Mission

Andreas_Ladner1.jpgA l’interface entre théorie et pratique de l’administration, l’IDHEAP contribue à l’analyse des mutations du secteur public et à une meilleure gouvernance, en pleine coopération avec ses partenaires universitaires suisses et étrangers.

Entretien avec Andreas Ladner, Directeur de l’Institut de hautes études en administration publique et Vice-doyen de la Faculté de Droit, des Sciences criminelles et d’Administration publique de l’Université de Lausanne. Les Cahiers, Echanges internationaux, printemps 2017.

 

 

Pouvez-vous nous préciser quelles sont les missions de l’IDHEAP, que vous dirigez ?

Créé en 1981, l’Institut de hautes études en administration publique (IDHEAP) est l’Institut universitaire suisse qui prépare aux fonctions les plus élevées dans les administrations publiques et parapubliques du pays. Au service de ses étudiants, du secteur public et de la société dans son ensemble, l’IDHEAP a une triple mission :

  • L’enseignement universitaire accrédité de niveau master et post-master et la formation continue de cadres de l’administration publique ;
  • La recherche fondamentale et appliquée en administration publique ;
  • L’expertise et le conseil aux autorités et organismes publics mandataires.

L’IDHEAP est basé à Lausanne, au sein du campus universitaire. Nous y accueillons chaque année une centaine d’étudiants qui se répartissent en plusieurs groupes : entre 50 et 60 en master en politique et management publics  ; 20 sont inscrits en MPA (Master of Advanced studies en administration publique) ; 30 en doctorat. La plupart sont suisses mais nous recevons aussi un certain nombre d’étudiants français ou venant d’autres pays.

Comment analysez-vous la nature et la portée des défis actuels à relever par l’administration publique ?

A l’heure actuelle, les citoyens sont relativement contents de l’administration suisse et des prestations qui sont mises à leur disposition, de même qu’en ce qui concerne notre système politique. Néanmoins, toute administration est censée faire en sorte de garder son niveau et d’améliorer ses prestations. Son efficience repose justement sur sa capacité à anticiper et à affronter les défis à venir et en particulier à se réformer de façon continue. En effet, certaines forces intérieures à une administration la rendent moins opérationnelle de temps à autre. Il s’agit là de lois universelles. Il lui faut donc se réformer pour rester performante, et à défaut d’en être capable, elle perd chaque année un certain pourcentage d’efficacité. L’administration doit donc faire en sorte que cela ne soit pas le cas.

Parmi les enjeux importants figurent également les évolutions que connaît depuis plusieurs années l’organisation territoriale, telles que le regroupement et la fusion de communes, les réformes et les débats concernant la gestion publique, la répartition des tâches entre les différents niveaux (Etat-cantons-agglomérations-communes) ainsi que les collaborations entre ces strates qui font continuellement l’objet de réflexions et d’ajustements. Enfin il faut mentionner les nouvelles technologies de l’information et de la communication qui ont profondément modifié le fonctionnement de l’administration et auxquelles celle-ci doit constamment s’adapter.

Dans quelle mesure les formations que propose l’IDHEAP peuvent-elles apporter des réponses satisfaisantes aux défis que vous venez d’évoquer ?

Nous ne nous percevons pas comme un institut qui livre des solutions à tous ces problèmes ! Néanmoins, nous contribuons grâce à notre savoir et à notre enseignement aux réflexions menées sur les enjeux que je viens d’évoquer. Même si la majeure partie de l’enseignement est portée par des professeurs universitaires, ceux-ci ont une bonne connaissance du terrain. De plus, nos programmes sont pour la plupart orientés sur la pratique : nous collaborons notamment avec des cadres des administrations et des politiciens, qui viennent présenter en cours leur expérience. Et nous sommes capables de conseiller les autorités, par exemple quand il y a un projet de fusion entre plusieurs communes : cela rend notre enseignement plus crédible, puisqu’il ne repose pas seulement sur un savoir livresque mais sur une expérience vécue. Et j’ajouterai qu’une partie de nos étudiants universitaires en master font des stages dans l’administration. Cette double approche permet de favoriser le dialogue entre approches théoriques et empiriques.

Comment évoluent professionnellement vos étudiants ?

Nous constatons qu’en règle générale, nos formations continues constituent un accélérateur dans le monde professionnel. Ils parviennent à des niveaux plus élevés dans la hiérarchie. Beaucoup d’étudiants trouvent du travail dans l’administration : confédération, cantons, villes, etc. et nos anciens constituent un réseau d’Alumni très actif.

Et pour conclure ?

Notre structure qui a vu le jour comme fondation indépendante soutenue par une autorité publique est aujourd’hui intégrée à l’Université de Lausanne. Cela renforce nos capacités de recherche scientifique ainsi que les échanges internationaux avec des collègues des autres pays qui travaillent sur les mêmes sujets.

Interview réalisée par Pascale Plazanet

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