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Caroline Pot

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Version du:  11.09.15
Par: Caroline Ronzaud /
Communication FBM
 

Caroline Pot, professeure assistante boursière FNS

Médecin neurologue et clinicienne chercheuse, Caroline Pot s'intéresse à l’étude de la sclérose en plaques. Elle cherche notamment à évaluer le rôle des métabolites du cholestérol et de leurs interactions avec la flore et l'immunité intestinales dans le développement de cette maladie. Caroline Pot a été nommée professeure assistante boursière du FNS au Service de neurologie, Département des neurosciences cliniques en affiliation avec le Service d’immunologie et d’allergologie du CHUV dès le 1er septembre 2015.

Née en 1976 et de nationalité suisse, Caroline Pot étudie la médecine à l’Université de Genève et obtient son diplôme en 2000. Elle débute son activité clinique comme interniste au Département de médecine interne des HUG (2002-2003), puis au Service de neurologie du même hôpital (2003-2008). En parallèle, la jeune médecin effectue son doctorat à l’Institut de recherche sur le cerveau de l’Université de Zurich, sous la direction du Prof. M.E. Schwab (2001-2004). Elle s’intéresse à la fonction de la protéine Nogo-A, impliquée notamment dans la régulation de la croissance neuronale.

En 2008, Caroline Pot obtient une bourse de chercheur avancé du FNS et rejoint le groupe du Prof. V.K. Kuchroo au Centre des maladies neurologiques du Brigham Women's Hospital de la Harvard Medical School de Boston (USA). Pendant trois ans, elle étudie le rôle des lymphocytes T régulateurs1 et de l’interleukine 272 dans le cadre de l’encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE)3.

Ses découvertes lui permettent ensuite d’obtenir un poste de cheffe de clinique scientifique au Département NEUCLID des HUG en affiliation avec le Département de pathologie et immunologie de l’UNIGE. Elle débute alors sa recherche indépendante grâce à l’obtention de plusieurs financements prestigieux, notamment une bourse Marie Curie (2011), un financement du FNS (2012) et une bourse EMBO (2012). En parallèle, la médecin travaille dans l’Unité des consultations en neuro-immunologie et sclérose en plaques (SEP). Elle obtient son titre fédéral de spécialiste en neurologie en 2013.

Récemment, la jeune chercheuse remporte un subside de professeure boursière du FNS, effectif dès le 1er septembre 2015, lui offrant la possibilité de poursuivre ses travaux au sein du Département des neurosciences cliniques du CHUV. Dans ce cadre, les travaux de Caroline Pot visent à étudier les effets des dérivés lipidiques, en particulier des métabolites du cholestérol, sur l’inflammation dans la SEP et son modèle murin EAE.

Chez les patients atteints de cette maladie, le système immunitaire attaque de façon erronée le cerveau et la moelle épinière, entraînant des déficits neurologiques parfois irréversibles. Le lien entre la perturbation du métabolisme des lipides et le développement de maladies auto-immunes, dont fait partie la sclérose en plaques, a été récemment proposé. Cependant, les mécanismes biologiques sous-jacents restent peu étudiés. Les recherches menées par Caroline Pot ont déjà permis d’établir un rôle pro-inflammatoire des métabolites du cholestérol, les oxystérols, dans l’EAE en promouvant la migration des cellules inflammatoires vers le système nerveux central. La scientifique propose maintenant d’étudier le rôle des oxystérols sur l’immunité et la flore intestinales pendant l’EAE et la SEP en postulant que ces dernières participeraient à la pathogénicité des lipides. En effet, des modifications du microbiote intestinal semblent impliquées dans le développement de l’inflammation dans l’EAE et la SEP.

Dans un deuxième temps, Caroline Pot ambitionne de moduler le métabolisme des lipides par l’alimentation dans l’idée de mieux comprendre le possible effet des approches diététiques lors de maladies auto-immunes. Cette recherche permettrait d’ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques et de conduire, entre autres, à une réévaluation des approches diététiques non seulement dans un modèle murin, mais aussi chez les patients atteints de SEP. Elle poursuivra son activité clinique dans le Service de neurologie au CHUV avec un intérêt particulier pour la neuro-immunologie.

Considérée par ses pairs comme une scientifique hors-norme, la chercheuse a publié dans plusieurs revues scientifiques de référence comme :

  • Nature Immunology (2010),
  • PNAS (2013),
  • Journal of Autoimmunity (2015),
  • Neurology (2005, 2008),
  • Journal of Cell Biology (2002).

Caroline Pot est également impliquée dans l’enseignement pré- et post-gradué de la sémiologie clinique, la neurologie et la neurochirurgie aux HUG.

 

1Lymphocytes T régulateurs : cellules du système immunitaire inhibant la prolifération des lymphocytes T effecteurs responsables de l’immunité cellulaire.
2Interleukine 27 : protéine de la famille des cytokines impliquée dans la régulation des lymphocytes B et T.
3Encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE) :modèle murin de sclérose en plaques utilisé en laboratoire.

 

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