Stratégie Biodiversité pour la Suisse, une contribution au développement durable

22 avril 2015

 

Evelyne Marendaz Guignet, Cheffe de la Division Espèces, écosystèmes, paysages, Office fédéral de l'environnement (OFEV)

Par les multiples services qu’elle livre à la société en général, l’état de santé de la biodiversité renvoie aux décideurs une image nuancée et souvent très détaillée des défis à relever pour garantir la durabilité du développement et mesurer la durabilité environnementale. La biodiversité, capital naturel marque de son empreinte les orientations potentielles du développement. La confrontation entre les effets des options de développement choisies et les dynamiques propres à la biodiversité met en évidence les défis à relever pour conserver ce capital naturel.

La stratégie de la Suisse met le rôle économique de la biodiversité en lumière et se base largement sur la prise en compte des services majeurs livrés par la biodiversité sur le territoire suisse et l’impact des activités internationales de la Suisse sur la biodiversité mondiale. Les programmes à mettre en place pour conserver la biodiversité en Suisse sont basés sur les facteurs identifiés comme les plus influents sur la biodiversité, soit une consommation d’espace en augmentation régulière, les changements climatiques, es effets croissants des espèces exotiques envahissantes et les effets des nouvelles technologies.

En réponse à ces défis, la Suisse a défini dix objectifs qui peuvent être regroupés en différents grands programmes d’actions. Le premier des programmes est de créer un réseau écologique nommé infrastructure écologique dont le but est de permettre le déploiement des espèces et donc les échanges génétiques entre populations. Complétant cette action centrale, des programmes de conservation des espèces, d’utilisation durable de la ressource biodiversité et de formation et communication ont été élaborés.

La mise en place des conditions cadre nécessaires à la réalisation de ces programmes montre qu’un changement fondamental dans la prise de conscience et les décisions politiques doit se faire : il faut investir dans la biodiversité ! L’investissement est non seulement rentable, il est également durable. La comparaison entre les pertes générées par l’inaction et les investissements à consentir démontre que l’effort n’est pas disproportionné. Ce dernier est avant tout tributaire de la volonté politique et d’une multitude d’attitudes et de représentations de la nature dans notre société.

Bibliographie

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