la fertilité dans une perspective psychosociale, impact de la maladie sur la sexualité, communication et prévention et éducation sexuelle.
Objectifs d’apprentissage
Connaissances
  1. Définir les différents composantes et concepts fondateurs de la SSR
  2. Identifier les différentes disciplines qui interviennent et les liens et articulations entre ces approches
  3. Identifier les thèmes émergents et les enjeux scientifiques et sociaux du domaine                   
Attitudes
  1. À travers la découverte du domaine, explorer un problème de santé avec une vision globale
  2. Expérimenter une attitude d’écoute, de respect et de considération vis à vis d’autres disciplines
  3. Participer activement aux sessions d’enseignement
Compétences et savoir-faire
  1. Aborder des questions de SSR avec une approche biopsychosociale
  2. Etre plus à l’aise en abordant les questions de sexualité dans la consultation
  3. Des compétences spécifiques seront précisées pour chaque thématique abordée

TOP ^

OPT 25 La physiopathologie et la pathologie à partir de cas
Coordinateur Daniel Teta et al.
Discipline  Physiopathologie/Pathologie
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor
La physiopathologie et la pathologie sont généralement enseignées comme  disciplines individuelles vu leur complexité et leurs domaines d’intérêts différents. La physiopathologie vient en continuité de la physiologie comme base de compréhension des mécanismes des maladies, et la pathologie en continuité de l’histologie comme base de compréhension de l’impact des maladies sur le plan morphologique. En fait, un enseignement intégré des deux disciplines permettrait de mieux saisir le processus évolutif des maladies, allant d’une anomalie donnée jusqu’à des lésions cellulaires et des atteintes d’organes.

Ce cours à option couvrira à la fois les aspects de la de physiopathologie et de la pathologie de différentes maladies. Il sera illustré par des vignettes cliniques qui seront discutées avec les étudiants. Le but est de donner l’occasion de mettre en relation chez les malades présentés le processus physiopathologique, les modifications morphologiques et la présentation clinique  qui en découlent. Pendant le cours, des questions seront posées aux étudiants, avec plusieurs choix de réponses.

Modalité dévaluation envisagée
Réponses à des questions ouvertes à propos des vignettes présentées pendant les cours
Objectifs d’apprentissage
Connaissances
1.Analyser de manière critique l’histoire d’un malade
2. Identifier les mécanismes impliqués dans la pathogenèse de sa maladie
3. Reconnaître les lésions micro- et macroscopiques présentées par le malade
Attitudes
Participer de manière interactive à une discussion de groupe
Compétences et savoir-faire
Evaluer les problèmes posés par les maladies en tenant compte de leur(s) cause(s) et de leurs manifestations micro- et macroscopiques

TOP ^

OPT 26 Médecines complémentaires - MC
COURS INTERPROFESSIONNEL OUVERT AUX ETUDIANTS EN SOINS INFIRMIERS DE LA SOURCE
Coordinateur

Pr C. Berna-Renella, Dre N. Zurron

Discipline  Médecine intégrative et complémentaire
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

En Suisse et ailleurs, les patients font largement appel, aux médecines complémentaires (MC), qu’ils en parlent à leurs médecins ou non. Par ailleurs, de nombreux médecins utilisent ou recommandent des médecines complémentaires à leurs patients. Questionnant et dépassant d’anciennes attitudes basées sur des croyances ou des dogmes (« j’y crois »/ je suis «pour» ou «contre» les MC), ce cours à option proposera une vision intégrative, centrée sur les patients dans leur parcours de santé.

Un regard scientifique curieux, rigoureux et constructif sur les MC les plus courantes en Suisse, sous des aspects historiques, politiques, législatifs, théoriques et pratiques sera offert aux étudiants. Des aspects psychologiques et des neurosciences seront également abordés. Des expériences pratiques en interprofessionnalité seront proposées et amplement discutées en vue de les intégrer au cœur des enjeux de la relation thérapeutique avec nos patients dans une perspective bio-psycho-socio-spirituelle.

Objectifs d’apprentissage

Connaissances

  1. Connaître les concepts et applications de la médecine intégrative notamment en termes de renforcement du lien thérapeutique.
  2. Avoir une vision globale des MC dans le paysage de la santé publique Suisse (historique, culturel, assurances, législation, utilisation).  
  3. Connaître la classification courante en 5 catégories de MC et connaître au moins deux approches thérapeutiques pour chacune d’elles, les mécanismes d’action impliqués et les indications/contre-indications générales.
  4. Développer la lecture critique d’article scientifique: élément central à l’évaluation des risques – bénéfices.
  5. Connaître les indications de MC pour des affections courantes en médecine de premier recours.

Attitudes

  1. Développer une approche centrée sur les patients et leurs ressources, notamment dans la relation lors de l’anamnèse, et dans le raisonnement clinique.
  2. Adopter une communication ouverte et constructive vis-à-vis de la médecine intégrative et complémentaire, favorisant la prise de décision partagée.
  3. Questionner ses croyances en termes de système de santé, pour mieux rencontrer les patients avec les leurs.

Compétences et savoir-faire

  1. Acquérir la compétence de l’anamnèse médico-infirmière en médecine intégrative.
  2. Interroger et accompagner avec pertinence les patients et leurs familles sur l’utilisation des MC en se fondant sur la médecine fondée sur les preuves.
  3. Acquérir la capacité d’analyse critique d’articles scientifiques.
  4. Exercer le travail d’équipe interprofessionnel.
  5. Savoir présenter oralement une réflexion construite en interprofessionnalité.

 

Réf. PROFILES

EPA 1.9 Explore the patient’s use of medicine and treatment, including complementary and alternative medicine

EPA 7.3 Adopt a shared-decision making approach in establishing the management plan,

take into account patients’ preferences in making orders; take into account an indication or request for complementary medicine; deal with treatment refusal; demonstrate an understanding of the patient’s and family’s current situation, beliefs and wishes, and consider any physical dependence or cognitive disorders; react appropriately when the patient lacks autonomous decision-making capacity.

SSP 262 benefits and risks of complementary medicine

 

TOP ^

OPT 27 Ni fille, ni garçon: anomalie ou différence? (Chirurgie pédiatrique)
Coordinateur

Dr Cynthia Kraus, MER-1, UNIL, Faculté des sciences sociales et politiques

Dr Olivier Sanchez, Médecin Hospitalier, chirurgie pédiatrique, DFME, CURCP, CHUV

Dre Kanetee Busiah, Médecin associée, MER clinique, MD, PhD, Département femme-mère-enfant, Unité d'endocrinologie, diabétologie et obésité pédiatrique, Hôpital de l'enfance

Discipline  Génétique/Endocrinologie/Gender and Sexuality Studies/Pédiatrie/Gynécologie/Chirurgie pédiatrique
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

La prise en charge d’un nouveau-né dont les organes génitaux ne l’identifient pas clairement comme une fille ou un garçon a considérablement varié durant les dernières décennies, passant de l’indication à « normaliser » rapidement l’anatomie par la chirurgie génitale (souvent dans le secret), à des pratiques moins expéditives et plus transparentes qui laissent à l’enfant le temps de choisir d’être opéré ou non. Parce que la naissance d’un enfant ni fille ni garçon trouble profondément, sidère parfois, les médecins, les parents et autres adultes sur leur identité d’homme ou de femme, sur leur corps et leur sexualité, en somme sur leur rapport à eux-mêmes et à la société, les questions médicales posées par la prise en charge de telles situations sont toujours aussi des questions sociales.

 

Ce cours propose de rendre compte des débats actuels sur les bonnes pratiques parmi les professionnel·les de la santé physique et mentale, afin de développer un regard critique sur la médicalisation des variations du développement du sexe, et l’intrication des questions médicales et sociales. Il s’agira aussi et surtout de confronter les étudiant·e·s à des situations réelles par la discussion de cas où seront abordées les questions diagnostiques, génétiques, endocriniennes, néonatales, chirurgicales, mais aussi psychologiques et sociales, pour leur apprendre à prendre en charge de telles situations. Par la présence d’intervenant·e·s provenant de différents horizons des sciences biomédicales et sociales, on démontrera pourquoi la prise en charge des individus présentant une variation du développement du sexe doit être multidisciplinaire, mais aussi intégrer les savoirs et expériences des personnes intersexuées.
Objectifs d’apprentissage
Connaissances
1. Connaître les démarches diagnostiques (génétique, endocrinologie, radiologie, par ex.) face à un nouveau-né ou un enfant avec une variation du développement du sexe
2. Savoir reconnaître les situations urgentes
3. Connaître les indications et les contre-indications à un éventuel traitement (médical ou chirurgical) et son timing
4. Connaître les résultats anatomiques, fonctionnels et psychologiques des interventions médicales ou chirurgicales, ainsi que leurs effets à court et long terme
5. Connaître les divers courants et enjeux liés à des prises de décision parfois très différentes
Attitudes
1. Capacité à discuter et présenter les différentes modalités de prise en charge
2. Acquérir une attitude pertinente, éthique et cohérente, face à un·e patient·e (d’âge différent) présentant une variation du développement du sexe en intégrant les divers avis médicaux, les préoccupations des parents, les recommandations des associations de personnes intersexuées, de sorte à respecter le choix (futur selon l’âge) du patient
Compétences et savoir-faire
1. Savoir mener une discussion ouverte et transparente avec les parents
2. Prendre en compte le vécu des parents et du patient (selon son âge)
3. Intégrer que la priorité du médecin et/ou des parents n’est pas toujours dirigée vers l’intérêt du nouveau-né/enfant qui doit pouvoir choisir un jour de l’opportunité d’interventions irréversibles
4. Savoir apprécier la complexité de chaque cas pour une prise en charge individualisée et centrée sur l’enfant

TOP ^

OPT 28 Les professionnels de la santé face à l’Intelligence artificielle: extinction ou rébellion?

COURS INTERPROFESSIONNEL OUVERT AUX ETUDIANTS EN SOINS INFIRMIERS DE LA SOURCE

Coordinateur Dr Romain-Daniel Gosselin, Prof. Jacques Fellay, Béatrice Schaad Prof. titulaire
Discipline  Intelligence artificielle, Médecine de précision, Relation professionnels - patients
Période d'enseignement  Semestre de printemps

Les récents développements technologiques dans le domaine de la santé sont susceptibles de modifier en profondeur le métier de médecin et de soignants et la nature de leur relation avec les patients. Ainsi, quels changements entraînera le fait que des algorithmes peuvent désormais poser des diagnostics en compilant une littérature qu’aucun humain ne pourrait parcourir en une vie? Quels effets aura sur la relation thérapeutique le développement d’applications de quantify-self qui permettent au patient de réaliser lui-même certains tests en se passant de consultation? Enfin, quelles incidences sur l’activité clinique auront les progrès de la médecine génomique et l’accumulation de données personnelles massives? En ouvrant des perspectives inespérées sur la possibilité d’offrir une médecine personnalisée, l’intelligence artificielle combinée aux progrès de la génomique et de la bio-ingénierie ne risque-t-elle pas simultanément de participer à sa dépersonnalisation? Ce cours, conçu à l’interface de différentes disciplines (la médecine, la biologie, l’informatique, la sociologie, les sciences de la communication et de la gestion de conflit), propose une double immersion technologique et humaine, dans l’univers de la médecine de précision et de l’intelligence artificielle, ainsi que dans celui des attentes contemporaines de patients surinformés et potentiellement plus autonomes.

Il invite par une approche basée sur l’expérience à se poser la question suivante: peut-on faire le pari optimiste que les avancées technologiques vont contribuer à restaurer une certaine forme d’humanité en médecine, en libérant les professionnels de tâches telles que la lecture de radiographies standards ou la compilation des quelque 2 millions d’articles publiés annuellement. Cette question est d’autant plus d’actualité qu’elle se pose à une époque où le patient et ses proches revendiquent une qualité relationnelle plus marquée, ainsi que peut en témoigner l’analyse du contenu de leurs doléances en milieu hospitalier.

Objectifs d’apprentissage

Connaissances

  • Comprendre les différents développements dans le domaine de la santé digitale (par ex. le développement d’applications qui conduisent à l’autonomisation du malade – quantify-self, etc…), de l’intelligence artificielle (par ex. la pose de diagnostique par algorithmes d’apprentissage automatique) et de la médecine génomique
  • Comprendre l’influence et des effets de ces technologies sur le métier de médecin et de soignant, sur leurs places, leurs rôles futurs
  • Analyser l’impact potentiel de ces développements sur le patient et ses proches (nouvelle posture du patient acteur de sa propre santé, nouvelles attentes)
  • Identifier, à la lumière de l’évolution technologique et en particulier du développement de l’intelligence artificielle et de la médecine de précision, les facteurs susceptibles de modifier la relation médecin/soignants-malades (modifications de la prise en charge et effets sur les patients, les proches, conflits)
  • Recenser les spécificités des conflits en milieu hospitalier et ambulatoire, identifier les facteurs de risque et les facteurs aggravant les conflits à l’hôpital afin de les prévenir - Mieux comprendre les attentes en termes relationnels des patients, en expérimentant des situations de conflit entre patients, proches et médecins, au moyen de témoignages audiovisuels
  • Acquérir par une approche pratique et expérientielle de ces différents éléments par des visites de laboratoires informatiques, des rencontres d’acteurs clés de l’intelligence artificielle et de la médecine de précision mais aussi de spécialistes de la relation en milieu hospitalier, par des ateliers consacrés à l’analyse des doléances et à la gestion de conflit.

Attitudes

  • Compréhension et intégration des effets d’une médecine technologique sur son propre rôle de médecin ou de soignant
  • Compréhension des effets d’une médecine technologique sur la relation médecins/soignants malades
  • Partage des difficultés relationnelles vécues dans la clinique
  • Distinction des différents degrés d’insatisfaction, de l’incompréhension à la plainte et développement d’une attitude de prévention

Compétences et savoir-faire

  • Comprendre les fondements technologiques de la médecine de précision, de l’intelligence artificielle et leurs enjeux sociétaux
  • Comprendre comment le développement de la médecine de précision et de l’intelligence artificielle pourrait influencer la mécanique de conflit
  • Comprendre la mécanique du conflit et développer une capacité introspective sur sa propre attitude face aux tensions relationnelles
  • Connaître les ressources (institutionnelles et hors CHUV) à disposition en cas de conflit

TOP ^

OPT 29 Santé tropicale
Coordinateur Serge de Vallière; Valérie D’Acremont
Discipline  Médecine tropicale (Tropical Medicine)
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

La santé tropicale s’intéresse aux problèmes de santé rencontrés dans les pays en voie de développement. Avec la mondialisation, l’augmentation de la mobilité des populations et les changements climatiques, les pathologies infectieuses tropicales ont de nos jours de plus en plus d’importance également sous nos latitudes. Les grands enjeux de santé publique font partie intégrante de la compréhension de la médecine dans son ensemble.

Ce cours propose une introduction aux différents aspects de la santé tropicale et abordera les sujets suivants :

 

  • Aspects de santé publique de certaines maladies infectieuses, ainsi que de santé infantile et maternelle dans les pays en voie de développement
  • Sélection de problèmes cliniques en zones tropicales : importance épidémiologique, présentation clinique, diagnostic, traitement, prévention
  • Recherche dans les pays tropicaux
  • Médecine humanitaire
  • Carrière dans le domaine de la médecine tropicale

 

Objectifs d’apprentissage
Connaissances

 

  1. Acquisition de connaissances épidémiologiques et cliniques de base sur quelques pathologies infectieuses d’importance dans les les pays avec des resources limitées.
  2. Comprendre les enjeux globaux de maladies infectieuses importantes, tels que l’HIV, la tuberculose et la malaria, mais également de maladies infectieuses négligées.

 

 

Attitudes

 

  1. Développer une vision plus globale de la santé.
  2. Reconnaître l’importance d’une approche populationnelle plutôt qu’individuelle et la mettre en perspective mondiale plutôt que régionale.
  3. Inclure les maladies infectieuses tropicales dans le diagnostic différentiel face à un patient avec une pathologie infectieuse probable.
  4. Reconnaître les risques infectiologiques du patient partant en voyage et face aux migrants venus d’un pays tropical.
Compétences et savoir-faire

 

  1. Acquérir une vision globale de la santé et des grands enjeux actuels de la médecine au sens large du terme
  2. Aborder la santé dans un contexte plus global de santé publique dans les pays à ressources limitées
  3. Savoir établir un diagnostic différentiel infectiologique/tropical de base et savoir reconnaître les situations urgentes de pathologies infectieuses tropicales

 

TOP ^

OPT 30 La douleur: conséquence d’une intégration neuronale complexe pour un symptôme clinique à multiples facettes
COURS INTERPROFESSIONNEL OUVERT AUX ETUDIANTS EN SOINS INFIRMIERS DE LA SOURCE
Coordinateur Isabelle Decosterd; Marc R. Suter
Discipline  Antalgie
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor
La douleur est la première plainte qui amène à une consultation médicale. En dehors du diagnostic de la maladie déclenchant la perception douloureuse, le symptôme «douleur» comprend de multiples facettes représentant les entités bio-psycho-sociales du patient. En portant un regard alliant sciences fondamentales (neurosciences, pharmacologie), sciences cliniques (psychiatrie, antalgie, urgences, neurologie) et sciences humaines, nous proposons aux étudiants de découvrir des stratégies d’évaluation et du traitement de la douleur aigue et chronique, ainsi que de ses conséquences.
Objectifs d’apprentissage

Connaissances
1. Anatomie, physiologie et plasticité de la signalisation douloureuse: des modèles animaux aux mesures fonctionnelles chez l’homme
2. Physiopathologie de la douleur chronique
3. Liens physiologiques entre douleurs et émotions
4. Evaluation de la douleur, de ses conséquences et propositions thérapeutiques
5. Douleur et psychiatrie
6. Traitement intégré, médecines complémentaires et douleur
7. Pré-requis pour l’élaboration d’un travail de master dans ce domaine


Attitudes
1. Intégration de connaissances de base pour le symptôme clinique douloureux
2. Immersion clinique avec des patients en situation postopératoire (douleur aigue) et ambulatoire (douleur chronique)
3. Implanter la réflexion pour la prise en charge dans une perspective multidisciplinaire
4. Reconnaître rapidement et connaître le traitement de la douleur aigue
5. Elaboration d’une stratégie de base pour un diagnostic et une évaluation de la gravité de la pathologie douloureuse chronique


Compétences et savoir-faire
1. Approche rigoureuse d’une problématique complexe, anamnèse et status douleur
2. Analyse d'une situation clinique et prise de décision thérapeutique (vignetts cliniques)
3. Capacité d'analyse critique d'articles scientifiques

 

TOP ^

OPT 31 Le cancer: vers la compréhension des mécanismes et des défis
Coordinateur Tatiana Petrova et al.
Discipline  Pathologie/Oncologie
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

Les cancers figurent parmi les pathologies les plus importantes de nos régions et leur étude implique un large éventail de disciplines des sciences de la vie. Ce cours à option vise à offrir aux étudiants intéressés la possibilité non seulement d’approfondir leurs connaissances dans le domaine des mécanismes de la transformation cellulaire et de la progression tumorale, mais de développer une réflexion portant sur l’intégration de ces connaissances dans le développement rationnel de nouvelles stratégies thérapeutiques. Les sessions seront composées de cours et de discussions d’articles que les étudiants présenteront. Une partie importante de ce cours à option sera consacrée à apprendre aux étudiant-e-s comment lire un article de recherche afin de pouvoir en extraire et évaluer le message essentiel et comment présenter un article que ce soit un article de recherche ou de revue. Le choix des articles sera adapté au niveau des étudiant-e-s. De plus, le cours est conçu de façon à : 1) intégrer les connaissances cliniques à celles des manifestations pathologiques et des mécanismes moléculaires de différents types de cancer ; 2) permettre aux étudiant-e-s de comprendre les approches expérimentales qui servent de base de nos connaissances de la biologie du cancer, y compris leur limites et les défis que représente l’extrapolation des phénomènes observés dans un modèle animal à l’être humain ; 3) permettre de comprendre comment la connaissance des mécanismes moléculaires responsables de la carcinogénèse et de la progression tumorale peut servir au développement de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques. Le contenu du cours et les thématiques de discussion devraient aider les étudiants à développer une reflexion et un esprit critique vis à vis de ce que la recherche apporte à la clinique. Cette réflexion devrait leur servir d’outil intellectuel quelle que soit leur orientation professionnelle (clinique ou expérimentale) ultérieure. Les étudiants participeront activement au cours en présentant des articles sur des types de cancers particuliers ou sur des concepts en oncologie qui serviront de base de discussion. Lors de la première séance, le coordinateur lui-même présentera des articles afin de montrer aux étudiant-e-s comment aborder une présentation et comment disséquer un article de recherche et de revue. Ensuite les séances seront réparties en environ trois heures de présentations/discussion menées par les étudiants et une heure de résumé le sujet discuté.    

Objectifs d’apprentissage

Connaissances

  1. Comprendre l’origine du cancer et la notion que toutes les cellules ne sont pas susceptibles à la transformation mais que certaines conditions clé peuvent rendre des sous-populations cellulaires permissives aux événements oncogéniques
  2. Comprendre l’organisation des cellules d’une tumeur y compris la notion des cellules cancéreuses souches et la reprogrammation génétique
  3. Comprendre les changements métaboliques qui accompagnent la transformation, leur influence sur le développement tumoral et la possibilité des les cibler sur le plan thérapeutique
  4. Identifier les déterminants génétiques et biologiques responsables des manifestations cliniques et de l’évolution naturelle de divers types de cancer
  5. Comprendre les interaction-tumeur hôte et leur ressemblance au remodelage tissulaire qui accompagne l’inflammation et la réparation
  6. Comprendre les similitudes des mécanismes qui régulent de développement et les cancers
  7. Comprendre comment les cancers se disséminent et forment des métastases
  8. Comprendre les raisons de la difficulté de développer un traitement efficace pour différents types de cancer
  9. Refléchir aux approches rationnelles pour développer des traitements ciblés sur la base des connaissances biologiques

Attitudes

  1. Adopter une attitude intellectuelle critique face aux connaissances et aux théories sur le développement des cancers, leur progression, leur dépistage et son traitement
  2. Participer activement à l’enseignement et aux discussions
  3. Apprendre à décortiquer un article de recherche et de revue
  4. Apprendre à présenter un article de recherche et de revue
  5. Apprendre à présenter un sujet clinique et/ou scientifique de manière à y susciter l’intérêt de la classe

Compétences et savoir-faire
Appliquer les concepts de la biologie à la prise en charge d’un-e patient-e atteint-e de cancer

 

TOP ^

OPT 32 Devenir médecin-soignant·e : spectaculaire !

COURS INTERPROFESSIONNEL OUVERT AUX ETUDIANTS EN SOINS INFIRMIERS DE LA SOURCE

Coordinateur Prof. Nicolas Senn, Dr. François Héritier IUMF
Discipline  Médecine de famille - soins
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

Accueillir, écouter, examiner, décider…
Soigner, panser, réanimer, rassurer…
Questionner, apprendre, enseigner…

Spectaculaire : un métier qui peut offrir autant d’occasions de rencontres, d’émotions, d’actions, de réflexions créatives !
Un métier que l’on peut encore rêver, basé sur la consultation, avec l’anamnèse, le status, le raisonnement clinique et le plan de soin partagé.
 
Un métier qui nécessite de multiples compétences pour devenir un.e expert.e avec une éthique professionnelle, un.e érudit.e qui sait communiquer, un.e leader qui sait collaborer pour soigner et aussi pour promouvoir la santé.
 
Ce cours à option propose, avec des intervenant.e.s d’autres disciplines, médecins- infirmier.e.s et en même temps artistes, une réflexion créative et participative pour faciliter l’acquisition de ces compétences. De plus, un travail par groupes de 3 ou 4 étudiant.e.s proposera de résumer et d’illustrer de façon originale les nombreuses facettes de ce fabuleux métier avec des expressions artistiques comme la littérature, le théâtre, la musique, la peinture, le cinéma ou la BD.

Objectifs d’apprentissage

Connaissances

  1. Caractériser les diverses compétences du métier de médecin-soignant.e
  2. Vivre certaines de ces compétences avec le partage d’expériences créatives en groupes
  3. Ressentir ces compétences avec l’usage décalé et stimulant de diverses expressions artistiques

Attitudes

  1. Savoir prendre du recul dans ce métier et se ressourcer notamment par le biais de formes artistiques
  2. Considérer chaque personne dans sa globalité, avec une juste distance empathique, sans jugement
  3. Faire preuve de savoir-faire et de savoir-être dans toute relation

Compétences et savoir-faire

  1. Débats et partages d’expériences avec un binôme d’enseignant.e.s
  2. Participation interactive avec travaux créatifs en petits groupes et échanges en plénière
  3. Stimulation de la réflexion avec le témoignage de médecins-infirmier.e.s en même temps peintre, musicien, cinéaste, acteur ou écrivain
  4. Présentation orale en petits groupes de 3-4 étudiant.e.s
OPT 33 Cause du décès ... le médecin légiste n’est jamais laissé tout seul!

Cause du décès ... le médecin légiste n’est jamais laissé tout seul!
L'importance du travail interdisciplinaire en médecine légale

Death investigation… the forensic physician never walks alone!
The importance of interdisciplinary teamwork in forensic medicine

COURS INTERPROFESSIONNEL OUVERT AUX ETUDIANTS EN SOINS INFIRMIERS DE LA SOURCE

Coordinateur Dr. Moghaddam Negahnaz et Dr. Fabiano Riva
Discipline  Médecine légale et médecine forensique
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

Attention: le cours est en français sauf une ou deux exceptions en anglais

La médecine légale est une branche connue et souvent enseignée dans les cursus universitaires. Ce domaine est vaste et varié; dans le cadre académique il est souvent possible d’étudier les aspects classiques à proprement parler sans avoir l’occasion d’apprécier certaines facettes cachées de cette discipline. Plusieurs spécialisations ont vu leur naissance dans ces dernières années poussées par des besoins croissants et par l’arrivée des nouvelles technologies comme par exemple l’anthropologie forensique, la balistique forensique ou encore la physique forensique. Le voyage à l’intérieur de ce monde fournit, entre autres, des nouvelles expériences touchant à la chirurgie de guerre, la recherche et l’exploitation des fosses communes aussi bien qu’aux blessures contondantes ou par arme à feu analysées d’un point de vue physique et médical au même temps.

Quel que soit le type de cas, le fil rouge reste l’interdisciplinarité de ce domaine; par exemple, lors de la découverte d’une fosse commune, un travail complexe de répertoire, classification et préservation des traces doit être mis en place tout en assurant la continuité de la preuve. L’investigation se poursuit ensuite sous la directive d’un anthropologue qui est chargé de mettre en évidence des éventuelles traces de violence interpersonnelle en interprétant correctement les différentes lésions osseuses qui ne sont pas toujours le résultat d’une action criminelle. Ce processus demande bien évidemment un travail interdisciplinaire ainsi que l’intervention d’autres spécialistes notamment en imagerie forensique, balistique, physique, archéologie et autres encore.

En conclusion, la recherche interdisciplinaire et l'amélioration des techniques et des méthodes peuvent contribuer à mettre en lumière d’avantage de cas criminels non résolus. Dans ce cadre, le travail interdisciplinaire entre les anthropologues légistes et d'autres domaines comme par exemple le physicien légiste ou les experts en armes à feu joue un rôle important dans les recherches médico-légales.

Objectifs d’apprentissage

Connaissances
1. Faire le lien entre la médecine, la médecine forensique et les aspects innovateurs apportés par ce séminaire.
2. Ouvrir des nouvelles expectatives professionnelles et varier le domaine d’application des connaissances apprises pendant le cursus universitaire.
3. Identifier le potentiel de la formation scientifique dans des domaines méconnus ou peu connus à l’heure actuelle.

Attitudes
1. Ouverture vers des aspects particuliers et parfois innovateurs liés à un domaine plus traditionnel.
2. Attitude basée sur l’ouverte d’esprit, l’interdisciplinarité et la découverte.

Compétences et savoir-faire
1. Prise de conscience de la multidisciplinarité existante dans le domaine de la médecine forensique
2. Élargir le propre point de vue sur des activités peu connues mais qui peuvent devenir de grand intérêt une fois terminé le cursus universitaire

OPT 34 De la Santé Planétaire à la pratique clinique - cours inter-cantonal avec l'UNIGE
LES COURS AURONT LIEU ALTERNATIVEMENT À LAUSANNE ET À GENÈVE
Coordinateur

Prof Yves Jackson, Service de médecine de premier recours HUG et Université de Genève

Prof Nicolas Senn, Département de médecine de famille, Unisanté

Discipline 

Santé environnementale, durabilité, pratique clinique ambulatoire

Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

Les dégradations environnementales et les changements climatiques sont des enjeux majeurs pour la santé des populations. Le concept de Santé Planétaire (Planetary Health) révèle l’importance de l’interdépendance des êtres vivants humains et non-humains avec l’environnement naturel et souligne l’impact sur la santé humaine des dégradations environnementales causées par l’homme.
Si les enjeux globaux de santé publique liés aux dégradations environnementales sont bien connus, il est plus difficile de bien comprendre comment ces différents aspects peuvent être abordés à un niveau local et en pratique clinique. Cela peut prendre différentes formes, comme l’adaptation (ex : prendre en charge les pathologies liées au réchauffement climatique), la mitigation (ex : adapter les comportements individuels afin de diminuer l’empreinte environnementale) ou simplement apporter de l’information scientifiquement fondée auprès des patients et de la population. La situation actuelle questionne également les rôles et responsabilités des institutions et des professionnels de la santé
Le cours a pour objectif général de permettre aux étudiants en médecine de mieux comprendre les enjeux liés à cette thématique, à réaliser l’influence que cela peut avoir sur leur pratique clinique et de développer une réflexion ainsi que des actions concrètes dans ce domaine. Il propose une approche transdisciplinaire (médicale, éthique, sociale, etc.) afin de permettre aux étudiant.es d’appréhender la problématique de manière globale.
S’inscrivant dans une collaboration des Universités de Genève et de Lausanne, il a été mis sur pied sous l’impulsion d’un groupe d’étudiants de ces deux Universités. Les cours se tiennent alternativement à Genève et Lausanne. Les étudiant.es peuvent solliciter une aide financière pour couvrir les frais de déplacement.

Objectifs d’apprentissage

Connaissances

  • Connaitre les concepts de santé planétaire/One health
  • Comprendre les mécanismes des dégradations environnementales et des changements climatiques, y compris le lien avec le fonctionnement des systèmes de santé
  • Connaitre les principaux impacts des dégradations environnementales et des changements climatiques sur la santé humaine et animale
  • Comprendre le concept de limites planétaires et des liens avec les enjeux sociaux et d’équité des soins
  • Comprendre le concept de co-bénéfices santé-environnement

Attitudes

  • Être ouvert à une approche différente de la santé
  • Pouvoir travailler dans un contexte interprofessionnel et intersectoriel
  • Elaborer une réflexion personnelle sur la thématique du lien entre santé et environnement

Compétences et savoir-faire

  • Développer des compétences de communication avec les patients et la population par rapport à ces thématiques
  • Réfléchir sur les actions à mener en milieu de soins et sur systèmes de santé
OPT 35 Chirurgie minimal invasive – une approche transversale
Coordinateur

Constantin TULEASCA, MD-PhD, PD&MERc
(Service de Neurochirurgie et Centre Gamma Knife)


Tobias Zingg, FACS, FEBS, PD&MERc
(Service de Chirurgie Viscérale)

Discipline 

Chirurgie

Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

Durant les 3 dernières décennies, l’avènement des techniques mini-invasives a profondément changé et révolutionné la pratique de la chirurgie. À l'inverse de la chirurgie traditionnelle, la chirurgie minimale invasive permet au chirurgien d’attendre une cible par des incisions minimes (voir même en absence d’incision) grâce à l’utilisation de l’imagerie moderne (y compris vidéo-assistée).  Elle est associée à moins de douleur, une durée d’hospitalisation réduite ainsi que moins de complications, avec donc une récupération beaucoup plus rapide. Ceci est possible grâce à des innovations continues dans des différents sous-domaines de la chirurgie. L’approche minimale invasive est appliquée avec succès dans la chirurgie générale (chirurgie du colon, vésicule biliaire, bypass gastrique), chirurgie cardiaque (mini-thoracotomie pour remplacement valvulaire), neurochirurgie (radio-neurochirurgie, approches combinées avec chirurgie subtotale et radio-neurochirurgie sur la partie tumorale résiduelle pour préservation fonctionnelle, endoscopie), radiologie interventionnelle (traitement des anévrismes cérébraux), chirurgie thoracique (thoracoscopie assistée par l’image), chirurgie spinale (système MetrX, endoscopie, fixations percutanées), urologie (endourologie, résections rénales par laparoscopie, transplantation rénale) etc.

Ce cours à option propose, avec des intervenants de plusieurs disciplines, une réflexion active et participative sur l’évolution des techniques chirurgicales ainsi que leurs enjeux au cours du temps afin de limiter la morbidité et la mortalité de nos patients.

Objectifs d’apprentissage
Connaissances

Objectifs généraux :

  1. Identifier les principes de base d’un traitement minimal invasif
  2. Équipement utilisé en chirurgie minimale invasive (imagerie et dispositifs)
  3. Identifier deux indications principales (au libre choix)

 

Objectifs spécifiques :

  1. Énumérer les bénéfices et les risques pour le patient et le chirurgien de la chirurgie minimale invasive (vision globale)
  2. Techniques de base en laparoscopie
  3. Techniques de base en radio-neurochirugie
  4. Technique de base en chirurgie spinale
  5. Monitoring peropératoire
  6. Surveillance postopératoire
Attitudes
  1. Capacité à discuter et présenter les différentes modalités de prise en charge (chirurgie minimale invasive versus chirurgie conventionnelle)
  2. Considérer le patient dans sa globalité et proposer un plan de traitement adapté à ses besoins spécifiques
Compétences et savoir-faire
  1. Présentation orale en petits groupes de 3-4 étudiants d’une technique minimal invasive sur réflexion d’un cas clinique
  2. Débats et échanges

Cours à option interprofessionnel en collaboration avec la Haute Ecole de la Santé de La Source - Semestre de printemps

OPT 51 Bonnes pratiques interprofessionnelles en nutrition clinique
Coordinateur

Prof D. Truchot-Cardot : Médecin nutritionniste, Professeure ordinaire HES. Institut et Haute Ecole de la Santé La Source
Mme N. Baudat, Maître enseignement HES-SO, diététicienne

Discipline  Médecine interne et soins infirmiers
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor
La nutrition rassemble l’ensemble des connaissances de la physiologie de l’alimentation et du métabolisme, ainsi que des notions associées aux pathologies et à leur interprétation pour la conduite des thérapeutiques nutritionnelles spécifiques.
Elle nécessite une action transversale sur l’ensemble des spécialités médicales et un dialogue constant inter professionnel.
Tant au niveau hospitalier, qu’en institution ou au domicile, le dépistage précoce et la prise en charge optimisée permettent de :
  • diminuer la mortalité péri-opératoire et hospitalière, les infections nosocomiales, la durée moyenne d’hospitalisation
  • lutter contre le retard à la cicatrisation et les troubles trophiques secondaires
  • favoriser le retour et/ou le maintien à domicile
  • améliorer la qualité de vie des patients
  • prendre en charge les problèmes spécifiques des patients de tout âge ou atteints de pathologies chroniques
Objectifs d’apprentissage

Aider les futurs praticiens dans la prise en charge nutritionnelle interprofessionnelle de leurs patients et dans leur rôle de conseil face aux préoccupations de la population en termes d’équilibre alimentaire, de qualité des produits de complémentation, de maintien d’un bon état de santé et de prévention nutritionnelle.

Connaissances

  • Détecter, évaluer et prendre en charge la dénutrition / malnutrition à domicile, en institution et à l’hôpital et quelques mesures en matière d’éducation thérapeutique nutritionnelle
  • Entreprendre des actions de promotion de la santé et de prévention des maladies chroniques dans le cadre nutritionnel, ainsi que quelques clés d’action dans des problématiques spécifiques (syndrome métabolique, obésité de l’adulte et de l’enfant, nutrition dans le cadre du vieillissement ou au cœur de certaines pathologies chroniques (insuffisance respiratoire, rénale, hépatocellulaire ou cardiaque, diabète, hypertension artérielle, maladie coronarienne et dyslipidémies)
  • Comprendre l’impact de la nutrition dans le cadre des allergies et intolérances alimentaires, mais aussi de situations transversales telles que : pathologies cancéreuses et thérapeutiques antimitotiques ; réanimation nutritionnelle et place de la nutrition dans la fin de vie
 
Attitudes, compétences et savoir-faire
  • Se positionner dans son champ professionnel
  • Evaluer les prises alimentaires et l’état nutritionnel tout au long de la vie et développer leur action dans une démarche nutritionnelle éducative et préventive
  • Maîtriser les principes relatifs à la supplémentation nutritionnelle orale et artificielle (entérale et parentérale)
  • Développer la prise en charge spécifique d’un patient relativement aux nouvelles règles hygiéno-diététiques dans des contextes spécifiques
  • Mener une réflexion éthique interdisciplinaire autour de la nutrition, de l’adhésion au projet thérapeutique/préventif en envisageant des stratégies d’intervention diversifiées.

TOP ^

OPT 52 Evaluation clinique: détection des signes d’alerte et prise en charge initiale
Coordinateur

Dr Olivier Pantet, Dr Nawfel Ben Hamouda, Dr Vincent Darioli, M. L. Spycher, M. R. Salgado, Mme C. Borloz, M. D. Pasquier, Dr Marie Guinat

Discipline  Médecine interne et soins infirmiers
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor

En situation d’urgence l’évaluation clinique joue un rôle majeur. Via une anamnèse ciblée et un examen physique structuré et précis, elle permet d’orienter toute la prise en charge, en particulier : les examens complémentaires, les mesures thérapeutiques, le suivi immédiat et ultérieur, le recours à d’autres professionnels, l’information des proches, etc.

  • Le contexte de l’urgence, avec sa temporalité immédiate et la potentielle gravité des pathologies, notamment la menace vitale, exige des professionnels médecins et infirmiers des connaissances théoriques approfondies, des compétences techniques, une maîtrise de soi, des capacités de communication en situation de stress, une rapidité de réflexion et d’action performante. L’accent sera notamment mis sur les signaux d’alarme qui doivent engendrer des réponses rapides et adéquates.
  • La recherche démontre l’importance de la collaboration entre médecins et infirmiers pour détecter au plus vite toute péjoration ou amélioration de l’état de santé d’une personne. Cela permet une prise en charge interprofessionnelle plus rapide et efficiente, dont les bénéfices sont : l’anticipation sur l’éventuelle péjoration de l’état de santé du patient, la réduction du temps d’hospitalisation et des coûts de la santé.
Objectifs d’apprentissage

Connaissances

  • Connaître les principaux signes d’alertes cliniques touchant le système cardio-vasculaire, respiratoire et neurologique
  • Expliciter les mécanismes de décompensation des divers systèmes de l’organisme
  • Porter un regard critique sur les responsabilités des différents professionnels face à l’urgence.

Attitudes

  • Adopter une attitude professionnelle face à l’urgence par la maîtrise de soi afin de favoriser un climat de sécurité tant pour le patient que pour l’équipe interprofessionnelle
  • Renforcer la collaboration et le leadership lors de situation urgente

Compétences et savoir-faire

  • Evaluer par une anamnèse ciblée et un examen physique adapté un patient présentant un ou plusieurs des signes d’alerte tel que : douleur thoracique, dyspnée, douleur abdominale, trouble de l’état de conscience, hypotension, etc.
  • Analyser rapidement la situation dans le contexte du patient afin de récolter les éléments clefs indispensables à la mesure du degré d’urgence
  • Dégager les priorités d’intervention : mesures immédiates (position du patient, oxygénothérapie, etc.), examens complémentaires, alarme/appel
  • Assurer la surveillance du patient, proposer les mesures thérapeutiques ultérieures, suivre l’évolution des signes et symptômes
  • Gérer de manière interprofessionnelle les situations d’urgence
  • Intégrer des outils de communication rapide lors de la transmission des informations entre médecins et infirmiers
  • Répartir les tâches en fonction des rôles et champs de compétences tout en prenant en compte le contexte.

 

TOP ^

OPT 53 Collaboration interprofessionnelle dans le contexte clinique pédiatrique
Coordinateur

Judit Villoslada, Anne-Gabrielle Meylan 

Discipline  Pédiatrie
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor
  • L’enfance concerne une population hétérogène (de la naissance jusqu’à l’adolescence, 18 ans).
  • 10 à 20% des enfants vivant en Suisse risquent de développer des problèmes sanitaires ou sociaux
  • Selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP 2019), le bien-être physique, psychique, intellectuel et social des personnes jusqu’à l’âge de 26 ans constitue l’une des priorités de la politique sanitaire.
  • La prise en charge de l’enfant malade et de sa famille est complexe, en regard des âges distincts inhérents au développement psychomoteur de l’enfant et des besoins spécifiques de cette population.
  • Elle requiert de ce fait une équipe soignante compétente, soucieuse de s’adapter à la prise en soins spécifiques de l’enfant et de sa famille, et nécessite une collaboration interprofessionnelle efficace.
Objectifs d’apprentissage

Connaissances

  • Comprendre les principaux mécanismes physio-psychopathologiques en cause.
  • Envisager les données épidémiologiques.
  • Reconnaitre et interpréter les principaux signes, symptômes et risques spécifiques à la population pédiatrique.
  • Déterminer des interventions adaptées dans les domaines préventifs, thérapeutiques, et de promotion de la santé.
  • Maitriser le vocabulaire professionnel permettant de collaborer avec les différents professionnels.
Attitudes, compétences et savoir-faire
  • Concevoir des prises en charge qui tiennent compte des spécificités de l’enfant en termes de développement (physique, psychologique, affectif, sociocognitif, culturel…), qui mobilisent des connaissances anatomo-physio-psychopathologiques pertinentes, en utilisant des outils spécifiques adaptés.
  • Réaliser l’accompagnement de l’enfant et de sa famille dans une perspective systémique et interculturelle en tenant compte du contexte de santé et de maladie, ainsi que de l’impact de l’hospitalisation sur ces derniers.
  • Assumer une posture réflexive dans son rôle professionnel et un leadership au sein de l’équipe interdisciplinaire assurant la continuité et la sécurité des soins.
  • Assurer une communication et une coordination interprofessionnelles efficientes en reconnaissant et en respectant les compétences de chacun.

TOP ^

OPT 56 Droits humains et alternatives à la contrainte en psychiatrie
Coordinateur Conod Nathalie : Institut et Haute Ecole de la Santé La Source

Stéphane Morandi : Médecin adjoint, service de psychiatrie communautaire, MER

Discipline  Psychiatrie
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor
  • La Suisse a ratifié la Convention des Nations Unies pour les droits des personnes avec handicap (United Nation’s Convention on the Rights of Persons with Disabilities - CRPD). La ratification de cette convention a de nombreuses implications pour les soins en psychiatrie et offre des opportunités pour des changements importants dans ce domaine. L’objectif général de la convention est de promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées et de promouvoir le respect de leur dignité intrinsèque. « Par personnes handicapées on entend des personnes qui présentent des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables dont l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres ». Le handicap n’est plus défini par une autorité mais par l’altération de la participation pleine et effective à la société. Il est le résultat d’une interaction avec des obstacles à cette participation. Cela implique de faire des aménagements pour lever ces barrières dans l’organisation des services, pour faciliter l’accès aux soins et se coordonner avec les différents acteurs dans la communauté qui peuvent favoriser la participation pleine et effective à la société. L’inclusion sociale devient un objectif des interventions thérapeutiques.
  • L’article 12 stipule que « les personnes handicapées jouissent de la capacité juridique dans tous les domaines, sur la base de l’égalité avec les autres ». Dans l’esprit de travailler à la levée des barrières, « les états parties prennent des mesures appropriées pour donner aux personnes handicapées l’accès à l’accompagnement dont elles peuvent avoir besoin pour exercer leur capacité juridique ». Le commentaire général associé à l’article 12 considère le déni de la capacité́ juridique des personnes handicapées et leur traitement et/ou détention dans des institutions sans leur consentement ou avec seulement le consentement d’une personne habilitée à se substituer à eux, comme contrevenant à l’article. L’article et le commentaire se positionnent clairement contre les soins sous contrainte, encore particulièrement préoccupants en psychiatrie. Cette position tranchée est source de beaucoup de controverses, notamment de la part des milieux cliniques ne voyant pas comment un tel article et surtout son commentaire pourraient être appliqués dans des circonstances cliniques où la personne n’aurait pas sa capacité de discernement.
Objectifs d’apprentissage

Connaissances

 

  • Connaître les lois et règlements qui régissent les droits des patients et les variations cantonales pour la Suisse romande ;
  • Développer les connaissances autour des notions de contraintes, de contraintes perçues, de décisions partagées, de recherche d’alternatives ;
  • Comprendre la nécessité de l’interprofessionnalité pour rechercher des solutions pour dépasser les enjeux et conflits posés par le recours à la contrainte et les droits des patients.

Attitudes, Compétences et savoir-faire

 

  • Adopter une posture curieuse et active dans la recherche de solutions pour développer des alternatives à la contrainte et soutenir les droits des patients ;
  • Adopter une posture ouverte par rapport aux compétences des différents intervenants du champs de la psychiatrie
  • Négocier des solutions en collaboration avec les différents partenaires

TOP ^

OPT 57 Evaluation clinique de la personne âgée
Coordinateur

Ortoleva Claudia: Professeure ordinaire HES. Institut et Haute Ecole de la Santé La Source
Audrey Deprez: Maître d’enseignement HES. Institut et Haute Ecole de la Santé La Source

Discipline  Médecine
Période d'enseignement  Semestre de printemps – 3e année Bachelor
  • Le vieillissement de la population est une réalité à laquelle le monde doit se préparer en vue de ces prochaines années. En 2050, l’Europe sera le continent le plus touché, et la Suisse ne dérogera pas à la règle. Ainsi, en Suisse, la population âgée ne cesse d’augmenter en nombre et de voir son espérance de vie d’avancer. Dans le canton de Vaud, les prévisions épidémiologiques estiment qu’une personne sur cinq sera âgée de plus de 65 ans d’ici 2040.
  • Pour assurer une prise en charge adéquate des patients âgés, une évaluation clinique complète et multidimensionnelle est nécessaire. En effet, une approche centrée sur le seul diagnostic est jugée trop réductrice pour déterminer les besoins de ces personnes dont les problématiques de soins peuvent être sous-tendues par une interaction de plusieurs morbidités physiques et psychiatriques, associées à des problématiques d’ordre social et relationnel. La collaboration interprofessionnelle doit donc être encouragé dès les phases d’évaluation du patient pour pouvoir développer un plan thérapeutiques commun centrés sur les besoins des patients.
Objectifs d’apprentissage
Connaissances

Pour différentes situations cliniques (p.ex : infarctus du myocarde, BPCO, état confusionnel, etc.) :

 

  • Procéder à un recueil complet, précis et structuré des données subjectives spécifiques à la personne âgée.
  • Maîtriser et adapter les techniques d’investigation spécifiques en tenant compte des besoins de santé de la personne âgée et/ou des alertes cliniques.
  • Utiliser des échelles d’évaluation des symptômes adaptées aux personnes âgées et au contexte de soins.
  • Développer une démarche d’analyse et de réflexion critique (jugement clinique) par rapport aux éléments recueillis lors l’évaluation clinique infirmière.
  • Argumenter les décisions prises et les choix effectués en référence aux connaissances scientifiques probantes.
  • Transmettre de manière précise, complète et structurée, oralement et par écrit les données de l’évaluation clinique infirmière.
 

 

Attitudes, compétences et savoir-faire

 

  • Connaître les effets du vieillissement normal sur les systèmes : cardiaque, respiratoire, abdominale, urinaire, neurologique et mental
  • Reconnaître les signes typiques et atypiques des problèmes de santé chez la personne âgée.
  • Disposer des connaissances nécessaires pour réaliser systématiquement, une évaluation clinique, complète ou ciblée, adaptée aux spécificités de la personne âgée.
  • Analyser et interpréter les éléments recueillis lors de l’évaluation clinique afin de se prononcer sur la normalité et la gravité de la manifestation.
  • Définir les priorités d’interventions pour assurer un suivi clinique sécuritaire.
  • Transmettre les résultats de l’évaluation clinique à l’équipe intra et inter disciplinaire, de manière précise, complète et structurée

TOP ^

Cours à option de 1re année master - Semestre d'automne

Pour consulter le choix de cours ici.

Cours de la Faculté de médecine de Genève

Veuillez vous référer au site de la Faculté de médecine de Genève pour le détail des cours ici.

Summer School

Deux Summer School du "PhD Programm in Cancer & immunology" de la Faculté de biologie et de médecine (3 crédits ECTS) sont disponibles et reconnus par l'Ecole Doctorale.

SS - Perspectives in Cancer Prevention, programme détaillé ici.

SS - Immunology course, programme détaillé ici.

Cours reconnus par l'Ecole doctorale

Formation préparatoire au MD-PhD, liste des cours reconnus ici.

Partagez:
Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV) Unisanté