Claire Clivaz et Sabrina Inowlocki

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Publié le:  23.05.08
Par:  Nadine Richon / Unicom

Sabrina Inowlocki a quitté la FTSR en date du 31 janvier 2010

Claire Clivaz a quitté la FTSR en date du 31 juillet 2014

 
 

Deux nouvelles têtes à la Faculté de théologie et de sciences des religions

Deux jeunes professeures assistantes en prétitularisation conditionnelle au rang de professeures ordinaires entreront en fonction le 1er août 2008.

Littérature chrétienne ancienne avec Claire Clivaz, 37 ans
Claire Clivaz a déjà parcouru un chemin considérable, avec un doctorat en théologie, un séjour à Harvard, une charge pastorale à Lutry, plusieurs publications en anglais... trois enfants et une nomination toute fraîche comme titulaire d'une chaire renouvelée en «Nouveau Testament et littérature chrétienne ancienne».

Au 1er août 2008, cette assistante à la Faculté de théologie et de sciences des religions donnera donc un enseignement très complet dans un domaine qui décline la littérature chrétienne en trois volets, le Nouveau Testament, les apocryphes et la patristique ancienne. Elle y ajoute volontiers un volet plus marginal, les lettres privées échangées entre premiers chrétiens. Ce poste fait partie de l'Institut romand des sciences bibliques (IRSB) qui accueillera également Sabrina Inowlocki, la collègue belge nommée en même temps que Claire Clivaz. Elles vont rejoindre les hommes de l'IRSB, Thomas Römer à l'UNIL, Andreas Dettwiler, Enrico Norelli et Jean-Daniel Macchi à l'UNIGE.

La collaboration scientifique est essentielle pour Claire Clivaz, qui compte bien développer d'autres contacts fructueux avec la Faculté des lettres de l'UNIL en archéologie et en sciences de l'Antiquité. «L'heure n'est plus à la mainmise du protestantisme sur l'enseignement des religions, mais à l'échange des points de vue», affirme cette spécialiste du christianisme ancien dont la thèse s'appuyant sur un passage de l'Evangile de Luc développe une réflexion sur la façon d'aborder aujourd'hui le travail historique. Avec l'engagement de Claire Clivaz, l'UNIL renforce sur le plan romand l'enseignement et la recherche sur les apocryphes sans négliger la formation des théologiens en Nouveau Testament. Considérant la théologie comme une «branche de synthèse», Claire Clivaz s'inscrit dans une logique d'interdisciplinarité entre théologie, sciences des religions, archéologie, histoire, philologie et même critique littéraire.

Judaïsme et christianisme anciens avec Sabrina Inowlocki, 31 ans
Philologue de formation, Sabrina Inowlocki s'est spécialisée dans l'étude du judaïsme et du christianisme de l'époque hellénistique à l'époque romaine. Ceci, tout au long d'une carrière scientifique menée à l'Université Libre de Bruxelles (Centre Interdisciplinaire d'Etude des Religions et de la Laïcité), à l'Université Hébraïque de Jérusalem, à Oxford et à Harvard.

Elle occupera à l'UNIL un poste de professeure en judaïsme et christianisme anciens: histoire et littérature. L'événement fondateur des traditions juives et chrétiennes, qui font l'objet de ses recherches, est constitué à l'époque hellénistique par la traduction en grec de la bible hébraïque, à Alexandrie, traduction récupérée ensuite par les chrétiens. Issu de cet événement majeur, le judaïsme hellénistique fait entièrement partie selon elle de la tradition juive, même s'il a profondément nourri «les premiers christianismes». Son enseignement portera sur l'histoire et la littérature de cette époque, dont certains textes seront transmis ultérieurement, notamment par Eusèbe de Césarée au 4ème siècle. La chercheuse a fait sa thèse sur cette figure majeure du christianisme naissant puis triomphant dans l'Empire romain. S'intéressant au «mariage entre le judaïsme et la culture grecque, dont le christianisme sera l'héritier», Sabrina Inowlocki voudrait offrir un cours sur la constitution des identités juives et chrétiennes dans le contexte gréco-romain. Elle mettra les textes anciens en perspective, soucieuse d'y puiser des renseignements pour notre temps, sur les origines de l'antisémitisme, sur le multiculturalisme, sur les minorités ethniques et religieuses...

Elle se réjouit de travailler avec ses collègues en théologie et en sciences des religions. «Dans une faculté de théologie, on se doit d'exercer un regard critique sur les textes de la tradition étudiée, même lorsqu'il s'agit de perpétuer cette tradition en formant des pasteurs ou des prêtres. Le regard critique porté par les sciences des religions se veut plus extérieur, il soumet le phénomène religieux aux mêmes méthodes d'investigation que n'importe quel autre objet d'étude. Mais les deux approches ne s'excluent pas mutuellement»,
estime-t-elle.

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