Richard Benton

| Questions personnelles | Questions professionnelles
 

Professeur ordinaire à la Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL
Centre intégratif de génomique de l’UNIL

Questions personnelles

Petit, vous vouliez être…?
Plus grand ! Peut-être musicien – je fais du violoncelle et du piano – mais je n’avais malheureusement pas assez de talent.

Votre livre de chevet?
Actuellement, L’inspecteur se met à table, de Pascal Rémy: cet ancien du Guide Michelin révèle les dessous du business.

Le film qui vous accompagne?
J’aime les films des studios britanniques Ealing, notamment ceux avec Alec Guinness.

Un ou une artiste qui vous inspire?
Canaletto, avec ses grands panoramas de Venise.

La ville de vos rêves?
Si je pouvais l’inventer, je prendrais un morceau de Paris pour la gastronomie, un morceau d’Edimbourg pour mon histoire personnelle et un morceau de New York pour l’énergie.

Un lieu, un jardin secret où vous aimez vous ressourcer?
Je fais mon jogging au bord du lac entre Morges et St-Prex, et il y a un endroit que j’aime particulièrement, avec le lac, de petites plages, la vue sur les montagnes…

La fleur que vous aimez?
Les orchidées. En particulier l’Ophrys abeille.

Un animal-totem?
Le tardigrade. Un animal incroyablement résistant, à la pression, aux températures extrêmes, au manque d’oxygène.

Quel don souhaiteriez-vous posséder?
Parler dix langues. J’en parle une et demie…

Et si vous aviez un superpouvoir?
Voyager dans le temps.

Vos héros/héroïnes dans l’Histoire?
Léonard de Vinci.

Et si vous étiez un personnage de fiction?
Peut-être un détective. Sherlock Holmes mais sans les dépendances, ou alors Colombo.

Technophile, technophobe?
Technophobe: si cela fonctionne, pourquoi changer?

Vos 3 priorités aujourd’hui?
Ma famille d’abord, les gens de mon équipe et de mon département ensuite et… moi-même. Je trouve important de garder des contacts sociaux, une vie en dehors du travail.

Votre devise?
Un slogan qui remonte à la Seconde Guerre mondiale: «Keep calm and carry on».

Votre rêve de bonheur?
Je pense à des vacances que nous avons faites en famille, en randonnée dans le Jura ou en Savoie, avec notre bagage chargé sur un âne. Sans wifi, sans technologie. Un pur plaisir.

Comment aimeriez-vous mourir?
Quand je serai prêt, et sans douleur.

Quelle forme de spiritualité vous inspire?
Je suis inspiré par la beauté et la complexité de la Nature, par les machines moléculaires, par leur «révélation» à travers la recherche.

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Questions professionnelles

Un facteur, une rencontre qui a déterminé votre carrière?
En ce qui concerne mes recherches actuelles, c’est un cadeau de Noël de ma maman en 2001. Un livre, Time, Love and Memory, la biographie de Seymour Benzer, notamment ses recherches sur la base génétique du comportement. Je l’ai dévoré en une seule fois. Il y avait une mouche sur la couverture…

Dans dix ans, vous vous verriez bien...?
En ce qui concerne mes recherches, faire quelque chose que je ne peux pas prédire aujourd’hui. Sinon, quel intérêt ?

Les 3 missions d’une Faculté de biologie et de médecine?
1. La recherche, c’est-à-dire des découvertes importantes, des perspectives sur le fonctionnement du monde
2. La formation d’une nouvelle génération de scientifiques
3. La communication vers la société.

En deux mots, pour vous, le CHUV/ l’Université c’est…?
Un potentiel incroyable. Ce que nous faisons est bien, mais il faut toujours avoir à l’esprit de faire mieux.

Entre recherche fondamentale et appliquée, où vous situez-vous?
Du côté fondamental. La curiosité est mon moteur.

Pour une recherche au service du patient/de la population ou plutôt de la connaissance?
On pourrait alléguer que, de toute manière, notre société repose sur la recherche, sur la connaissance, même si cela peut prendre des années entre une découverte et son application.

Comment définiriez-vous les défis actuels de la formation, de la transmission du savoir?
Stimuler la participation.

Un outil essentiel pour assurer une relève de qualité?
Être conscient de ses propres biais, essayer d’anticiper ce qui sera important demain.

Bien communiquer, c’est?
Avoir quelque chose à dire. Sinon, je préfère rester silencieux. Savoir aussi s’adapter à son interlocuteur.

Dans votre domaine de compétences, un projet qui vous tient particulièrement à cœur?
Pour ma recherche, le développement d’un nouveau modèle génétique, la Drosophila sechellia. Dans l’enseignement, j’ai récemment pris la direction du Master in Molecular Life Sciences; j’aurais donc plus de contacts avec les étudiants, et un suivi plus long qui me permettra, j’espère, de mieux les aider pendant leur formation et la suite de leur carrière.

Par Nicolas Berlie - Communication FBM
18 janvier 2019

 

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© Félix Imhof, UNIL

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