Jacques Gasser

gasser.jpg
© droits réservés

Version du 15 août 2017

Jacques Gasser, professeur ordinaire

Médecin psychiatre et historien, Jacques Gasser est un spécialiste des questions de psychiatrie légale. Il est directeur du Département de psychiatrie du CHUV et médecin chef de l’Institut de psychiatrie légale. Il est devenu professeur ordinaire à la Faculté de biologie et médecine (FBM) de l’UNIL le 1er août 2017.

La trajectoire de Jacques Gasser, c’est un peu l’histoire d’une combinaison réussie entre médecine et sciences humaines. Même si au départ, il y a une hésitation: après des études de médecine à Lausanne, il part pour Paris, à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), où il obtient un Diplôme d’études approfondies en psychologie, puis réalise une thèse sur l’histoire de la neurologie, centrée sur le personnage de Jean-Martin Charcot.

Jacques Gasser hésite alors entre une carrière d’historien et de médecin. Il se décide pour la seconde, notamment parce qu’il tient à rester en contact avec les patients. Il revient en Suisse et obtient son titre de spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Mais il continue néanmoins à travailler à mi-temps pour les instituts d’histoire de la médecine de l’Université de Zurich et de Lausanne. Il fait un stage d’étude au Wellcome Institute for the History of Medicine, à Londres.

La psychiatrie l’amène à la psychiatrie légale. Presque logiquement: «C’est un domaine proche des sciences humaines, puisqu’il met en relation le droit, la philosophie, la sociologie et la psychiatrie clinique», explique le professeur. Il participe très tôt à la réflexion autour des expertises psychiatriques dans le canton de Vaud, et devient une référence en la matière.

Ses recherches ont porté sur l’histoire de la neurologie, avec la publication d’un ouvrage remarqué chez Fayard, Aux origines du cerveau moderne, et sur l’histoire de l’eugénisme. Actuellement ce sont les liens entre la justice et la psychiatrie qui l’occupent (voir son ouvrage récent, écrit avec un juge fédéral, Le juge et le psychiatre. Une tension nécessaire). En rapport avec les neurosciences, il s’interroge également sur l’existence de bases biologiques aux comportements violents. Il s’intéresse enfin aux développements des droits des patients et plus particulièrement à la question de la «contrainte» en psychiatrie: «Peut-on contraindre quelqu’un pour son bien

Médecin psychiatre et historien, Jacques Gasser est aussi un homme de structure: il dirige depuis 2011 le Département de psychiatrie du CHUV. Un département important – 1500 collaborateurs – et complexe, puisque c’est seul département proprement «cantonal» du CHUV, étant donné qu’il comprend trois sites, les hôpitaux de Cery, Prangins et Yverdon-les-Bains et plus de 35 consultations ambulatoires.

Bio express

1956 Naissance à Morges
1982 Diplôme fédéral de médecin, Université de Lausanne
1985 Diplôme d’études approfondies en psychologie, école des Hautes études en Sciences Sociales (EHESS), Paris
1990 Doctorat de l’EHESS, section d’histoire
1995 Titre suisse de spécialiste en psychiatrie et psychothérapie
2004 Professeur associé de l’Université de Lausanne, au Département de psychiatrie et à l’Institut universitaire d’histoire de la médecine et de la santé publique (IUHMSP) du CHUV
2010 Médecin chef de l’Institut de psychiatrie légale du CHUV
2011 Chef du Département de psychiatrie du CHUV
2015 Membre de la Commission indépendante d’experts sur les internements administratifs, commission fédérale nommée par le Conseil fédéral
2017 Professeur ordinaire de l’UNIL

Par: Nicolas Berlie/Communication FBM

TOP ^

Partagez:
Rue du Bugnon 21 - CH-1011 Lausanne
Suisse
Tél. +41 21 692 50 00
Fax +41 21 692 50 05
chuv-logo.svg