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Prévention et détection des mauvais traitements aux urgences

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Les services d’urgence occupent une place privilégiée dans le paysage médico-social pour identifier les situations de maltraitance liées aux enfants. Ils sont accessibles 24 heures sur 24, bénéficient d’une riche pluridisciplinarité, d’un large plateau technique, ainsi que d’une fréquentation importante, en particulier des enfants âgés de moins de six ans. Or, des études mettent en lumière un phénomène de sous-détection en ces lieux: malgré un terrain à première vue favorable, un nombre notable de cas semble passer "entre les mailles du filet".

Mais la tâche des infirmières, des infirmiers et des médecins - principaux professionnels à qui revient le travail de détection en milieu hospitalier - est plus que délicate. Ils·elles se sentent souvent peu outillé·es face aux mauvais traitements et se confrontent à diverses contraintes, notamment en termes de temps, d’enjeux interdisciplinaires et d’appréhension individuelle de la notion de maltraitance.

Une recherche dans 4 hôpitaux vaudois

En se focalisant sur quatre structures hospitalières généralistes vaudoises, nous allons nous intéresser au travail de détection des situations de maltraitance par les professionnel·les des urgences. Lorsqu’un enfant est pris en charge aux urgences, à partir de quel moment et selon quels signaux l’éventualité des mauvais traitements émerge-t-elle ?

Ces suspicions nous semblent en partie être émises grâce à un "feeling" professionnel, qu’il nous paraît primordial de mieux comprendre, afin de favoriser la détection de la maltraitance en milieu hospitalier. Cette recherche vise donc à essayer de mettre en lumière les composantes de ces intuitions, pour participer à améliorer les pratiques dans un contexte qui, a priori, apparaît moins vigilant aux maltraitances.

Les hôpitaux participants sont les suivants:

  • le groupe du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), site du Bugnon et Hôpital de l’Enfance (HEL)
  • le Groupement hospitalier de l’Ouest lémanique (GHOL), site de Nyon
  • l’Hôpital Riviera-Chablais, site d’Aigle
  • les Etablissements hospitaliers du nord vaudois (eHnv), site d’Yverdon-les-Bains

En étroite collaboration avec le terrain

Pour réaliser cette recherche, nous allons collaborer activement avec les principales personnes concernées, et ce, tant sur la définition de la problématique, que sur ses possibles réponses. Nous souhaitons ainsi aboutir à une série de recommandations, utiles pour les praticien·nes et généralisables à d’autres structures d’urgence du canton, qu’elles soient publiques ou privées.

A travers cette recherche, l’OME a pour principaux objectifs d’améliorer la détection des mauvais traitements envers les enfants et de faciliter le travail quotidien des professionnel·les en lien avec l’obligation de signalement, ancrée dans la loi cantonale vaudoise sur la protection des mineurs depuis maintenant plus de dix ans.

Equipe de recherche et financement

Le projet est dirigé par Dr. Sarah Stauffer, chercheuse spécialisée en psychologie clinique de l’enfant et de l’adolescent et psychologue FSP. Elle est secondée par Camille Sigg, chargée de recherche à l’OME, et Emilie Merminod, stagiaire scientifique. La recherche est supervisée par le Prof. René Knüsel, directeur de l’OME.

Cette recherche est financée par le Service de la santé publique du canton de Vaud.

Les résultats seront diffusés à la fin de l'année 2017.

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