Matthew Robinson

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Version du 16 février 2017

Matthew Robinson, professeur assistant en PTC

Spécialiste de la génétique quantitative, Matthew Robinson travaille à l’interface entre la génétique des populations, la biologie de l’évolution, la génétique médicale et la bioinformatique. Il a été nommé professeur assistant en prétitularisation conditionnelle au rang de professeur associé au Département de biologie computationnelle de l’UNIL dès le 1er mars 2017.

Les travaux de recherche de Matthew Robinson se basent sur l’utilisation et l’analyse interdisciplinaire de grandes quantités de données génétiques et phénotypiques humaines, issues par exemple d’études d’association pangénomiques1 ou de l’étude de larges cohortes. La génétique du vieillissement constitue un des axes de recherche du scientifique. Il a notamment comparé les génomes de membres d’une même famille ou d’individus sans lien de parenté pour mesurer l’hérédité de l’index de masse corporelle.

Le chercheur s’intéresse également à la modélisation des effets délétères de l’endogamie2 sur la longévité, l’âge de la ménopause, les fonctions cognitives et la performance physiologique. Dans ce cadre, Matthew Robinson étudie également le rôle de facteurs environnementaux, tels que l’âge de la mère et le poids à la naissance. Un autre axe de recherche vise à comprendre l’origine génétique de la différenciation entre les populations humaines, et notamment le rôle de la sélection génétique. Pour cela, le chercheur analyse de larges cohortes ainsi que des échantillons d’ADN humains anciens. Ceci lui a notamment permis de générer le premier portrait spatio-temporel de l’adaptation et de la différenciation génétique des populations humaines.

Par ailleurs, Matthew Robinson cherche à comprendre comment, dans le cadre de l’homogamie, les couples humains se choisissent et si le mécanisme impliqué est plutôt d’origine phénotypique (par exemple selon des similarités ou dissemblances physiques) ou sociale, voire environnementales. Il a entre autres mis en place une nouvelle approche analytique pour démontrer que le choix du partenaire selon la taille et l’index de masse corporelle est plutôt d’origine phénotypique et non sociale.

Matthew Robinson focalise également ses efforts dans le domaine de la médecine personnalisée, notamment pour le développement d’une nouvelle méthode pour améliorer la prédiction des maladies sur la base de données génétiques. Enfin, le jeune professeur s’intéresse aux effets de la génétique des mères sur la santé de leurs enfants et a mis en place une méthode innovante pour les étudier. Il prévoit d’analyser une cohorte à Lausanne et d’examiner, entre autres, le rôle des mutations de l’ADN mitochondrial de la mère, ainsi que les effets des interactions génétiques entre l’enfant et l’environnement microbien.

L’expertise de Matthew Robinson est reconnue au niveau international et a déjà été récompensée, entre autres, par deux bourses prestigieuses du Natural Environment Research Council du Royaume-Uni (2010 et 2012) et un financement de l’Australian Research Council (2015). Le scientifique a publié deux chapitres de livres et une vingtaine d’articles dans des revues scientifiques de référence, telles que Nature Genetics (deux fois en 2016 et deux fois en 2015), Ecology Letters (2012, 2013), Molecular Ecology (2015 et deux fois en 2013), Current Biology (2008) et Trends in Genetics (2014). Il est par ailleurs très impliqué dans l’enseignement pré- et post-gradué et a supervisé plusieurs étudiants de master et de doctorat.  

1Etudes d’association pangénomiques (en anglais : Genome Wide Associassion Studies (GWAS)) : Analyse de variations génétiques sur l’ensemble du génome de nombreux individus afin d’étudier leur corrélation avec un trait phénotypique.

2Endogamie : choix du partenaire de reproduction au sein d’un même groupe social défini (lignage, village, tribu…).

Bio express

1982 Naissance au Canada
2004 Master en biologie, Université de Manchester, Royaume-Uni
2008 Thèse de doctorat en génétique quantitative, Université d’Edimbourg, Royaume-Uni
2008-2009 Post-doctorat, Université de Sheffield, Royaume-Uni
2009-2010 Post-doctorat, Université Uppsala, Suède
2010-2013 Chef de groupe junior, Natural Environment Research Council (NERC), Université de Sheffield, Royaume-Uni
2013-2017 Chef de groupe junior, Groupe de génétique quantitative, Centre de neurogénétique et génomique statistique, Queensland Brain Institute, Université du Queensland, Australie
dès 2017 Professeur associé de l’UNIL au Département de biologie computationnelle

Par: Caroline Ronzaud/Communication FBM

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