Fonds de recherche actuels

 

Quelle thérapie de couple pour les parents ?

Ce projet financé par le FNS (2015-2019) est dirigé par la Prof. Joëlle Darwiche, en collaboration avec le Prof. Nicolas Favez (Université de Genève), le Dr Yves de Roten, PD MER et le Prof. Jean-Nicolas Despland (Institut Universitaire de Psychothérapie, Département de Psychiatrie du CHUV). Il vise à évaluer l’efficacité d’un modèle d’intervention brève destiné aux couples de parents (Intervention Systémique Brève Intégrative). Celui-ci intègre un travail sur les dimensions conjugales et coparentales, en engageant le couple dès le début et tout au long de la thérapie non seulement comme conjoints mais aussi comme parents. Plusieurs dimensions du fonctionnement individuel et familial sont évaluées, par le biais de questionnaires et de situations d’observation des interactions. Cette étude suppose l’implication de nombreux professionnels sur le terrain : elle doit s’ajuster aux réalités et au rythme de leur travail clinique, ce qui l’éloigne d’une recherche « de laboratoire ». Ses résultats permettront, outre l’évaluation de l’efficacité du modèle proposé, de proposer aux professionnels un modèle de prise en charge bénéficiant d’une validation empirique.

Lien :  http://unil.ch/recherche-couple

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Consciences sous contrôle dans l’Europe francophone : La réception scientifique et culturelle des thérapies comportementales en France, Suisse et Belgique (1960-1990).

 

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Prof. Rémy Amouroux (PI, Université de Lausanne). Project Partner : Prof. JeremyBurnam (Université de Groningen), collaboratrices : Lucie Gerber, chercheuse FNS senior et Milana Aronov, doctorante FNS.

 

L’objectif de ce projet est de réaliser une histoire transnationale de la réception et de l’indigénisation des thérapies comportementales dans le contexte francophone entre les années 1960 et 1990. Cette approche a en effet connu un développement fulgurant en Amérique du Nord et au Royaume Uni mais s’est plus difficilement implantée en France, en Suisse et en Belgique. Selon ses opposants, ces thérapies sont la manifestation d’une « idéologie béhavioriste » qui doit être rejetée car elle vise l’adaptation des individus aux besoins de la société par le biais de techniques de Mind Control voire de Brainwashing. C’est particulièrement vrai en France où, dans le contexte de la guerre froide, le behaviorisme et les théories psychologiques venues des Etats-Unis ont été l’objet d’une méfiance caractéristique.
Ce travail s’appuiera sur une série d’entretiens avec des acteurs, des observateurs et des critiques du mouvement, la consultation d’archives personnelles et d’institutions pionnières, une analyse s’appuyant sur les méthodes de la digital history qui explorera les variations des significations associées au béhaviorisme dans les revues francophones comparées aux revues anglophones, ainsi que l’analyse de la réception dans la presse grand public des productions culturelles et intellectuelles liées au béhaviorisme.

 

L’objectif général consistera à retracer l’histoire du mouvement béhavioriste et à mettre au jour les spécificités francophones du débat critique autour des thérapies comportementales. Ce projet s’inscrit donc dans la perspective d’une histoire transnationale des savoirs psychologiques. A partir de l’exemple de la diffusion du béhaviorisme, considéré comme un produit de la culture anglo-saxonne, nous tenterons de comprendre pourquoi il a d’abord rejeté et comment il s’est ensuite « acclimaté » à la culture francophone. Enfin, ce projet contribuera à l’internationalisation de l’histoire des psychothérapies et participera à la clarification des débats contemporains sur le sujet. 

 

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"Sois prudent, mon enfant" : Les déterminants et les conséquences de la surprotection parentale sur le fonctionnement psychosocial des adolescents

 

Dr Stijn Van Petegem (PI, Université de Lausanne). Project Partners : Prof. Bart Soenens (Ghent University, Belgium), Prof Melanie Zimmer-Gembeck (Griffith University, Australia) and Prof. Grégoire Zimmermann (Université de Lausanne), collaboratrice : Noémie Mendez, chercheuse FNS junior.
 

Depuis quelques années, on assiste dans les médias et dans la littérature éducative à un intérêt grandissant pour le concept de surprotection parentale (parfois appelée "parentage hélicoptère" ou la "hyper-parentalité"). La surprotection parentale fait référence à une forme de protection parentale excessive, compte tenu de l'état développemental de l'enfant. 

Dans un premier temps, l’objectif de ce projet consiste à examiner les implications de la surprotection en ce qui concerne l’ajustement psychosocial (en termes de bien-être et de fonctionnement relationnel avec les pairs), ainsi que les capacités de coping des adolescents (c.-à-d., leurs capacités à faire face à des difficultés). Dans un deuxième temps, notre projet a pour ambition de mieux comprendre pourquoi certains parents ont tendance à devenir surprotecteurs. Nous examinerons en particulier (1) les liens entre la surprotection et la dynamique coparentale du système familial et (2) les liens entre la surprotection et les perceptions parentales du monde environnant et des attentes sociales vis-à-vis des parents.

En somme, ce projet contribuera aux connaissances scientifiques au sujet de la surprotection parentale. Ces nouvelles connaissances sont non seulement importantes pour améliorer notre compréhension des relations parents-adolescents et du développement de la résilience à l’adolescence, mais elles sont également essentielles pour les professionnels qui travaillent régulièrement avec des parents et/ou des adolescents.

 

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Parents d’adolescents à Lausanne : quels besoins de soutien à la parentalité ?

 

Projet INTERACT 2019 financé par la Ville de Lausanne et l’Université de Lausanne. Bénéficiaires : Prof. Grégoire Zimmermann, Mme Sophie Baudat, Dr Fabrice Brodard et Mme Claire Attinger (Bureau lausannois pour les familles, BLF, ville de Lausanne)

L’adolescence constitue une période de transition marquée par de nombreux changements sur le plan du développement individuel, mais également au niveau des relations entretenues avec l’entourage. Face aux difficultés que peuvent rencontrer les adolescents et face aux changements relationnels, il arrive très fréquemment que les parents se questionnent sur leurs pratiques parentales. Pour répondre à leurs interrogations, ils vont parfois chercher des sources d’information et de soutien. À titre d’exemple, ils peuvent solliciter des professionnels de la santé et de l’éducation, consulter des ouvrages ou des sites Internet de soutien à la parentalité, ou encore participer à des groupes de paroles ou des programmes parentaux. Malgré l’accroissement de ces ressources d’accompagnement à la parentalité, leur accès ne semble pas si aisé pour les parents. Les travaux de recherche relèvent, par exemple, que seule une faible proportion de parents participe aux programmes parentaux, et ce pour plusieurs raisons (Brodard, El Ghaziri, Kounou, & Ciobanu, 2018 ; Sumargi, Sofronoff, & Morawska, 2015 ; Lee et al. 2014). Les parents évoquent, par exemple, ne pas en ressentir le besoin ou encore une méconnaissance des programmes existants. Des contraintes liées au temps à disposition, à des aspects financiers et à l'organisation de la garde des enfants limitent également leur participation. Finalement, les parents rapportent des difficultés d’accès liées aux horaires et aux lieux des rencontres.

Jusqu’à présent, les quelques études qui ont examiné les besoins d’accompagnement à la parentalité se sont surtout intéressées aux parents d’enfants âgés de 0 à 12 ans (p.ex., Brodard et al., 2018 ; Morawska, Filus, Haslam, & Sanders, 2017). Aucune étude, à notre connaissance, n’a encore examiné les besoins spécifiques des parents d’adolescents. Né d’une volonté de renforcer la coopération entre la ville de Lausanne et l’Université (cf. EUniverCities) et dans le but de développer et de renforcer les services existants de soutien aux parents d’adolescents lausannois, il est nécessaire d’évaluer si les principaux destinataires de ces services ressentent le besoin d’être accompagnés dans leur fonction parentale, et d’identifier leurs attentes vis-à-vis de ce soutien. Ainsi, les objectifs de ce projet consistent à (1) identifier dans quelle mesure les parents d’adolescents lausannois ressentent le besoin d’être accompagnés dans leur rôle de parent, et (2) de caractériser ce qu’ils souhaitent en matière de soutien.

https://www.unil.ch/connect/home/menuinst/ville-de-lausanne/projet-interact.html



 

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