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Jacques Beckmann

beckmann_ph.jpeg (Professeur Jacques Beckmann)© Willy Blanchard,
CEMCAV

 

Biographie
> 1946 Naissance à Anvers, Belgique
> 1968 Master of Sciences en chimie, Université Libre de Bruxelles
> 1974 PhD en biochimie à l’Institut Weizmann, Rehovot, Israël
> 1991-1994 Directeur de recherche à la Fondation Jean Dausset au CEPH, Paris
> 1992-1993 Editeur de la base de données génomique pour le chromosome 15
> 1995 Qualification au titre de professeur des universités par le Ministère français de l’éducation supérieure
> 1997 Directeur scientifique associé du Généthon, Evry, France
> 1998-2000 Directeur général associé du Centre national de génotypage, Evry, France
> 2000-2002 Chaire de génétique moléculaire à l’Institut Weizmann, Rehovot, Israël
> 2002-2012 Professeur ordinaire de l’UNIL et chef du Service de génétique médicale du CHUV
> 2005-2012 Fondateur et directeur du Département de génétique médicale de l’UNIL

Jacques Beckmann nommé professeur honoraire de la FBM

Scientifique généreux, fédérateur de la génétique au CHUV et à l’UNIL, Jacques S. Beckmann ("Jacqui") a restructuré et dirigé durant dix années le Service de génétique médicale du CHUV. Il a parallèlement créé en 2005 le Département de génétique médicale de l’UNIL. Sous son impulsion, une relève académique de qualité s’est développée, tant en clinique qu’en recherche fondamentale. Il a été nommé professeur honoraire de l’UNIL à compter du 1er octobre 2012.

La relation entre Jacques Beckmann et la Suisse commence quatre années avant sa naissance, un 17 juillet 1942, lorsque ses parents, juifs d’Anvers, traversent illégalement le Doubs pour se réfugier en pays neutre. "Sauve-toi, la vie t’appelle" dirait Boris Cyrulnik. C’est ainsi qu’ils survivent à la guerre dans des camps de réfugiés, aidés par des Suisses bienveillants, dont le lieutenant Pierre Galay, qui fut le plus remarquable. "Savoir saisir sa chance quand elle passe" est une devise que Jacques Beckmann, né à Anvers au sortir de la guerre, saura faire sienne.

Après des études de chimie à Bruxelles, il rejoint l’Institut Weizmann (Israël) pour y réaliser un PhD en biochimie, qu’il soutient en 1974. Les formidables développements scientifiques de l’époque, en matière de génétique, éveillent son enthousiasme de chercheur. Il partage sa passion avec des collègues auxquels il est, aujourd’hui encore, lié par une amitié sincère. Après des stages postdoctoraux à Edimbourg (Grande Bretagne) et à l’Université de Californie de San Diego (USA), il revient en Israël en 1978 au sein du Plant Genetics and Breeding Institute du Centre Volcani dirigé par le prof. Rafi Frankel. À cette même époque, il devient également membre de la Division de génétique de l’Université hébraïque de Jérusalem. Il s’y associe au prof. Morris Soller et s’y initie à la génétique statistique.

En 1990, il s’envole pour Paris, pour un séjour de six mois qui durera finalement dix ans. La génétique humaine devient alors son pôle d’intérêt et il obtient le poste de directeur de recherche à la Fondation Jean Dausset au Centre d’études du polymorphisme humain (CEPH) en 1991. Dès 1994, il s’implique dans le Comité de Direction scientifique du Généthon dont il deviendra directeur scientifique ad intérim de 1997 à 1999. Durant sa carrière française, il décroche en 1995 le titre de professeur des universités et une habilitation à diriger des recherches. Il dirige également, de 1997 à 1998, une unité de recherche du CNRS, avant de devenir directeur général associé du Centre National de Génotypage (CNG), centre qu’il crée avec le prof. Mark Lathrop, en 1998.

En 2000, il est de retour en Israël comme professeur ordinaire en génétique moléculaire à l’Institut Weizmann. Là, il s’intéresse, entre autres, à définir de nouveaux algorithmes permettant de faire des prédictions de structure, alliant ainsi génomique et protéomique.

En 2002, Jacques Beckmann est choisi par l’UNIL-CHUV pour fédérer et diriger la génétique médicale lausannoise. Nommé professeur ordinaire de l’UNIL, il prend les rênes du Service de génétique médicale du CHUV et entreprend de créer le Département de génétique médicale de l’UNIL. Dès son arrivée, il s’efforce d’établir une relève de qualité et s’entoure de jeunes chercheurs et de jeunes cliniciens prometteurs. Il relève les défis d’un service hospitalier en pleine restructuration, tant du point de vue humain que technologique. L’émergence de nouveaux outils de génomique et de bioinformatique permet alors d’entrevoir des possibilités exceptionnelles pour la recherche. Avec son talent de chercheur et de visionnaire, Jacques Beckmann développera pour la clinique des services diagnostiques d’avant-garde.

Au-delà de ses recherches sur les maladies monogéniques, ses travaux ont permis de franchir un pas décisif dans la compréhension de l’importance de variants génétiques rares dans des pathologies communes comme l’obésité et le sous-poids sévère, ou encore l'autisme et la schizophrénie.

À l’heure de son honorariat, Jacques Beckmann se lance dans un nouveau défi avec l’Institut suisse de bioinformatique (SIB). Dans un futur proche, les cliniciens seront immanquablement confrontés à l’ensemble des données génétiques d’un patient, sans mentionner les données épigénétiques, transcriptomiques et métabolomiques. Le tsunami de données qui en résulte pose de nouveaux défis techniques, analytiques, éducatifs et éthiques, aussi bien aux chercheurs qu’aux cliniciens. En décembre 2012, Jacques Beckmann a été nommé chef du projet «Clinical Bioinformatics» qui a pour but de faciliter les échanges et les développements dans ce domaine pionnier.

Communication FBM

 

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