Philip Larkin

| Questions personnelles | Questions professionnelles
 

Professeur ordinaire de l’UNIL et Directeur académique de l’IUFRS
Titulaire de la Chaire Kristian Gerhard Jebsen de soins palliatifs infirmiers au Service de soins palliatifs et de support du CHUV

Questions personnelles

Petit(e), vous vouliez être…?
A vrai dire, j’ai suivi une formation pour être professeur de musique, en me spécialisant dans le chant grégorien et byzantin. Comment en suis-je arrivé à être infirmier, mystère!

Votre livre de chevet?
J’aime les polars historiques, les livres de Peter Tremayne, Paul Doherty ou encore Christian Jacq.

Le film qui vous accompagne?
The Hiding Place, un film qui relate la vie de Corrie ten Boom, une femme qui a caché des Juifs pendant la guerre, aux Pays-Bas, et dont toute la famille a été déportée. C’est un exemple, une leçon sur comment trouver la compassion en face d’une grande souffrance. J’ai d’ailleurs rencontré Corrie ten Boom il y a quelques années à Amsterdam.

Un ou une artiste qui vous inspire?
Paul Klee.

La ville de vos rêves?
Boston.

Un lieu, un jardin secret où vous aimez vous ressourcer?
Le monastère de Bec Hellouin, en Normandie.

La fleur que vous aimez?
La rose, plus précisément la variété Gertrude Jekyll.

Un animal-totem?
Pendant mon PhD, lors d’un stage en Alberta, je me suis un jour égaré, au volant de ma voiture, dans un parc national. J’étais complètement perdu. C’est alors qu’un loup a surgi et s’est planté devant ma voiture. Nous nous sommes fixés pendant vingt minutes. Un collègue d’Edmonton m’a dit qu’il devait s’agir de mon totem, qui était là pour me «garder». Cela me va.

Quel don souhaiteriez-vous posséder?
Voler. Je déteste les aéroports et j’y passe beaucoup de temps.

Et si vous aviez un superpouvoir?
Pouvoir disparaître dans certaines situations?

Vos héros/héroïnes dans l’Histoire?
Je n’en ai pas vraiment. Peut-être Gandhi? Ou alors Daniel O’Connell, un des premiers artisans de l’indépendance de l’Irlande.

Et si vous étiez un personnage de fiction?
Tintin.

Technophile, technophobe?
Ni l’un ni l’autre, mais plutôt tendance phobique. Je sais toutefois que j’ai beaucoup à apprendre.

Vos 3 priorités aujourd’hui?
Développer un programme de recherche pour infirmières en soins palliatifs. Je veux laisser quelque chose qui fasse la différence pour le soin des personnes en fin de vie. Améliorer mon français, ce qui revient aussi à améliorer ma compréhension d’une autre culture. Apprendre à skier? Parce que la neige, ça n’existe pas en Irlande!

Votre devise?
Tous les jours de la vie sont importants.

Votre rêve de bonheur?
Vu que j’espère rester ici un bon moment, trouver de nouveaux amis en Suisse.

Comment aimeriez-vous mourir?
J’aimerais avoir le temps de dire au revoir.

Quelle forme de spiritualité vous inspire?
Je suis catholique bien sûr, mais je me réclame aussi de la spiritualité celtique, avec ses rituels. En Irlande, il y a toujours un continuum entre christianité celtique et catholicisme romain.

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Questions professionnelles

Un facteur, une rencontre qui a déterminé votre carrière?
Une infirmière, d’origine indienne, Rita Patel, que j’ai côtoyée au Royal Marsden Hospital, à Londres. C’était dans les années 80, en oncologie pédiatrique et soins palliatifs pédiatriques. C’est là, avec elle, que j’ai vraiment compris quel était le rôle d’un infirmier. C’était une personne incroyable, une inspiration.

Dans dix ans, vous vous verriez bien...?
Retraité ! J’espère avant cela avoir laissé quelque chose pour le futur des soins palliatifs ici. Et trouvé la bonne personne pour prendre la suite.

Les 3 missions d’une Faculté de biologie et de médecine?
De mon point de vue d’infirmier, il s’agit d’abord de développer la recherche. Ensuite, développer le lien international, faire connaître les nombreuses choses valables qui se font ici. Et enfin, établir une meilleure compréhension du rôle de l’infirmière.

En deux mots, pour vous, le CHUV/l’Université c’est…?
Un centre d’excellence, mais aussi une place d’accueil.

Entre recherche fondamentale et appliquée, où vous situez-vous?
Appliquée. Il faut que je trouve des raisons pour me lancer dans une recherche.

Pour une recherche au service du patient/de la population ou plutôt de la connaissance?
Au fond, toutes les recherches ne sont-elles pas au service de la connaissance? Personnellement, je me concentre sur les personnes vulnérables, plus spécifiquement sur l’accès de ces personnes – sans-abris, jeunes malades mentaux, personnes souffrant de déficience intellectuelle - aux soins palliatifs. Donc, je dirais en priorité une recherche au service pour la population.

Comment définiriez-vous les défis actuels de la formation, de la transmission du savoir?
Nous allons devoir nous adapter, apprendre à utiliser les technologies émergentes, le e-learning, le «blended learning», etc.

Un outil essentiel pour assurer une relève de qualité?
Etre un modèle pour les jeunes infirmières, montrer qu’il est possible d’avoir un rôle qui concilie le clinique et l’académique.

Bien communiquer, c’est?
D’abord, savoir entendre. Pour citer Mark Twain: “If we were meant to talk more than listen, we would have two mouths and one ear.”

Dans votre domaine de compétences, un projet qui vous tient particulièrement à cœur?
Comme je l’ai déjà dit, faire progresser l’accès aux soins palliatifs pour les personnes vulnérables, qui en sont souvent exclues aujourd’hui. Et résoudre cette contradiction qui fait que les hospices, historiquement des lieux d’accueil, sont aujourd’hui fermés, interdits à certaines catégories de personnes.

Par Nicolas Berlie - Communication FBM
28 janvier 2019

 

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© Félix Imhof, SAM

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