Projets en cours

WELLWAYS - Evénéments et transitions critiques dans le domaine de la famille et de l'emploi et le bienêtre dans ses multiples dimensions

Équipe de recherche: Laura Bernardi (Unil), Chiara Comolli (Unil), Marieke Voorpostel (Fors), Ariane Pailhé (Ined), Emmanuelle Cambois (Ined)

 

 

La santé et le bien être ne sont pas également distribués dans la société. Le projet WELLWAYS s’intéresse à comment les événements et les transitions dans les sphères de la famille et de l'emploi, qui influencent de manière importante la santé et le bien être, contribuent à cette inégalité. Nous étudions les parcours de vie des individus pour comprendre si les événements familiaux et liés au travail agissent de manière conjointe dans l'augmentation des disparités de bienêtre en Suisse et en France.  

 

L’objectif principal du projet est d’expliquer comment des individus sont plus souvent à risques que d’autres de cumuler des désavantages le long de leur parcours de vie aboutissant à un moindre bien-être et à une santé diminuée. Nous utilisons les données de plusieurs grandes enquêtes réalisées en Suisse et en France dans lesquelles les personnes enquêtées ont été interrogées sur le développement leur parcours dans les domaines du travail et de la famille aussi que ainsi des informations sur de leur niveau de bien-être pendant plus de deux décennies.  En examinant conjointement ce qui se passe dans les domaines du travail et de la famille, nous souhaitons appréhender comment les désavantages dans chacun des deux domaines sont liés entre eux. Nous supposons que les individus et les familles avec peu de ressources font face à plus de difficultés provenant de leur passé et font face à plusieurs risques d’expérimenter des évènements négatifs dans chacun de ces deux domaines de vie.

 

Adoptant une perspective de recherche sur les parcours de vie et en s’appuyant sur des techniques de modélisation statistique en vue d’analyse des données complexes d’enquête qui permettent de suivre les parcours professionnels et familiaux d’individus au cours du temps, ce projet va au-delà des recherches existantes. Ce projet permet d’avancer dans nos connaissances sur la montée des inégalités de santé et de bien-être en Suisse et en France, et il permettra de proposer des recommandations de politiques sociales visant à améliorer le bien-être des groupes vulnérables dans nos sociétés.

COINEQ - Inégalités couplées. Tendances et différences entre les États sociaux dans le rôle des ressources socio-économiques du partenaire dans les carrières professionnelles (COINEQ)

Equipe de recherche : Leen Vandecasteele (Unil), Fei Bian (Unil), Luana Goveia Marx (Unil)

L'objectif de ce projet est d'examiner comment le statut socio-économique des deux partenaires d'un couple influence leur succès sur le marché de travail au cours de la vie, dans différents pays et au fil des générations.

Compte tenu des tendances telles que la hausse de l’emploi des femmes, l’homogamie des couples et l’augmentation des inégalités entre les ménages, il est devenu indispensable de comprendre comment le succès des individus sur le marché du travail est influencé par les membres du ménage. Des recherches antérieures avaient examiné le rôle du partenaire pour le succès sur le marché de travail, mais les études traitant explicitement des tendances temporelles et du contexte national sont rares. Les effets dus au partenaire peuvent varier selon le pays, après différents événements de la vie, et leur ampleur pourra changer de génération en génération. Afin de formuler des hypothèses testables, les théories de l'État providence sont utilisées, en plus des théories de la stratification sociale et des avantages / désavantages cumulatifs, ainsi que de celles du partage du travail au sein des familles et de la transmission du capital social. Le statut socio-économique du partenaire joue un rôle dans la carrière d’un individu. Les hypothèses sont testées sur l'influence des caractéristiques spécifiques du marché du travail et de la politique familiale sur la manière dont la position socio-économique du partenaire joue un rôle pour l’emploi de quelqu’un.

Cette étude est novatrice car elle rapproche les recherches sur la famille et celles sur le marché du travail. Elle contribuera aux questions de pointe suscitées par les tendances sociétales actuelles, telles que l'augmentation de la participation des femmes au marché du travail, l'augmentation de l’homogamie des couples et les inégalités entre les ménages. Cette recherche est basée sur des analyses longitudinales du panels des ménages suisse, britannique et allemand ; ainsi que les statistiques de l’Union Européenne sur le revenu et les conditions de vie.

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RIFELIT - The Rise of the Financial Elite – Access, Integration and Spread of Power

Research team : Fabien Foureault (Post-doc), Lena Ajdacic (Doctorante), Steven Piguet (Informaticien)

The aim of this project is to study the rise of “capital market intermediaries” as a new financial elite and to investigate the access to this group, its internal integration and the spread of its power beyond the financial sector. 

Capital market intermediaries, the senior managers or partners at the helm of large investment funds, hedge funds or private equity firms are an increasingly influential social group. Since the 1970s, starting from the US and the UK, the world economy has undergone a thorough process of financialization: after the collapse of the Bretton-Woods system, increasing financial deregulation allowed the financial industry to develop new instruments (securities, derivatives); firms increasingly funded themselves on the financial market and “profits primarily accrue(d) through financial channels rather than through trade and commodity production” (Arrighi, 1994: 174). Financialization is closely linked to – and has been fuelled by – a radical transformation of large firms, known as maximization of shareholder value. This business practice consists of concentrating on core competencies, restructuring, mergers and acquisition or hostile takeovers to raise the net worth of the firm and to distribute it to the shareholders. The shareholder value conception of the firm led to a reshuffling of the role and the power of different groups within the economic elite. We observe a relative decline of influence of top executive mangers and the relative rise of “capital market intermediaries” (Folkman et al., 2007). This group, even though endowed with a large influence on corporate strategies, political discourse and the legal framework, is surprisingly little know in sociological terms. 

Therefore, based on a prosopgraphical sample of about 1200 financial managers of the globally most important investment firms and 1000 managers of the world’s largest non-financial firms at two bench-mark years (2000 and 2015), this research projects raises three research questions: 1. What are the pathways of access to senior positions as capital market intermediaries in terms of educational level, type of education and nationality? 2. Are the financial elites different from traditional corporate managers and do they, internally, form a homogenous and cohesive group? 3. Is the power of financial elites restricted to the financial domain or does it spread to the administrative, political or academic sphere? These questions are studied with an analytical framework consisting of three dimensions of comparison: the differences between “financial elites” and “managerial elites”, the internal differences between different groups of financial elites (investment fund managers, hedge fund managers, pension fund managers, private equity managers, sovereign wealth fund managers) and the historical differences between 2000 and 2015. 

In terms of methodology, this project will collect a coherent body of data about the organizational positions, the careers and socio-demographic characteristics of these new financial elites and develop a series of innovative indicators of cohesion and influence. It will study the education, the meeting places and the (multi-)positionality of capital intermediaries with a combination of regression analyses, sequence analysis and multiple correspondence analysis. The results will make a valuable contribution to the sociology of elites, economic sociology and the sociology of inequality and, beyond academia, stimulate the public debate about the power of shareholders and capital market intermediaries – both in Switzerland and internationally. 

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PONs - People-Opinion Networks

Equipe de recherche : Davide Morselli (Unil), Maite Regina Beramendi (Unil), Andrès Martinez (Unil)

Le projet PONs (People-Opinion Networks) est une collaboration de recherche multidisciplinaire entre la Suisse et l'Afrique du Sud, financée par le programme SFNS Lead Agency. Il est dirigé conjointement par Davide Morselli (Université de Lausanne) et Kevin Durrheim (Université de KwaZulu-Natal) et implique à la fois des psychologues sociaux (Mike Quayle, Université de Limerick) et des data scientists (Bethel Murimo Mutanga, Mangosuthu University of Technology, Maria Schuld, Université de KwaZulu-Natal). L'objectif du projet PONs est d'étudier la polarisation dans un cadre qui considère conjointement les opinions et la structure sociale. Le moyen d'y parvenir est de relier deux réseaux, l'un basé sur les opinions et l'autre sur les interactions interpersonnelles. 

Le projet PONs propose donc des représentations multicouches que nous appelons People-Opinion Networks comme méthode d'étude des dynamiques de groupe basées sur les opinions. Il explore de nouvelles méthodes pour extraire des réseaux basés sur les opinions à partir des words embeddings entrainés sur des données de médias et de médias sociaux.

Ce projet se concentrera sur les débats polarisants en Suisse et en Afrique du Sud, en étudiant l'opinion et l'interaction autour de certains évènements spécifiques dans chaque pays entre 2010 et 2020. Cette collaboration de recherche entre la Suisse et l'Afrique du Sud vise à apporter une contribution originale aux sciences sociales en développant une nouvelle méthode pour étudier la polarisation et, plus généralement, la dynamique du changement social.

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WIRED - Les femmes dans la recherche et l'enseignement universitaire

Research team : Stephanie Steinmetz (Unil), Camilia Gaiaschi (Unil)

Over the last yeaxs, women have made significant lll academia all progless and sclence across Europe. their representation across scientific fields and ranks remalns uneVen, as they ale still under-represented 1n some STEM disciplines (science technology engineering and mathematics) and 1n senlor positions. The WIRED project In Research and higher EDucation alms at investigating gender inequalities m academia by focusing on the reasons why and the mechanisms which women at through axe disadvantage ln the career progresslon and/or they drop-out from the academic labour market. It will undertake chal this lenge by means of an VO, comparative, level inter-disciplinary multimodel and multi- research. WIRED draws its from its of uruque datz,which are the result of the combination observational longitudinal micro-data on the Swiss and Itâlian academic populations with experimental data on gender ln the selection processes. The observational field will be based on different administrative and web-based data sources, including the mlcro data on academics held by the Italian Ministry of Education, University and Research and by the Swiss Federal Statistical where Office, the fieldwork will be undertaken. The experimental research ls based on a vrgnette survey which will be submitted to a sample of professors m targeted Italian and Swiss of Universities, chosen on the base the results of the first part of the research. The combination of two within these methods comparative approach will provide an extremely rich and comprehensi ve understanding of gender differences ln academic career to simultaneously shed light on the mlcro, meso and macro levels of the scarcity comparative and longitudinal insights, WIRED will represent a tremendous forward ln step forward in the debate on women in academia and science. 

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Les parcours de formation professionnelle au prisme du genre et de l’orientation sexuelle

Équipe de recherche : Lavinia Gianettoni (Unil), Dinah Gross (Unil)

L’objectif de ce projet est d’analyser l’impact des enjeux liés au genre et à l’orientation sexuelle sur les parcours de formation professionnelle et les ruptures d’apprentissage. La revue de la littérature montre qu'en Suisse et en Europe plusieurs recherches se sont intéressées à l'analyse des parcours de formation des jeunes et au risque de décrochage en fonction du type de formation suivie et de sa typicité du point de vue du genre. Peu de travaux ont par contre abordé ces problématiques en s’intéressant explicitement aux effets conjoints du genre et de l’orientation sexuelle des jeunes, alors même que la littérature scientifique suggère que l’orientation sexuelle et/ou le vécu de discriminations homophobes influence les processus d’orientation professionnelle. Les résultats du pré-test réalisé pour cette recherche montrent que le vécu de discriminations sexistes ou homophobes joue un rôle important dans la volonté de poursuivre une formation professionnelle. Ce projet vise à valider ces résultats dans le cadre d’une étude longitudinale intégrant également d'autres facteurs d'influence des parcours de formation, notamment le contexte plus ou moins sexiste et homophobe des filières de formation et le rôle du réseau social des jeunes. Pour cela, 1000 jeunes en formation professionnelle dans le canton de Genève seront suivis par questionnaire à trois reprises durant 3 ans. Un sous-échantillon de 40 jeunes en formation atypiques (garçons suivant une formation majoritairement investie par les filles et filles suivant une formation majoritairement investie par les garçons) ou non hétérosexuel-le-s sera interrogé par entretien semi-directifs à deux reprises. 

The Intergenerational Consequences of Demographic Behaviour: Estimating the Effects of Parental Union Formation and Fertility on Educational Mobility

The project estimates how parental demographic behaviour influences the intergenerational transmission of educational and socio-economic advantage.Leading social scientists predicted that social mobility will decrease as a consequence of increased socio-economic polarization in demographic behaviour in contemporary societies. These dramatic claims are largely untestable because they refer to future and, hence, unobservable mobility outcomes. What can and yet has to be tested, however, is whether demographic behaviour does indeed affect the intergenerational transmission of advantage. Only if this is the case, changes in demographic behaviour across cohorts can result in decreases in social mobility across cohorts. The project tests whether and how much demographic events occurring over the parental life courses, i.e. parental union formation (in particular, assortative mating) and fertility (whether there are children, parental ages in relation to their children, and number of children) affect educational mobility. We focus on educational mobility because education is an important predictor of life chances in contemporary societies. The project uses high-quality survey data from the Survey of Health, Ageing and Retirement in Europe (SHARE), the German Socio-Economic Panel Study (SOEP), and the Swiss Household Panel (SHP) to estimate the effects of assortative mating, childlessness, parental ages in relation to their children, and sibship size on educational mobility. The projec sheds new light on the important topic of educational mobility.

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