Romy Siegrist, psychologue et sexologue

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Depuis toute petite, j’étais fascinée par les questions de sexualité et c’était un sujet que j’abordais facilement avec mes ami·e·s, lesquel·le·s me demandaient souvent conseil. C’est d’ailleurs une amie qui m’a demandé si je ne voulais pas faire sexologue plus tard.

Après une maturité en option philosophie et psychologie, je me suis engagée dans des études de psychologie à l’Université de Lausanne (UNIL) afin de devenir ensuite sexologue – car en Suisse, les formations en sexologie sont des formations postgrades que l'on effectue après avoir obtenu un autre diplôme, par exemple en psychologie ou médecine. Etant intéressée par la littérature et par le théâtre, j’ai pris une mineure en Lettres, en Anglais.

J’ai ainsi orienté autant que je le pouvais mes études autour de la sexologie, que ce soit dans ma mineure ou dans ma majeure. En effet, dans mes cours de Lettres, je choisissais des séminaires où cette thématique était abordée, ou alors j’axais mes essais sur des questions autour de l’intime. Dans ma majeure en psychologie, j’ai notamment fait mon travail de Bachelor sur le masochisme. Lors de mon Master en psychopathologie et psychologie clinique de l’adulte à l’UNIL, j’ai pu intégrer grâce au Triangle Azur des cours à option de l’Université de Genève (UNIGE) en sexologie et sur le couple. Puis en guise de mémoire, j’ai mené une recherche qualitative longitudinale sur la sexualité lors de la transition à la parentalité.

En fin de master, lors de ma période de rédaction du mémoire, j’ai commencé une formation en sexoanalyse auprès de l'Ecole Suisse de Sexoanalyse, organisée par Denise Medico, que j’avais eu la chance de rencontrer lorsqu’elle donnait le cours de Psychologie de la Sexualité à l’UNIGE. En 2017, je me suis formée en Sexualité Positive avec Iv Psalti, et je suis en train de terminer le CAS en sexologie clinique de l’UNIGE. J’ai de plus commencé une nouvelle formation en sexothérapie intégrative donnée par MediPsy, afin de travailler plus en profondeur mes savoirs-être et savoirs-faire thérapeutiques.

Parallèlement à ce parcours, depuis 2004, je travaille comme régisseuse et éclairagiste indépendante. Je m’occupe de la création lumière, du montage et de la régie pour des pièces de théâtre et des concerts en Suisse romande. Bien qu’étant un métier apparemment très différent de la psychologie, j’y ai entraîné des compétences utiles pour ma pratique de psychologue-sexologue indépendante. En effet, ce travail de régisseuse-éclairagiste fait appel à une grande capacité d’écoute, de patience, de médiation (entre ce que le ou la metteur·e en scène souhaite et ce qu’il est possible de faire), mais aussi de l’entregent pour faire lien avec le théâtre, les comédien·ne·s, le public, et il requiert une bonne concentration afin de réaliser les effets au moment opportun. Je suis en sorte le seul personnage à être présent tout le spectacle, de manière « invisible ». De plus, cela demande une capacité d’anticipation, en vue d’être prête pour la prochaine intervention, ainsi qu’une capacité de réaction et de prise de décision rapides, pour agir à temps en cas de pépin. C’est une assez grande responsabilité, cela demande pas mal d’autonomie. Ces compétences se retrouvent dans mon travail au cabinet, car lorsque j’accompagne la personne dans ses réflexions, j’essaie de percevoir « où elle veut en venir » afin de poser les questions au bon moment, pour ne pas rater la coche, tout en respectant son rythme. J’aime bien dire que je suis là pour essayer « d’éclairer » quelque chose de ce que la personne vit. Certain·e·s voient aussi de l’espoir dans cette métaphore lumineuse. C’est pourquoi il est toujours intéressant de se questionner sur les compétences acquises dans toutes les expériences professionnelles et associatives, et de les valoriser, même si cela ne nous parait pas évident et que l’on ne sait pas comment le faire.

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Sinon, j’ai effectué mon stage de master auprès de l’association Violence Que Faire, où j’ai ensuite été engagée comme psychologue-répondante, avant de passer à un travail sur mandat. Mon activité consiste essentiellement à répondre par écrit aux questions anonymes de personnes victimes de violences au sein du couple ou des personnes témoins, ainsi qu’à former des répondant·e·s. En effet, c’est une forme d’aide à la personne plus complexe qu’elle n’y paraît, notamment puisque tout ce qui est écrit reste, est visible en ligne, peut être imprimé, mais aussi parce que nous sommes vite confronté·e·s à de l’impuissance et que nous avons peu de feed-back de la part des personnes. Il faut bien choisir ses mots, les formulations et l’intonation, pour accueillir et nommer les violences, mais aussi pour encourager la personne à consulter et à agir afin de rompre l’éventuel cycle de la violence, tout en assurant sa sécurité.

Depuis 2017, je travaille comme psychologue et sexologue indépendante auprès du centre SexopraxiS. Je mène des entretiens individuels et de couple, supervise des espaces de parole, crée des ateliers et organise des événements culturels. C’est un lieu de travail pluridisciplinaire incroyable, avec des collaborations très enrichissantes.

Mensuellement depuis cette année, je rédige des articles sur les sexualités pour le magazine Générations ainsi que pour le web-magazine de l'association DécadréE, et je participe régulièrement à l’émission de Christine Gonzalez à la RTS, Question Q. Je tiens également le poste de présidente pour l'association CulturiX, au travers de laquelle nous organisons et participons à des événements pour créer des espaces de discussion liés aux domaines des sexualités, des intimités et des corps, notamment par le biais de contenus culturels et artistiques.

En observant mon parcours académique et professionnel, je prends conscience que mes deux passions, la sexologie et les mots, les récits, se rencontrent dans mes différentes activités actuelles. Je suis ainsi amenée à faire appel aux compétences acquises dans ces deux domaines pour mener à bien mon travail – enfin mes travaux – au quotidien. Toutes ces années ont été comme des pièces de puzzle, qui s’emboîtent gentiment. D’abord par les choix de cours dans ma formation académique, puis par les formations professionnelles et finalement – ou peut-être principalement – par les différentes activités professionnelles et associatives menées en parallèle.

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