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Les conférences | Colloque: Mauvais traitements et contextes culturels | Cours de formation continue: Vivre avec l'incertitude (2009) | Enfan'phare : les 20 ans de la Convention des Droits de l'Enfant | Rejet de l'initiative parlementaire visant à protéger les enfants des châtiments corporels | Votations du 30 novembre 2008: résultats officiels | Inauguration de l'OME (2006)
 

Les conférences

Avec le Service de protection de la jeunesse (Vaud), le CAN-Team du CHUV, le Pôle de recherche national «LIVES - Surmonter la vulnérabilité: perspective du parcours de vie", les Boréales et le Centre d'étude de la famille (CEF), nous avons eu le plaisir d'organiser le 4 juillet 2019 la conférence suivante:

La violence familiale envers les enfants : résultats de la 4ème enquête menée au Québec par Marie-Ève Clément (PhD), département de psychologie, Université du québec en Outaouais

Sans titre.pngDepuis quelques décennies déjà, chercheurs et praticiens prônent une approche de santé publique pour étudier et prévenir la violence et la maltraitance infantile reconnue comme l’un des principaux problèmes de santé dans le monde par l’OMS. Cette reconnaissance nécessite la mise en place d’un système de surveillance capable de suivre l’évolution du phénomène, que ce soit par le biais des signalements aux services de protection de la jeunesse ou par le biais d’enquêtes auprès des familles de la population générale .

À cet effet, le Québec figure parmi l’un des rares endroits dans le monde où sont réalisées périodiquement des études de prévalence annuelle de la violence familiale envers les enfants afin d’en documenter l’ampleur, l’évolution et les facteurs personnels, familiaux et sociaux associés.

Cette présentation porte sur les résultats de la quatrième édition de l’enquête panquébécoise (province francophone canadienne) sur la violence familiale envers les enfants (1999, 2004, 2012 et 2018). Réalisée en mod téléphonique en 2018 auprès d’un échantillon représentatif de 5 184 parents (3976 mères et 1997 pères), cette enquête permet de suivre l’évolution des attitudes parentales face aux punitions corporelles ainsi que celle des conduites d’agression psychologique et de violence physique mineure et sévère envers un enfant de la famille. Les résultats des enquêtes québécoises permettent de répondre aux recommandations de la communauté scientifique en termes de surveillance populationnelle du phénomène.

Rapports des enquêtes Québécoises en ligne

Powerpoint de la présentation: 

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Colloque: Mauvais traitements et contextes culturels

Le vendredi 4 novembre 2016 à l'Université de Lausanne a eu lieu un colloque au sujet des mauvais traitements et contextes culturels

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Dans les milieux et parmi les familles concernés par la maltraitance, les personnes issues de la migration sont régulièrement montrées du doigt. Le facteur culturel est souvent invoqué pour entre autres expliquer certaines "défaillances parentales".

Sans nier ou justifier le recours à la violence envers les enfants lié au fait migratoire, ce colloque a développé des réflexions à partir de points de vue sociologique, anthropologique, psychologique, médical, etc. autour de notre modèle éducatif, qui n’est ni socialement, ni culturellement neutre.

Ce colloque s’est adressé aux professionnel·le·s exerçant auprès d’enfants, de jeunes, de familles et/ou de personnes issues de la migration dans le domaine de la santé, du social, de l’éducation, de la recherche, etc.

Ont collaboré ensemble pour l’organisation l’Observatoire de la maltraitance envers les enfants (Unil), le Centre de recherche sur la famille et le développement (Unil), le Service de protection de la jeunesse (canton de Vaud), le CAN Team (CHUV) et l’Association Appartenances.

Ci-dessous, vous trouverez le résumé des différents ateliers et conférences ainsi que certains supports à télécharger.

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Conférence du Prof. Ingo Bode, Institut de travail social et politiques sociales, Université de Cassel (D)

Dans les sociétés contemporaines développées, la maltraitance intrafamiliale constitue un problème social suscitant l’intervention des pouvoirs publics lorsqu’ils sont confrontés à une situation précise. L’action étatique s’inscrit généralement dans un cadre légal, mais les lois, leur interprétation en pratique s’ajustent en fonction de facteurs culturels, comme la profession des actrices et des acteurs impliqués, la tradition normative de l’Etat-providence concerné, les modes d’action de la gestion publique. La structuration culturelle du contexte de l’intervention est multiple ; elle est dynamique et produit des effets particuliers sur la manière de concevoir et de réagir face à ce problème social.

La conférence s’appuie sur une vaste recherche empirique menée en Allemagne, dont elle entend discuter la configuration particulière et les paradoxes.

Professeur de politiques sociales, Ingo Bode s’intéresse en particulier aux changements sociétaux en matière de régulations et d’organisation dans les domaines de la santé et du social. Ses publications récentes mettent en évidence les enjeux autour de la modernisation du système de protection de l’enfance, les mutations à l’œuvre au sein des hôpitaux, ainsi que de la rationalisation des systèmes de pension en Allemagne.

Après de nombreux séjours de recherche en Allemagne, à Louvain, à Paris, à Edimbourg ou encore à Montréal, Ingo Bode se trouve à la tête de la chair de Politiques sociales, orientation Organisations et société de l’Université de Cassel depuis 2009.

Sélection de publications:

  • Bode I. & Turba H., Organisierter Kinderschutz in Deutschland. Strukturdynamiken und Modernisierungsparadoxien, Springer VS, Wiesbaden, 2014.
  • Bode I., Marthaler Th., Bastian P. & Schrödter M. (ed.), Rationalitäten des Kinderschutzes. Kindeswohl und soziale Interventionen aus pluraler Perspektive, Verlag für Sozialwissenschaften, Wiesbaden, 2012.

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Conférence du Dr. Ferdinand Ezembé, Directeur d’Afrique Conseil

Nous réfléchirons tout d’abord sur ce qu’on peut appeler aujourd’hui « dimension culturelle » chez les migrants : de quoi et de qui parle-t-on ? Dans le contexte français d’aujourd’hui, le clinicien ou la clinicienne en situation interculturelle travaille sous injonction, dans climat peu propice à l’interrogation, et marqué par la montée des extrémismes. En outre, il est confronté à deux obstacles : nier la spécificité des individus au nom de l’assimilation ou de l’inclusion culturelle qui ne ferait d’eux que des citoyens sans histoire, sinon celle de se revendiquer tous descendants de « Gaulois »... Le second obstacle consiste à réduire l’individu et ses enfants à sa migration, et à la soi-disante « culture du pays d’origine », niant de ce fait la dynamique inhérente à toutes les sociétés et à l’interaction sociale.

En clinique, les familles ne sont ni l’un ni l’autre, mais souvent l’un et l’autre, ou quelque chose de plus hybride en pleine construction. Certains individus considèrent la culture dite du pays d’origine comme un poids et souhaitent s’en libérer, est-il alors pertinent de les renvoyer à ces origines ? D’autres personnes sont en manque de repères dans une société d’accueil elle-même en crise, cette instabilité peut générer une angoisse et de la violence, que faisons-nous d’elles ? Que se passe-t-il quand la ou le thérapeute est lui-même perçu·e comme migrant·e ?

Docteur en psychologie, Ferdinand Ezembé est directeur d’Afrique Conseil. Il s’intéresse aux questions de médiation interculturelle et de psychologie sociale de l’enfant. Il intervient comme psychologue au sein de l’Equipe de Réussite Educative de la ville d’Antony et assure une consultation mensuelle d’ethnopsychiatrie dans le Service de psychiatrie de l’Hôpital Maison Blanche à Paris. En outre, il est membre de la société des africanistes, au Musée du Quai Branly.

Lors de sa création en 1993 à Paris, Afrique conseil était constituée d'une équipe de psychologues ayant pour objectif d’expliquer les cultures africaines et de favoriser la communication interculturelle dans les activités professionnelles ou bénévoles en France. L’évolution de la demande a amené l’association à intégrer, au sein de son équipe, des travailleuses et des travailleurs sociaux, ainsi que des psychologues d’origines diverses (Afrique du Nord, France métropolitaine, Antilles).

Sélection de publications:

  • Ezembé F., L’enfant et ses univers, Karthala, 2004.
  • Ezembé F., « Comment la violence psychologique est pensée dans les familles migrantes », in Gabel M., Lebovici S., Mazet P & al. Maltraitance psychologique, Fleurus, Paris, 1996.
  • Ezembé F., « Droits de l’enfant et approche de la maltraitance dans les cultures africaines. Les « Psy » en banlieue », Migrants – formation, n°103, Décembre 1995, p.60-70.

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Conférence du Dr. Kossi B. Kounou, Institut de psychotraumatologie et de médiation, Neuchâtel et chargé d’enseignement, Université de Toulouse (F)

Les maltraitances durant l’enfance constituent une réalité qui se retrouve dans toutes les cultures. Il peut s’agir d’abus émotionnel, physique et sexuel, de la négligence émotionnelle et physique. D’autres types de maltraitances ont été évoqués dans des contextes différents : excisions, conditions de vie des enfants orphelins du sida, travail des enfants dans des conditions difficiles (Asie, Afrique, en l’occurrence), trafic d’enfants, etc. Les maltraitances durant l’enfance ont des influences négatives sur le développement de l’enfant, de l’adolescent et même de l’adulte.

Quelques associations entre les maltraitances de l’enfance et les troubles à l’âge adulte : troubles affectifs (dépression par exemple), troubles anxieux, addictions, troubles de la personnalité, traits et dimensions de personnalité, etc.

En conclusion, il est important d’investiguer sur la présence éventuelle de maltraitances durant l’enfance dans la prise en charge efficace de l’adulte, quelle que soit sa culture d’origine.

Docteur en psychopathologie (Neurosciences, Comportement et Cognition), Kossi B. Kounou est associé au Laboratoire du Stress Traumatique de l’Université de Toulouse et au Service de Psychiatrie et de Psychologie Médicale du CHU de Toulouse. Ses travaux de recherche se concentrent principalement sur les aspects transculturels du stress post-traumatique chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte, ainsi que sur le lien entre les mauvais traitements durant l’enfance et les troubles psychiques à l’âge adulte. 

En Suisse, il est associé à l’Institut de Psycho-traumatologie et de Médiation de Neuchâtel. Cet institut intervient auprès de personnes victimes de traumatismes psychologiques, traumatismes pouvant avoir de multiples origines telles que les maltraitances intrafamiliales, la guerre, les conflits ethniques, tribaux ou religieux, les tortures, les violences physiques et/ou sexuelles, les catastrophes naturelles, les pandémies, le parcours migratoire ou encore l’exil.

Sélection de publications:

  • Kounou K. B., Biyong I., Dogbe Foli A. A. & al., « Aspects transculturels du trouble stress post-traumatique chez l’enfant et l’adolescent », Journal International de Victimologie, année 13, n°1, 2016.
  • Kounou K. B., Dogbe Foli A. A., Djassoa G. & al., « Childhood maltreatment and personality disorders in patients with a major depressive disorder : A comparative study between France and Togo », Transcultural Psychiatry, vol. 52 no. 5, October 2015, p.681-699.

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Travail thérapeutique pour l’adulte d’une autre culture, abusé enfant (K. Kounou IPM)

Dr. Kossi Kounou, Institut de psychotraumatologie et de médiation, Neuchâtel et chargé d’enseignement, Université de Toulouse (F)

Les mauvais traitements d’enfance sont associés aux troubles psychologiques à l’âge adulte. Le travail thérapeutique d’adultes victimes d’abus d’enfance passe par plusieurs étapes :

  • Evaluation de la nature des maltraitances et leur retentissement éventuel sur le trouble actuel (utilisation des outils spécifiques, tests, entretien, observation).
  • Représentation de la relation entre les traumatismes de l’enfance et les troubles actuels (par l’adulte). Il est important d’aider l’adulte à trouver du sens à ce qui lui était arrivé (si possible).
  • Identification de l’existence éventuelle de code culturel thérapeutique face au type de maltraitances et/ou proposition thérapeutique pour réconcilier l’adulte avec son passé. Cela peut se dérouler avec l’hypnose médicale par exemple qui donne de très bons résultats : régression et restructuration. Les thérapies comportementales et cognitives donnent également de bons résultats. 

Cet atelier s’articulera autour d’un partage de quelques exemples de traitements thérapeutiques en Afrique (suite aux traumatismes d’enfance) et de réflexions sur l’adaptation du travail thérapeutique dans le contexte suisse.

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Face à la pratique du châtiment corporel en Afrique, le travail d’EMIDA (C.-O. Bagnéken)

Claude-Olivier Bagnéken, secrétaire exécutif de l’Association EMIDA, Cameroun

L’éducation des jeunes générations est un souci majeur pour chaque société. Les méthodes pour y parvenir ont souvent varié en fonction des communautés et des époques. En Afrique, le châtiment corporel, malgré les limites qu’il présente aujourd’hui, reste une méthode courante d’éducation de l’enfant à l’école et à la maison. Depuis plus d’une quinzaine d’années, l’association EMIDA, dont le siège est à Yaoundé au Cameroun, travaille dans plusieurs communautés auprès des parents et des enseignants en leur proposant des alternatives à la violence dans l’éducation de l’enfant à l’école et à la maison.

Dans cet atelier, nous allons réfléchir à différentes modalités de travail à partir de deux interventions d’EMIDA dans deux communautés différentes.

 

EMIDA est une organisation de la société civile qui œuvre pour la prévention de la violence éducative et pour le développement des communautés par le renforcement des capacités relationnelles, pédagogiques et socio-économiques des groupes cibles détenteurs d’enjeux éducatifs. Son action s’étend aux domaines de l’éducation, de la santé et de la lutte contre la pauvreté, selon l’approche suivante :

  • Favoriser l’appropriation par les populations locales des outils nécessaires à l’instauration d’un climat de paix.
  • Renforcer les capacités des groupes relais communautaires dans la prévention de la maltraitance infantile.
  • Favoriser un meilleur développement des richesses potentielles de l’enfant.

Créée en 1998 par Gabriel Nicole (éducateur), EMIDA Cameroun a permis de former plus de 15 000 parents et enseignant·e·s au travers d’Associations de Parents d’Élèves et Enseignants (APE), d’Associations féminines, de communautés religieuses, de Groupes d’Initiatives Communautaires, etc.

EMIDA Cameroun est aujourd’hui rattachée à EMIDA International, dont le siège est à Lausanne. Depuis 2013, EMIDA International est également active en Haïti, grâce à un partenariat avec l’association Dire&Agir, basée à La Chaux-de-Fonds, qui s’inspire de la thérapie sociale et de l’approche narrative collective.

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Travail d’écoute de la diversité culturel liée à la migration ; l’expérience d’Appartenances

Philippe Conne, psychologue-psychothérapeute FSP, CPM-Appartenances
Dre Maria Rio Benito, psychiatre-psychothérapeute FMH, CPM-Appartenances
Dre Christine Uwimana, psychiatre-psychothérapeute FMH, CPM-Appartenances

Dans un travail psychothérapeutique d’écoute liée à la diversité culturelle et à la migration, les intervenants sont en charge de créer un espace thérapeutique permettant à l’échange et à la parole de prendre place. Cet espace de parole dans un contexte interculturel s’inscrit dans un dialogue entre normes de sécurité (physiques et psychiques) et nécessité d’écoute (des femmes victimes, de ses enfants, des hommes en détresse). Nous verrons comment cet espace peut se construire et dans quelle mesure il nécessite un travail psychothérapeutique particulier.

 

L’Association Appartenances accomplit, depuis plus de 20 ans dans le canton de Vaud, un travail de pionnier auprès des personnes et des familles migrantes sans distinction de statut, de religion ou de provenance. Appartenances intervient dans les domaines de la prévention et la promotion de la santé, les soins, la formation et l’intégration. Les équipes multidisciplinaires s’efforcent de répondre de concert aux besoins psychologiques et sociaux des personnes et des familles migrantes en difficulté. Appartenances s’appuie sur les ressources personnelles et collectives de ces femmes et de ces hommes pour les accompagner vers une existence digne et autonome.

Prestations à Lausanne, Vevey et Yverdon-les-Bains :

  • Formation de base, socialisation et intégration : les Espaces Femmes à Lausanne, Vevey et Yverdon-les-Bains ainsi que l’Espace Mozaïk à Lausanne offrent un accueil individualisé, des activités de formation et de socialisation aux personnes migrantes en situation de précarité, ainsi qu’à leurs jeunes enfants.
  • Soins psychothérapeutiques : la Consultation Psychothérapeutique pour Migrants à Lausanne, Vevey et Yverdon-les-Bains propose une prise en charge psychothérapeutique et psychiatrique à des personnes présentant une souffrance liée à la migration et/ou au vécu de guerre, de torture ou d’une autre forme de violence collective.
  • Interprétariat communautaire : les interprètes communautaires formé·e·s et encadré·e·s par Appartenances interviennent à la demande dans des institutions des domaines scolaire, social et de la santé du canton de Vaud.
  • Formation des professionnel·le·s : une palette variée de cours, séminaires et activités à la carte sur les questions liées aux migrations, aux relations interculturelles et à la violence organisée est proposée aux professionnel·le·s du réseau vaudois et romand.

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Protection des mineurs et différences de pratiques culturelles familiales (SPJ Vaud)

Martine Haemmerli, adjointe-suppléante à l'Office régional de protection des mineurs du Nord
Dolores Dao, adjointe-suppléante à l'Office régional de protection des mineurs du Centre

Dans un premier temps, nous présenterons le cadre légal de la protection des mineurs, des infractions et la procédure interne du Service de protection de la jeunesse (SPJ) sur le plan pénal ainsi que l'action socio-éducative mise en place. Dans un second temps, nous parlerons de la méthodologie, des objectifs visés dans le cadre de l’action du SPJ face à des faits de maltraitance dans des contextes familiaux culturels différents. Nous terminerons par une présentation de plusieurs vignettes illustrant le travail du SPJ, en échangeant avec les participants sur les pratiques, postures et difficultés rencontrées.

 

Fondé en 1957 sous le nom de Service de l’enfance, le Service de protection de la jeunesse (SPJ)existe dans sa forme actuelle et sous cette appellation depuis 1970. Rattaché au Département de la formation, de la jeunesse et de la culture en 1998, le SPJ compte quatre Offices régionaux de protection des mineurs, trois unités opérationnelles (évaluation en cas de divorce ou séparation, pilotage des prestations éducatives, prévention), trois unités de support (logistique & finances, méthodologique, appui juridique), l’autorité centrale cantonale en matière d’adoption et, depuis 2011, le domaine de la promotion et du soutien aux activités de jeunesse.

Les missions et compétences du SPJ sont définies par la Loi du 4 mai 2004 sur la protection des mineurs et la Loi du 27 avril 2010 sur le soutien aux activités de la jeunesse. Elles sont au nombres de quatre :

  • La promotion et le soutien aux activités de jeunesse qui concerne les enfants et les jeunes jusqu’à 25 ans du canton de Vaud
  • La prévention en matière socio-éducative qui s’adresse aux mineur·e·s et aux parents du canton de Vaud à travers des programmes de promotion de la santé et de prévention ainsi qu’un éventail varié de prestations.
  • La protection des mineur·e·s et la réhabilitation des compétences parentales qui concernent les enfants en dangers dans leur développement physique, psychique, affectif ou social et leurs parents.
  • La surveillance de l’hébergement hors du milieu familial : il s’agit de l’accueil en vue d’adoption, de l’accueil en milieu familial avec hébergement (familles d’accueil), de l’hébergement en institutions éducatives, des écoles privées avec internat et des colonies et camps de vacances de plus de 7 jours.

 

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Aborder les mauvais traitements avec les familles issues de la migration ; la pratique du CAN Team

Dre Sarah Depallens, pédiatre au CAN team, CHUV

En partant de vignettes cliniques et des questions voire des situations apportées par les participants, l'atelier vise les objectifs suivants :

  • Réfléchir au rôle respectif des différents professionnels dans l'investigation et l'accompagnement des familles confrontées à la maltraitance infantile.
  • Identifier les composants du bilan qui doit être effectué auprès des mineurs victimes de violence.
  • Prendre en compte les droits de l'enfants tout en respectant le rôle éducatif des parents et le cadre juridique et légal.
  • Discuter des réponses somatiques et psychosociales qui peuvent être offertes aux jeunes victimes et leur famille.

 

Créé en 1994, le CAN Team est une structure hospitalière dont l’objectif principal est d’assurer la protection de l’enfant et de l’adolescent. CAN vient de l’appellation anglophone « Child Abuse and Neglect ».

Au fil des années, l’équipe de base s’est renforcée et comprend actuellement neuf personnes représentant toutes les professions que l’on trouve dans un hôpital pédiatrique : pédiatres et pédopsychiatres, chirurgien·ne·s-pédiatres, gynécologues et sages-femmes, infirmiers·ères, collaborateurs·trices psycho-sociaux et psychologues, ou encore d’autres spécialistes en fonction des besoins.

Son caractère pluridisciplinaire se retrouve dans toutes les réunions qu’il organise de façon hebdomadaire, soit à l’Hôpital de l’Enfance, au CHUV ou encore à la Maternité du CHUV. A la Maternité, notre mission est surtout préventive, afin de répondre aux besoins des familles en fonction de leurs fragilités (addiction, maladies psychiatriques, violence dans le couple, marginalisation, précarité, mères mineures ou isolées). A l’Hôpital de l’Enfance et au CHUV, elle vise à détecter la maltraitance envers les enfants, quel que soit sa forme (physique, psychologique, abus sexuel, négligence).

Ces interventions visent à proposer :

  • Aux familles concernées un soutien adapté en fonction du contexte de vie de l'enfant, de sa culture et des valeurs propres à la famille.
  • Aux enfants victimes de maltraitance, des soins et une protection.

Nous travaillons avec les familles qui se présentent aux urgences, en policlinique ou à la maternité et notre action touche ainsi toutes les classes sociales et toutes les cultures.

 

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Cours de formation continue: Vivre avec l'incertitude (2009)

Le cours de base «Mauvais traitements envers les enfants et les adolescents» est organisé chaque année depuis bientôt 15 ans. L’édition 2009, qui visait à approfondir la thématique de l’incertitude, s’adressait aussi bien aux personnes ayant suivi le cours de base qu’à celles qui ne l’avaient pas suivi. En effet, le comité scientifique de ce cours a décidé d'alterner d'une année à l'autre la formation dite "de base" (6 jours), avec une formation plus courte (2 jours) centrée sur un thème plus spécifique lié aux mauvais traitements envers les enfants.

Le cours des 5 et 6 octobre 2009 a réuni presque 60 participants, issus de domaines professionnels divers et de toute la romandie, sur le thème de l'incertitude en tant qu'élément inhérent à la problématique des situations de maltraitance envers les enfants ou adolescents. Les intervenants et les participants se sont donc centrés sur cette notion tant au niveau théorique qu'au niveau de la place qu'elle prend dans leur pratique professionnelle.

- Les enjeux de cette formation ont été formulés de la manière suivante:

La maltraitance et les abus d’enfants et d’adolescents confrontent les professionnels à la souffrance et à l’horreur. Face à l’inacceptable, ces derniers risquent de développer des réflexes d’évitement et de déni ou, au contraire, de déployer un excès d’agir pouvant porter préjudice aux victimes et à leur entourage.
Dans les situations de maltraitance, l’incertitude constitue un élément majeur du quotidien du professionnel. Quel intervenant ne s’est jamais interrogé sur la nécessité ou l’urgence d’une action préventive ? Qui ne s’est jamais senti tiraillé entre une décision qu’on attendait de lui et celle qu’il estimait pertinente pour la sauvegarde de l’intérêt des victimes et de leur entourage ? Qui n’a jamais été confronté à son impuissance et à ses limites ? Qui n’a jamais craint d’abuser de son pouvoir ? Qui ne s’est jamais interrogé sur le danger de détournement des listes de facteurs de risque à des fins déterministes ou de contrôle social ? Qui n’a jamais craint que sa perception et ses préjugés ne lui masquent les réalités, à chaque fois singulières, des situations rencontrées?

Dans le champ de la prévention - a fortiori lorsqu’elle est primaire – le professionnel se trouve, par définition, confronté à l’incertitude. En outre, la polysémie des termes et des notions engendre des confusions. Qu’entendre par « l’intérêt de l’enfant », la notion de « risque » et à partir de quand peut-on parler d’enfants « en danger » ?
On ne peut répondre à ces questions en appliquant à la lettre certaines directives comme du « prêt-à-penser ». Reconnaître la maltraitance comme source d’incertitude et de souffrance professionnelle, accepter sa fragilité et ses limites, et les admettre, sont les composantes d’une démarche éthique qui constitue un premier accès à un travail sur soi.

- Les objectifs étaient les suivants:

• Analyser les relations entre savoir, pouvoir, doute et impuissance.
• Acquérir des outils de réflexion sur une pratique de prévention respectueuse de la singularité des personnes et des groupes sociaux en situation de maltraitance.
• Sensibiliser au débat sur ce que signifient les termes : facteurs de risques et reproductibilité de la violence, dans une perspective de non-stigmatisation des familles et des individus.
• Contribuer à la réflexion sur une éthique de la collaboration, du partenariat et du travail interdisciplinaire.

- Déroulement du cours:

Plusieurs intervenants ont donné des conférences auxquelles le public était invité à réagir lors de discussions finales:

René Knüsel, Professeur de politiques sociales, Directeur de l'Observatoire de la maltraitance envers les enfants, UNIL
Mme Ariane Ayer, Docteure en droit, Avocate, Fribourg:

- Le développement de la protection de l'enfance et de l'adolescence dans une dimension socio-historique

Il en est ressorti que la notion d'enfant, comme celles des ses droits et des devoirs de protection qu'ont les adultes à son égard ont constamment évolué au niveau socio-historique et que la notion de maltraitance a elle aussi évolué en parallèle. Mme Ayer a montré comment les textes juridiques ont dû tenir compte de cette évolution, tant au niveau du code civil que du code pénal, au niveau du droit de la famille, etc. Ainsi, la Convention internationale des droits de l'enfant, datant de 1989, était inimaginable seulement un siècle auparavant.

Claude Voelin, Professeur honoraire, Institut de psychologie, UNIL
Jean-Jacques Cheseaux, Médecin-adjoint, Département médico-chirurgical de pédiatrie, CHUV, Lausanne et Marie-José Vulliemin, Sage-femme conseillère

- L'épistémologie de la prévention

M. Voelin a considéré sous un angle critique les listes de facteurs de risque de maltraitance qu'on retrouve dans de nombreuses recherches. Ces facteurs de risque doivent être souvent relativisés et l'intervenant ne doit pas oublier qu'ils sont liés à un enfant qui vit dans un contexte familial et environnemental spécifiques. Ainsi, ces listes sont des indicateurs et non des prédictions, la singularité de la situation doit primer sur la prise en compte de ces facteurs. Il a aussi souligné les problèmes méthodologiques des recherches qui ont abouti à ces listes.

M. Cheseaux et Mme Vulliemin, habitués à collaborer, nous ont ensuite présenté le CAN-Team de Lausanne: cette structure pluridisciplinaire prend en charge les enfants maltraités, ou à forts risques de l'être, dans le cadre de l'hôpital et de la maternité. Une attention particulière est aussi donnée au dialogue avec les parents ou futurs parents.
Ils ont ensuite présenté une vignette clinique d'une situation qui contenait beaucoup d'incertitudes et de doutes pour eux, et pour le public aussi visiblement. L'issue de la situation révélée en fin de journée a explicité les propos de M. Voelin: l'incertitude est inhérente à de nombreuses situations de maltraitance de même que les facteurs de risque, mais il s'agit de considérer la totalité de la situation et de ne pas oublier les ressources présentes qui peuvent contrebalancer les fragilités.

Pascale Forni, Psychologue-associée, SPEA, Yverdon:

- La gestion de l'intervention dans sa dimension réflexive et éthique

En nous relatant la prise en charge d'une adolescente maltraitée, Mme Forni nous a transmis les doutes et incertitudes auxquels elle a été confrontée, les difficultés à faire parfois des choix lourds de conséquences et qu'elle a assumés. C'est avec beaucoup d'humilité qu'elle nous a décrit ce cheminement semé de doutes, nourri par sa réflexion et son sens de l'éthique, tout en mettant sa confiance dans les ressources de la jeune fille qu'elle a suivie.

Claude G. Demaurex, Pédopsychiatre, Lausanne:

- Enjeux éthico-cliniques concernant les intervenants dans les situations d'incestes, d'abus sexuels et de maltraitance envers les enfants et les adolescents

C'est à partir d'un conte que M. Demaurex nous a plongés dans la thématique de l'incertitude comme élément faisant partie de la vie, et plus spécifiquement de la pratique du professionnel confronté aux mauvais traitements. Il a insisté sur le fait que pour vivre au mieux avec l'incertitude, le professionnel doit avoir une attitude éthique: réfléchir à la situation de l'enfant dans sa globalité et sa singularité tout en acceptant de ne pas pouvoir tout maîtriser, et se montrer responsable en assumant ses choix. Il a aussi souligné l'importance de respecter les parents auteurs de maltraitance envers leur enfant. En respectant les parents, l'enfant peut avoir une image "suffisamment bonne" de ses parents. Pour cela, M. Demaurex enjoint les intervenants à ne pas réduire les parents à leurs actes maltraitants.

- Ateliers:

Lors des ateliers de la dernière demi-journée, les participants ont eu l'occasion de confronter leurs positions et réflexions issues de leur pratique et en lien avec le thème. Ces professionnels, oeuvrant dans des domaines très divers (enseignants, éducateurs spécialisés, éducateurs de la petite enfance, assistants sociaux du SPJ, intervenants à la LAVI, pédiatres, infirmières scolaires, pschologues, etc.) ont ainsi pu s'enrichir mutuellement des regards de professionnels avec lesquels ils collaborent et qui sont aussi confrontés au doute et à l'incertitude.

Pour conclure, nous relevons la phrase d'un participant qui nous a dit être arrivé au début du cours en vivant dans l'incertitude et en repartir en vivant avec l'incertitude.

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Enfan'phare : les 20 ans de la Convention des Droits de l'Enfant

Journée thématique du 20 novembre 2009 à Martigny:

L’Observatoire de la maltraitance envers les enfants (OME) a assisté à la journée Enfan’phare du 20 novembre, au travers de la présence de l’une de ses représentantes. Cet événement marquait, à Martigny, les 20 ans de la Convention des Droits de l’Enfant. La journée thématique, qui a rencontré un vif succès, a été marquée par plusieurs débats alimentés par de fructueux échanges avec l’auditoire, composé de professionnels et de nombreux jeunes.

La journée s’est ouverte sur un retour sur l’historique lié au défi de l’entrée de la Convention dans notre pays, changement de paradigme que de nombreux cercles professionnels ont accueilli avec méfiance. Cette introduction s’est poursuivie par un bilan contrasté sur la protection de l’enfance en Suisse, et plus particulièrement sur l’application de la Convention. En effet, la Suisse a attendu 1997 pour ratifier la Convention, ce qui a fait d’elle le 189ème pays à l’avaliser. Depuis lors, bien que la Suisse ait tenté de développer certains aspects (l’harmonisation des allocations familiales, les crèches, le code pénal des mineurs, etc.), les obstacles à une meilleure application restent encore nombreux. En effet, plusieurs spécialistes ont souligné la nécessité de développer une meilleure coordination en matière de protection de l’enfance et une loi cadre, qui sont encore à l’état d’ébauche: ils se heurtent notamment au cadre de notre Constitution. Les nombreux orateurs ont par la suite sensibilisé l’auditoire à certaines thématiques comme l’alcool chez les jeunes, le développement des nouvelles technologies et leurs dangers pour les enfants (p. ex les sites internet), les enfants migrants ainsi que la maltraitance et les abus sexuels. La journée s’est ensuite achevée par un forum politique où les différents représentants politiques ont, entre autres, souligné la faiblesse des volontés politiques en matière de protection de l’enfance.

En ce qui concerne plus spécifiquement la maltraitance et les abus sexuels, cette thématique a été abordée par le Prof. François Ansermet (pédopsychiatre, Université de Genève) et Mme Andrea Burgener Woeffray (Fondation Suisse pour la Protection de l’Enfant). Il a notamment été question du traumatisme que représentent les mauvais traitements et abus sexuels pour l’enfant, ainsi que des initiatives en matière de prévention. Le Prof. F. Ansermet a développé le thème de la capacité de l’enfant à sortir du traumatisme : celle-ci dépend entre autres de la qualité de ses rencontres et d’éléments et événements multifactoriels antérieurs au traumatisme. Le thème de la prévention, quant à lui, a notamment porté sur des programmes de sensibilisation auprès des enfants et de leur entourage.

Outre les multiples thèmes développés tout au long de cette journée, en définitive, le bilan fait au sujet de l’application de la Convention en Suisse se situe entre avancées et lacunes. Ce constat a légitimé plusieurs orateurs à reprendre la métaphore de Jean Zermatten renvoyant « au verre à moitié vide, à moitié plein » pour illustrer ce bilan.

27 novembre 2009 / nb
 

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Rejet de l'initiative parlementaire visant à protéger les enfants des châtiments corporels

Le 24 mars 2006, Mme Vermot-Mangold, alors conseillère nationale, a déposé une initiative parlementaire visant à mieux protéger les enfants contre la maltraitance.

Le texte déposé demandait qu'une loi soit créée afin d'interdire les châtiments corporels (la fameuse fessée) envers les enfants, de même que d'autres mauvais traitements susceptibles d'affecter leur intégrité physique ou psychique (comme avoir recours à des sanctions et des humiliations d'ordre psychique). Le Conseil des Etats a déjà refusé de donner suite à cette initiative en mai 2008 et le 2 décembre dernier (2008), le Conseil national l'a rejetée à son tour.

Ainsi, les châtiments corporels envers les enfants, comme la fessée ou la gifle, ne font toujours pas l'objet d'une interdiction formelle dans la loi, laissant un flou certain dans l'interprétation des textes législatifsn. Le Parlement a estimé que la Suisse possède déjà assez de lois et règlements permettant de protéger les enfants des mauvais traitements. Le thème des châtiments corporels va certainement continuer à faire débat car d'autres pays, la plupart nordiques, les interdisent; le Conseil de l'Europe veut aussi les interdire et en débat cette année.

En cliquant sur le lien ci-dessous, l'initiative parlementaire peut être consultée en détail, de même que la chronologie des décisions, les rapports de commission, le bulletin officiel, les procès-verbaux et les communiqués de presse www.parlament.ch/F/Suche/Pages/geschaefte.aspx

 

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Votations du 30 novembre 2008: résultats officiels

Les résultats officiels:

L'initiative populaire " Pour l'imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine" a été accceptée à la double majorité du peuple et des cantons.

Avec un taux de participation de 46,5% en moyenne nationale, l'initiative a été acceptée par 51,9% des votants. Au niveau des cantons, seuls 6 d'entre eux ont rejeté l'initiative, dont 3 cantons romands (Vaud, Genève et Neuchâtel). Les résultats officiels provisoires peuvent être consultés en détail à l'adresse suivante:
www.admin.ch/ch/f//pore/va//20081130/det535.html

Le texte complet de cette initiative peut être consulté à l'adresse suivante: www.admin.ch/ch/f//pore/vi/vis329t.html

Cette initiative a été lancée par le Comité de la Marche Blanche, association active dans la défense des victimes de pédocriminalité. Elle demande que les actes d'ordre sexuel ou pornographique commis sur des enfants impubères n'aient pas de délai de prescription afin que les auteurs de tels actes puissent être poursuivis à tout moment. L'argumentaire de la Marche Blanche peut être consulté sous www.marche-blanche.ch/index.php

Le Conseil fédéral et le Parlement recommandaient de rejeter cette initiative. Néanmoins, conscients que les personnes abusées dans leur enfance ont besoin de temps pour pouvoir porter plainte contre leur agresseur, le Conseil fédéral et le Parlement proposaient un contre-projet indirect : alors que le délai de prescription actuel, de 15 ans, court depuis que les actes ont été commis, ils proposaient que dorénavant ce délai de 15 ans commence à courir à partir de la majorité de la victime. Ainsi, les personnes ayant été victimes d'abus sexuels ou d'actes à caractère pornographique durant leur enfance auraient eu la possibilité de porter plainte contre l'auteur jusqu'à l'âge de 33 ans. En allant sur le lien ci-dessous, puis sur « Explications du Conseil fédéral (30.11.08) », vous trouverez les arguments du Conseil fédéral et du Parlement en défaveur de l'initiative ainsi que la teneur détaillée du contre-projet. www.ch.ch/abstimmungen_und_wahlen/01253/01255/01652/index.html
 

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Inauguration de l'OME (2006)

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Les membres du Comité (absent: Prof. André Kuhn, Faculté de Droit)

L'Observatoire de la maltraitance envers les enfants a été officiellement inauguré le 31 janvier 2006 à l'Université de Lausanne.

Le professeur Jacques Besson de la Faculté de biologie et de médecine, vice-recteur en charge du projet Anthropos dont est issu l'Observatoire, a souhaité la bienvenue aux 100-120 invités présents. Dans son allocution, il a exposé l'objectif principal du projet Anthropos: créer des liens entre l'Université et la Cité, et s'est réjoui de la création de l'Observatoire, qui correspond à ce voeu. Il a ainsi rappelé que l'Observatoire a reçu le label Anthropos et une aide au démarrage de la part du rectorat.

Ensuite, le Professeur Claude Voelin, membre du comité scientifique et directeur de l'Observatoire de la maltraitance envers les enfants, a présenté l'historique de cette nouvelle structure et ses finalités. A partir de situations concrètes, il a exposé son utilité et la nécessité d'un débat interdisciplinaire autour du thème de la maltraitance.
Il a aussi vivement remercié de son soutien la Fondation BCV qui a accordé un don important à l'Observatoire, ainsi que le rectorat pour sa confiance et son aide financière.

Enfin, le professeur François Ansermet, pédopsychiatre et membre du comité scientifique de l'Observatoire, a donné une conférence intitulée : Le traumatisme de la maltraitance. Visiblement appréciée par les invités, cette conférence a été l'occasion de souligner que si la prise en compte du traumatisme est nécessaire dans le travail avec l'enfant maltraité, négocier avec lui la sortie de cette impasse l'est tout autant.

La parole a ensuite été laissée au public qui a pu faire des suggestions et poser des questions aux divers membres du comité scientifique de l'Observatoire.

La cérémonie s'est terminée par un apéritif au cours duquel les invités ont pu faire connaissance entre eux et avec le comité scientifique, poursuivre de façon plus conviviale le moment des questions et faire part de leurs divers intérêts à l'égard de l'Observatoire.

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