Merci!

25 juin 2020

La nuit est tombée: cette nuit s'appelle Covid-19. Elle s'est accompagnée d'un grand vide de lumière, d'absence. Malgré tout, dans ce noir, sont apparues des étoiles. Toutes celles que, absorbés par notre quotidien, nous oublions de voir, en oubliant de lever la tête et le nez de nos écrans.

Ces étoiles, ce sont les invisibles d'avant le Covid-19. Ce sont les réceptionnistes, les téléphonistes, les infirmières, les infirmiers, les aides, les nettoyeuses, les nettoyeurs, les transporteuses, les transporteurs, les vendeuses, les vendeurs, les postières, les postiers, les employées et les employés des transports publics, les livreuses, les livreurs, les agricultrices et les agriculteurs.

Toutes ces personnes que nous avons comme «redécouvertes» pendant la crise, elles qui se sont révélées essentielles, indispensables. Ces femmes et ces hommes que trop souvent l'on ne regarde pas, ou à peine, qui œuvrent dans l’indifférence, sont apparus dans cette obscurité comme une nécessité, comme des étoiles, des repères. Leur engagement est le fil qui nous relie, qui nous lie.

Je n’oublie pas la FBM: les mercis s’étendent aussi à toutes celles et tous ceux qui ont permis de garder le cap, de maintenir la barque à flot. Celles et ceux qui ont joué le jeu en télétravail, dans des conditions parfois acrobatiques; et celles et ceux, je pense notamment aux animalières et animaliers, qui sont resté·e·s au front, sur la Cité hospitalière, à Epalinges, à Dorigny ou à Cery.

Nous entrons aujourd’hui dans une zone d’incertitudes; nous faisons face à un ennemi, lui aussi invisible, qui nous réserve sans doute encore des surprises. Il faudra s’adapter, il faudra faire preuve de souplesse et d’engagement.

Il faudra surtout se souvenir, alors que la lumière artificielle chasse à nouveau l’obscurité, que se rallument les projecteurs de la consommation, de la futilité, du chacun pour soi; qu’on amorce, prudemment, en tâtonnant un peu, le retour à une certaine – mais très incertaine – normalité; il faudra se souvenir des invisibles, de leur rayonnement, de leurs étoiles qui pâlissent, mais qui restent toujours essentielles. N’oublions pas la solidarité, n’oublions pas notre dette; n’oublions pas de lever la tête, de regarder.

Jean-Daniel Tissot, Doyen FBM

Suivez nous:  
Partagez:
Rue du Bugnon 21 - CH-1011 Lausanne
Suisse
Tél. +41 21 692 50 00
Fax +41 21 692 50 05
chuv-logo.svg