Enjeux

Pourquoi ces inégalités ?

Comment expliquer que la proportion de femmes diminue de manière constante, notamment à partir de la phase postdoctorale ? Et pourquoi les hommes sont-ils davantage associés aux sciences exactes et naturelles que les femmes ? La ségrégation verticale et horizontale à l’université est le résultat de différents mécanismes, dont les effets ont tendance à se cumuler.

 

Niveau individuel

Au niveau individuel, les chercheuses peuvent avoir le sentiment qu’elles n’ont pas leur place dans certaines disciplines ou positions élevées où elles sont en minorité et ainsi préférer quitter le monde académique. Les dispositions individuelles des unes et des autres découlent d’une socialisation différenciée, qui implique que certaines compétences soient associées aux filles/femmes (par exemple, empathie, altruisme, gentillesse) et d’autres aux garçons/hommes (compétitivité, rationalité, leadership) et intériorisées comme telles depuis l’enfance.

 

Facteurs structurels et normatifs

Des facteurs structurels et normatifs interviennent également. Par exemple, en raison du manque de structures de garde pour les enfants en Suisse et du fait que les tâches familiales sont encore en grande partie assurées par les femmes, les chercheuses doivent souvent assumer (ou sont supposées devoir assumer) une double charge si elles veulent poursuivre une carrière académique et fonder une famille et/ou si elles ont des proches qui nécessitent des soins. Bien souvent, les calendriers familiaux et professionnels se court-circuitent et sont source de tensions importantes.

 

Eléments institutionnels

L’institution universitaire elle-même peut défavoriser les candidatures féminines en adoptant une vision typiquement masculine de la carrière scientifique. Par exemple, si l’excellence est définie comme un investissement intensif, linéaire et ininterrompu, les CVs féminins risquent d’être considérés comme moins compétitifs que ceux des hommes.

 

Biais et stéréotypes de genre

Finalement, étant donné que tout individu est soumis à des biais et des stéréotypes inconscients de genre, les candidatures féminines peuvent être injustement écartées lors des procédures de sélection et de nomination. Pour garantir des procédures justes et équitables, il est donc primordial de prendre conscience des mécanismes cognitifs qui peuvent biaiser le jugement.

En savoir plus sur les biais de genre.

Pour approfondir

Références scientifiques

Résultats de recherches menées à l'UNIL


Autres publications


Regarder/Ecouter

Biais de genre dans le monde académique
Bonnes pratiques et outils

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