Publications

Les membres de la FTSR publient leurs recherches et travaillent sur différents projets dans des formats divers. Il existe notamment des projets multimédia et des captations vidéo.

Vous pouvez accéder à la liste exhaustive des publications des membres des différents instituts de la FTSR en consultant les pages "Publications" de l'IHAR, de l'IRSB, de l'ISSR, de l'ILTP et de l'ORS. Une sélection des publications papier est également disponible ci-dessous.

La collection "Religions, Histoire, Cultures" de la FTSR existe aux éditions Le Manuscrit.

La lettre d'information annuelle de la FTSR est disponible ici.

Toutes ces informations sont également accessibles par les puces présentes dans le menu.

Publications des membres de la FTSR (liste non-exhaustive)

Grosse C., Dunant A., Fornerod N., Grosse G., Solfaroli Camillocci D., Vernhes Rappaz S., Côté chaire, côté rue. L’impact de la Réforme sur la vie quotidienne à Genève (1517-1617), éditions La Baconnière, 2018.

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En sortant des sentiers battus de l’histoire des grands réformateurs, ce livre présente l’impact de la Réforme sur la vie quotidienne genevoise. Si la protestation de Martin Luther (1483-1536) contre les indulgences par ses 95 thèses en octobre 1517 n’a en effet pas eu de véritables répercussions sur Genève avant le début des années 1530, les idées luthériennes ont engendré une agitation religieuse qui n’est pas le fait de l’action individuelle d’un réformateur, mais qui émane d’une mobilisation collective. 

À travers vingt-deux courts chapitres assortis d’illustrations et de documents d’archive retranscrits et modernisés, on comprend comment les Genevoises et les Genevois se sont impliqués dans le processus de Réforme et la manière dont la conversion religieuse de la ville a affecté leur quotidien. Les archives se font l’écho de l’activisme, des résistances ou de l’adaptation des hommes, des femmes, comme des enfants et témoignent des changements qu’impose la pratique du nouveau culte, qui ont parfois donné lieu à des représentations mythifiées. L’ouvrage couvre l’ensemble du XVIe siècle, jusqu’aux premières commémorations de la Réforme qui interviennent en 1617.

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Hamidovic D., Levieils X., Mézange C (éd.), Encyclopédie des messianismes juifs dans l'Antiquité, Peeters, 2017.

encyclop_messianismes.gifSi le messianisme est encore aujourd’hui un objet d’étude qui passionne les historiens et les théologiens, c’est certainement parce qu’il a contribué à façonner la conception occidentale du déroulement du temps et de l’aboutissement de l’Histoire. La société moderne, pourtant sécularisée, semble plus que jamais dans l’attente du surgissement d’un monde nouveau. Cet appel sourd à un changement radical est motivé soit par le désir d’en finir avec un monde encore imprégné de valeurs jugées dépassées et inadaptées à la modernité, soit par le désir contraire de voir les valeurs traditionnelles bientôt rétablies dans leur pureté originelle. Un tel constat existe dès l’Antiquité. Certes, la croyance en Jésus devenu le Christ, c’est-à-dire le messie, façonne l’originalité chrétienne, mais elle puise dans le judaïsme ancien où fleurissent déjà les attentes messianiques. Ce livre entend restituer la pluralité des voix messianiques afin d’en saisir les spécificités dans l’histoire.

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Couverture Les cultes protestants-1.jpgBauer O., Les cultes des protestant·e·s. Méthodes originales pour approcher les rites, Labor et Fides, Genève, 2017

Enfin un livre qui expose ce que les cultes sont avant de prescrire ce qu’ils devraient être ! Enfin un livre qui fait place à la diversité des cultes que célèbrent les protestant.e.s ! Enfin un livre qui explore comment les cultes sollicitent ou ne sollicitent pas les différents sens de l’être humain ! Dans cet ouvrage, Olivier Bauer parcourt l’ensemble du culte avec neuf articles consacrés aux cultes, neuf articles nourris par trente ans d’expérience comme théologien et comme pasteur en Suisse, en France, en Polynésie française, aux États-Unis et au Canada, neuf articles publiés entre 2001 et 2014 en Europe et en Amérique du Nord.

Qui célèbre des cultes y trouvera des propositions pratiques. Qui s’intéresse aux coulisses y trouvera des informations inédites. Qui se pose des questions de fond – à quoi sert le culte ? La foi vient-elle seulement de ce que l’on entend ? Quel est le statut des médiations théologiques ? – y trouvera des réponses. Qui étudie le rite y trouvera des outils méthodologiques et des concepts : observation sensorielle, théorie des jeux, ritualisation, actions liturgiques. Qui aime les débats y trouvera la lettre qu’Olivier Bauer a envoyé à Joseph Ratzinger (Benoît XVI) pour critiquer sa conception de la messe.

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Hamidovic D., L'insoutenable divinité des anges, Cerf, 2018.

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Rarement un livre aura été aussi attendu par le grand public et les chercheurs du monde entier. Appelé de leurs voeux depuis des dizaines d’années, cet ouvrage constitue le premier essai historique présentant le déploiement des anges depuis les origines, il y a plus de 4 000 ans, jusqu’à l’âge d’or, à l’époque moderne, en passant par le judaïsme, le christianisme et l’islam. Contrairement à l’idée reçue que les anges existent principalement face aux hommes, David Hamidovic montre que ces créatures ne doivent leur existence que dans leur rapport à Dieu. Longtemps menacés dans le contexte des trois religions qui proclament la croyance en un dieu unique, aussi surprenant soit-il, les anges trouvent tout de même une place au point de devenir incontournables. L’ouvrage raconte ce retournement de situation qui explique l’omniprésence des anges dans l’art occidental et plus largement dans notre culture jusqu’à aujourd’hui.

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Brandt P.-Y., Jesus P. et Romano P. (dir.), Récit de soi et narrativité dans la construction de l’identité religieuse, Editions des archives contemporaines, 2017.

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L’identité se construit en partie en référence à des modèles. Ces modèles sont transmis entre autres par le moyen de récits auxquels il est possible de s’identifier. Dans le champ religieux, on peut distinguer quatre grands types de textes proposés comme matrices identificatoires: les mythes, des récits exemplaires (vies de saints…), des fictions utilisées à des fins pédagogiques (paraboles, visions…) et des récits autobiographiques (témoignages d’expériences). L’ouvrage parcourt ces quatre types de textes qui participent à la construction de l’identité narrative (Ricœur) par le tissage de l’histoire personnelle avec les matériaux fournis sous la forme d’histoires.

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Butticaz S., Grosse C., Unité et diversité des Réformes, Labor et Fides, 2018.

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Longtemps perçue comme l’impulsion initiale de la modernité occidentale et à l’origine de profonds changements socioculturels, la Réforme protestante est ici arpentée par quelques-uns de ses meilleurs spécialistes francophones dans une perspective interdisciplinaire.

Les questions suivantes en guident l’examen: quel rôle revient à Luther et aux 95 thèses qu’il affiche en 1517 dans le déclenchement de ce mouvement réformateur ? Autour de quels foyers théologiques cette « renaissance » religieuse s’est-elle cristallisée ? Quelles lectures de la Bible en ont accompagné le discours et la pratique ? À l’heure où les confessions s’affrontaient partout en Europe, comment protestants et catholiques ont-ils cohabité dans les « bailliages communs » du Pays de Vaud ? Et quelle histoire de la réception retracer de cette mémoire de la Réforme, au XIXe siècle notamment ?

À la lumière de ces questions, cet ouvrage redessine un récit de la Réforme qui prend en compte aussi bien les continuités qui traversent cinq siècles d’histoire que la diversité des formes spirituelles et culturelles adoptées par le protestantisme.

Avec les contributions de Matthieu Arnold, Simon Butticaz, Christophe Chalamet, Pierre Gisel, Christian Grosse, Sarah Scholl et Marc Vial.

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Gisel P., Tétaz J.-M. (dir.), Revisiter la Réforme, Editions Olivétan, 2017.

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« Revisiter la Réforme », ce peut être pour retrouver son « esprit », mais en même temps pour prendre de la distance et être capable de porter un regard critique.

Rendre la Réforme à l’histoire, c’est donc aussi en examiner les suites. Le présent ouvrage le fait dans trois directions :

- le rapport des Réformateurs au judaïsme ;
- la question de la liberté individuelle. La Réforme a-t-elle préparé les révolutions politiques modernes ?
- le débat théologique sur le Dieu caché et le Dieu révélé.

Les plus éminents spécialistes de ces questions dans le monde francophone sont réunis sous la direction de Pierre Gisel et Jean-Marc Tétaz pour nous faire réfléchir, à travers cette plongée passionnante dans la complexité de la Réforme protestante, sur le rapport à l’antécédence, sur l’individu et sa liberté, sur le statut des références ultimes et donc sur ce qui peut être tenu pour vrai. Des questions on ne peut plus pertinentes dans notre modernité.

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Cohen-Lévinas D. et Ehrenfreund J., Circoncision. Actualités d'une pratique immémoriale, Hermann, 2017.

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En mai 2012, le tribunal de Cologne interdisait la circoncision et déclenchait une polémique juridique, politique et religieuse majeure. Rappelons brièvement que le jugement ne visait pas d’abord et prioritairement la communauté juive et que la pratique de la circoncision est commune au judaïsme et à l’islam. Cette polémique récente est l’occasion d’un retour sur le sens de cette pratique inscrite depuis des temps immémoriaux dans l’histoire du peuple juif. Elle apparaît comme le symptôme d’une difficulté moderne à saisir le sens d’un rituel qui trouve son origine dans le texte de la Thora et qui est l’expression de l’inscription dans la généalogie juive et de la soumission à l’injonction divine faite à Abraham. Il existe une tension historique irrésolue entre l’affirmation moderne de la nécessaire préservation de l’intégrité du corps et du libre arbitre de l’individu que ce rituel de la circoncision semble contredire. La question se pose dès lors de savoir pourquoi cette tension a-t-elle été ravivée et quelle est la nature du malaise dont elle témoigne.

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Meylan, N., Mana: A History of a Western Category, Brill, 2017.

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n Mana: A History of a Western Category Nicolas Meylan proposes a critical account of Western imaginations of mana, a word belonging originally to Oceanic languages but borrowed by European languages in which it acquired the meaning ‘supernatural power.’
While mana is best known for its tenure in the disciplines studying religion, Nicolas Meylan situates such academic uses in a wider context, analyzing the ways Westerners conceptualized mana in the earlier colonial context as well as its mobilizations in the late 20th and early 21st centuries by (video)game designers and Neo-Pagan witches. This focus on various Western uses of mana allows for the critical investigation of the ways power has been mystified in conjunction with religion.

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Bert J.-F., Une histoire de la fiche érudite, Presses de l'enssib, 2016.

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Lucien Febvre avait en tête d’écrire une histoire de la fiche érudite. Un dispositif connu dans le monde des bibliothèques, mais qui eut aussi des effets très concrets sur les savoirs savants, leur accumulation, leur validation, et leur diffusion depuis le XVIIe siècle.
En s’appuyant sur la matérialité des fiches, en revenant sur les différentes évolutions technologiques qui émaillent cette histoire, en décrivant les gestes routiniers ainsi que les stratégies graphiques qui organisent cette pratique, cet ouvrage explore un territoire surprenant de l’érudition occidentale.
Faire des fiches n’est pas qu’une activité machinale et répétitive, compulsive ou abrutissante. Ficher suppose méthodes de recherche, rhétorique savante, archivage des connaissances ; mettre en fiche engage des formes, des usages et une certaine mesure des savoirs.

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Gisel P., Qu'est-ce qu'une tradition ? Ce dont elle répond, son usage, sa pertinence, Editions Hermann, 2017.

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Les sociétés contemporaines sont marquées par l’avènement de l’individualisme. Elles ne connaissent que les réalités individuelles et se révèlent oublieuses de toute tradition, religieuse ou culturelle. S’appuyant sur la reconnaissance de la pluralité des voies de l’humain, cet ouvrage préconise la mise en place de nouvelles conditions de confrontation : sans verser dans le communautarisme, il importe de reconnaître l’hétérogénéité des traditions et la fécondité des différends. C’est peut-être même la meilleure voie pour renouveler nos sociétés aujourd’hui. Mais quel mode de rationalité publique faut-il mettre en place pour parvenir à dépasser le heurt des logiques diverses, voire divergentes ? Par-delà, comment repenser nos identités, nos rapports au passé et nos imaginations d’avenir ?

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Clivaz C., Dilley P., Hamidovic D. (eds.), Ancient Worlds in Digital Culture, Brill, 2016.

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The volume presents a selection of research projects in Digital Humanities applied to the “Biblical Studies” in the widest sense and context, including Early Jewish and Christian studies, hence the title “Ancient Worlds”. Taken as a whole, the volume explores the emergent Digital Culture at the beginning of the 21st century. It also offers many examples which attest to a change of paradigm in the textual scholarship of “Ancient Worlds”: categories are reshaped; textuality is (re-) investigated according to its relationships with orality and visualization; methods, approaches and practices are no longer a fixed conglomeration but are mobilized according to their contexts and newly available digital tools.

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Mancini S. et Rousseleau R. (dir.), Processus de légitimation entre politique et religion, Presses de l'enssib, 2016.

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Approches historico-culturelles et analyses de cas dans les mondes européen et extra-européen.

L’actualité oblige à prendre acte d’un lien constitutif entre politique et religion, souvent sous-estimé par la recherche, à l’encontre d’une tendance moderne dissociant a priori le politique et le religieux, et loin de l’idée que le religieux participerait d’une temporalité différente de celle des autres institutions culturelles : technologie, science, organisation sociale, politique, rapport de production, droit. Nous proposons ici de revenir sur l’articulation du politique et du religieux en interrogeant les pratiques, les codes symboliques, les rhétoriques, les dispositifs liturgiques, les topoï argumentatifs, les cadres socioculturels de l’imaginaire qui informent les prises de pouvoir et son maintien. Pour chaque dossier, le religieux sera envisagé en termes de fonctions : mythico-fondatrice ou légitimante, rituelle, sacralisante ou de consécration. L’ouvrage s’ouvre sur une mise au point concernant les « religions du politique » (Emilio Gentile), avant d’examiner les cas du national-socialisme, de la Cuba contemporaine et de l’Inde coloniale. Un deuxième groupe de contributions explore les logiques discursives du monothéisme biblique et ses persistances, puis des innovations religieuses en Afrique (mourridisme au Sénégal, kimbanguisme au Congo) et en Chine (mettant en perspective la thèse de Gentile au sujet de Mao). Les perspectives utopiques ou cosmopolitiques constituent un dernier ensemble : messianismes latino-américains, discours politico-utopiques renvoyant à la Terre-mère, parallèles entre discours écologistes et religieux, emprunts de l’OMS aux cosmovisions indigènes, questionnements conjoints de la théologie de la libération, du symbolisme catholique et des cultes d’origine africaine au Brésil, l’identité nationale israélienne dans son lien au judaïsme, la complexe différenciation de sphères politique et religieuse au Tibet.

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Bert J.-F., Introduction à Michel Foucault, Le Découverte, collection "Repères", 2016.

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Michel Foucault (1926-1984) aura été en France le plus novateur des maîtres à penser – maître sans programme qui a su offrir à ses lecteurs une « boîte à outils » qu’il expose par fragments dans ses entretiens, cours, articles et livres...

Philosophe « par défaut », Foucault était loin d’ignorer les méthodes, les auteurs et surtout les controverses qui agitaient les sciences humaines, qu’il ne se priva d’ailleurs pas de critiquer ouvertement. En retour, plusieurs notions qu’il élabora tout au long de son parcours (« savoirs », « gouvernementalité », « subjectivation ») continuent de faire débat autant chez les historiens, les sociologues ou les anthropologues, que chez certains praticiens comme les criminologues, les psychanalystes ou les spécialistes du droit, sans oublier le vaste domaine des cultural studies.

Foucault n’est pas de ceux qui se laissent facilement saisir et l’objectif de cet ouvrage est d’éclairer les enjeux de sa pensée pour en faire ressortir l’intérêt actuel et, pourquoi pas, montrer comment penser différemment l’enfermement, les institutions, le rapport à soi ou à la vérité.

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Brandt P.-Y., Besson J. (éds.), Spiritualité en milieu hospitalier, Labor et Fides, 2016.

Spiritualite_PYB.jpgFace à une demande de plus en plus large et diversifiée, est-il possible d’intégrer la spiritualité dans des hôpitaux laïques ? Plusieurs auteurs, chercheurs ou médecins, font part de leurs expériences et de leurs réflexions et tentent de répondre à ce défi nouveau qui transforme considérablement le rôle des aumôniers et plus largement du rapport entre personnel hospitalier et patients. Il s’agit désormais de définir à la fois le cadre théorique de l’intégration de la spiritualité et de la religion dans les modèles de soins mis en place dans un système hospitalier, mais aussi d’examiner plus en détail comment la dimension religieuse et spirituelle peut être intégrée dans des contextes variés, en particulier dans le domaine des soins palliatifs. Un ouvrage qui propose de nombreuses pistes à la fois théoriques et pratiques sur un sujet nouveau, mais amené à prendre de plus en plus d’ampleur.

Avec les auteurs suivants : Gian Domenico Borasio, Jean-Bernard Daeppen, Adrian Dinu, Claudia Dinu, Claude-Alexandre Fournier, Maria Chiara Giorda, Dorothea Lüddeckens, Elena Messina, Rafael Walthert, Barbara Zeugin.

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Römer T, Moïse en version originale. Enquête sur le récit de la sortie d'Egypte, Labor et Fides, 2015.

moisevo-resize190x248.jpgQui était Moïse ? De nombreuses réponses sont possibles, rappelle ici Thomas Römer, un des meilleurs spécialistes de l’Exode et du Pentateuque. Prophète, législateur, intercesseur, libérateur… il n’hésite pas à tuer de ses propres mains ceux qui se révoltent contre les lois qu’il a transmises au nom de son Dieu. Il libère son peuple de l’esclavage, il est le premier à recevoir le nom de Dieu…
Il appartient à plusieurs cultures. Freud dira : « Moïse a inventé le Juif. » Dans cet essai, Thomas Römer nous introduit à la lecture des mystères du personnage en suivant le récit du livre de l’Exode dont il donne une traduction personnelle et originale. Il présente et discute avec brio les thèses et les hypothèses les plus récentes des biblistes, des historiens et des archéologues. Ce livre transmet ainsi une véritable culture de Moïse, biblique à travers le texte hébraïque, mais aussi archéologique et historique, artistique, philosophique… Le récit de la libération d’Egypte fait l’objet d’une étude particulière, avec de nouvelles interprétations.

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Prescendi F., Rois éphémères. Enquête sur le sacrifice humain, Labor et Fides: Genève, 2015.

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Les sacrifices humains ont-ils réellement eu lieu dans l’Antiquité ou les nombreux récits qui les relatent sont-ils avant tout fantaisistes ? C’est à cette question fascinante que souhaite répondre l’historienne des religions Francesca Prescendi en invitant le lecteur sur les chemins de son enquête. Celle-ci débute par l’étude d’un texte du célèbre anthropologue français Claude Lévi-Strauss qui médite le récit de l’autodafé d’une effigie du Père Noël par des catholiques français à Dijon en 1951 qu’il rapproche de la mise à mort d’un roi éphémère qui avait lieu au terme des Saturnales, fête romaine célébrant le solstice d’hiver. Pour établir cette interprétation, Lévi-Strauss convoquait James Frazer dont Francesca Prescendi va à son tour scruter les écrits, notamment ceux qui figurent sur ce sujet dans les éditions successives du Rameau d’or, son œuvre la plus célèbre. Revenant à d’autres textes peu connus de l’Antiquité et du haut Moyen Age, Francesca Prescendi déroule une recherche passionnante et au terme de laquelle l’énigme trouvera, peut-être, une réponse.

Francesca Prescendi, docteur en histoiredes religions, est chargée de cours à l’Université de Genève. Spécialiste des religions grecques et romaines, notamment sur la thématique des sacrifices et des rites relatifs à la mort, elle a notamment publié l’ouvrage collectif « Religions antiques » (Labor et Fides, 2008, 2015).

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Gisel P., Ullern I. (dir.), Penser en commun? Un « rapport sans rapport ». Jean-Luc Nancy et Sarah Kofman lecteurs de Blanchot, éditions Beauchesne: Paris, 2015.

Penser_en_commun.gifJean-Luc Nancy et Sarah Kofman, deux lecteurs de Blanchot en différend.

Jean-Luc Nancy dialogue avec Maurice Blanchot sur le fil historique du communisme et d’un fondement théologique inavouable de la communauté comme étant d’emblée humaine et politique. Y a-t-il entre communisme et communion une déconstruction possible du «commun» qui restitue le tragique? Trois interlocuteurs l’interrogent ici dans cette configuration, où c’est la «déconstruction du christianisme» qui opère l’autocritique de la modernité.
Sarah Kofman traverse et déplace le texte-Blanchot, sa pensée de l’écriture et de l’«absolu» de l’histoire, pour revenir à la parole et à la lecture «après Auschwitz». Dans cette épreuve, l’intellectuel est le témoin contraint de dire. Parvenir à renverser cette contrainte périlleuse en « parole sans pouvoir » rouvre un pouvoir de tenir parole, laisser parler, promettre, qui seul s’oppose au «pouvoir de tuer».
Sans spéculer, mais sans renoncer à la rigueur philosophique, ce livre appose ces deux dialogues en valorisant leur différend. Et avec Nancy lui-même, deux interlocuteurs interrogent le geste méconnu de Kofman.
Les interrogations du livre arpentent un espace pluriel négligé de l’autoréflexion culturelle marquée par la perte de la modernité – perte de l’expérience de la liberté et du temps, et perte de la confiance dans la culture. Pour frayer d’autres voies dans le rapport des sociétés contemporaines à elles-mêmes, où règnent trop uniment le présentisme, le désenchantement politique et la disjonction des sphères publiques.

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Gros F. (dir.), avec la collaboration de Bert J.-F., Defert D., Delaporte F. et Sabot P., Michel Foucault, Oeuvres, Bibliothèque de la Pléiade n°607: Paris, 2015.

FOUCAULT COFFRET.jpgSon œuvre, entre philosophie, histoire et littérature, est difficile à situer. Les disciplines traditionnelles peinent à la contenir. Sa chaire au Collège de France s’intitulait «Histoire des systèmes de pensée». Lui-même ne cessa jamais de relire Kant, Nietzsche, Heidegger, mais il cite moins les classiques de la philosophie que d’obscurs traités, règlements ou manuels conservés dans des fonds d'archives, royaumes des historiens. Des historiens «professionnels» de son temps Foucault partage d’ailleurs l’ambition : ouvrir l’histoire à de nouveaux objets. Il reste que ce sont bien des problématiques philosophiques que renouvellent ses «histoires» (de la folie, de la sexualité), ses «archéologies» (des sciences humaines, du savoir), ses récits de «naissance» (de la clinique, de la prison). «Et j'ai beau dire que je ne suis pas un philosophe, si c'est tout de même de la vérité que je m'occupe, je suis malgré tout philosophe.» Philosophe «malgré tout», Foucault a inventé une nouvelle manière de faire de la philosophie. Il n’a pas apporté une pierre de plus à l’édifice compartimenté de la pensée : en en abattant les cloisons, il en a bouleversé l’architecture. Il a rendu les disciplines communicantes. Certains spécialistes n’ont pas manqué de le lui reprocher.
Et la littérature? Ses livres sont savants. Ils témoignent d’une érudition stupéfiante. Encore faut-il donner forme à l’informe de l’archive. Les citations, le maillage de références, la mise en scène d’épisodes historiques, tout, chez Foucault, est déplié, exposé dans une écriture tour à tour baroque et rigoureuse, austère et splendide, démesurée et classique. En bibliothèque, il se sent porté par les mots des autres. Leur intensité nourrit son écriture. «La lecture se prolonge, se renforce, se réactive par l’écriture, écriture qui est elle aussi un exercice, elle aussi un élément de méditation.» Le matériau des historiens et l’horizon tracé par les philosophes s’augmentent chez lui d’une exigence littéraire apprise auprès de Flaubert, Blanchot, Beckett. Le traiter de «styliste» serait réducteur. Foucault, qui se disait artisan, est un écrivain.

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Bert J.-F., Basso E. (dir.), Foucault à Münsterlingen. À l’origine de l’Histoire de la folie, Éditions de l’EHESS: Paris, 2015.

Foucault_Munsterlingen.jpg (Foucault_Munsterlingen2)En 1954, Michel Foucault participe à une fête des fous à l’asile psychiatrique suisse de Münsterlingen, dont il reste des photos, inédites. Étrange cérémonie, survivance d’un rituel hérité directement du Moyen Âge, qui marqua le jeune philosophe en train d’élaborer une nouvelle manière de parler de la folie et de son histoire.
Cette visite de Michel Foucault en mars 1954 à l’asile psychiatrique suisse de Münsterlingen le jour d’un carnaval des fous nous apprend beaucoup à la fois sur le jeune philosophe – l’année 1954 est riche en événements pour lui –, mais aussi sur ce rituel qui a perduré jusqu’au milieu du xxe siècle.
Photos, archives, textes éclairent ce moment trop souvent négligé par les spécialistes de Michel Foucault. Ce début des années 1950 est pourtant marqué par l’entrée de Foucault dans les asiles et par sa passion pour les innovations qui touchent la psychologie clinique.
C’est la germaniste Jacqueline Verdeaux, munie d’un Leika, qui photographie. Ces images laissent entrevoir l’étrange sensation qu’a pu ressentir Foucault lors de ce jour improbable où les fous « jouent » aux fous. Une sensation d’autant plus étrange que l’asile cantonal est, avec la clinique universitaire du Burghölzli de Zürich, l’une des plaques tournantes de la psychiatrie suisse.
Ce livre, qui aborde une période inexplorée, et non abordée dans La Pléiade à paraître, nous pousse à renverser les perspectives familières concernant Michel Foucault.

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Vidéo de présentation


Bert J.-F., Cavagnis J., Grosse C. (dir.), Michel Foucault et les religions, collection "Religions, Histoire, Cultures", éditions Le Manuscrit, 2015.

Foucault_Religions1.jpgFoucault nous a donné de multiples potentialités pour repenser certaines des questions classiques posées par l’histoire et les sciences des religions. Cet ouvrage fait état des nombreux excursus du philosophe vers les domaines de la spiritualité antique, de l’histoire du christianisme primitif, de l’ascétisme chrétien, ou encore de la question des marginalités religieuses. Il est l’occasion, surtout, de réfléchir sur quelques uns des « outils » mis en place par le philosophe et de montrer comment ceux-ci peuvent se révéler pertinents pour saisir les phénomènes religieux de notre modernité. Des phénomènes qui se comprennent à l’intérieur de problèmes historiques, politiques et sociaux, culturels. Seule manière, répète Foucault, de nous protéger contre les synthèses toutes faites et les découpages familiers, mais aussi d’ouvrir la réflexion à l’épreuve de la réalité et de l’actualité.

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Argumentaire et sommaire de l'ouvrage


Bert J.-F. (dir.), Henri Hubert et la sociologie des religions, Presses universitaires de Liège, 2015.

couv_hubert-resize190x286.jpgHenri Hubert (1872-1927) est une figure importante de la période qui a vu le développement de l’anthropologie et de la sociologie des religions. Proche d’Émile Durkheim, il fut aussi l’ami de Marcel Mauss avec lequel il signa deux études majeures sur le sacrifice (1899) et sur la magie (1904). Les analyses de cet auteur prolifique se situent à la croisée de l’histoire et de l’anthropologie, de la linguistique et de l’archéologie, de l’histoire des religions et de l’orientalisme. Mais ses travaux n’ont pas connu la postérité de l’oeuvre de Mauss, en dépit de la richesse des perspectives comparatives qu’Hubert y développe, et surtout de leur indéniable actualité. Qu’il aborde la question de la magie dans l’antiquité, celles du sacré, du temps ou encore des héros, Hubert étonne par sa largeur de vue, par les perspectives novatrices qu’il déploie, et par sa solide érudition.
La réédition de quelques textes majeurs signés par Henri Hubert offre l’occasion de mieux comprendre l’importance de ce chercheur injustement négligé dans les débats qui agitent, en ce début du XXIe siècle, la réflexion sur les questions religieuses.

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Barbu D., Meylan N., Volokhine Y., Mondes clos. Les îles, Infolio, Gollion, 2015.

mondes-clos-les-iles.jpg (Couv_Mondes-Clos-36mm.indd)près « Mondes clos. Jardins », voici « Mondes clos. Les îles ». Un groupe de chercheurs d’horizons différents s’interroge sur les rapports que les hommes entretiennent avec ces objets de fantasmes, de rêves mais aussi de désillusion que sont les îles. Qu’elles soient réelles ou imaginaires, les îles occupent une place privilégiée dans l’art, la littérature ou la religion. Comment, dans des cultures et des époques variées, l’espace insulaire se fabrique-t-il, quelle place l’homme lui attribue-t-il, quelle place s’y prête-t-il ?

Daniel Barbu : MA, Berne. Nicolas Meylan : MER, Lausanne. Youri Volokhine : MER, Genève. Dominique Barbe : maître de conférences, Nouvelle Calédonie. Angela Benza : assistante, Genève. Jan Blanc : professeur ordinaire, Genève. Philippe Borgeaud : professeur honoraire, Genève. Philippe Bornet : MER, Lausanne. Doralice Fabiano : chercheuse FNS, Lausanne. Neil Forsyth : professeur honoraire, Lausanne. Frank Lestringant : professeur, Paris-Sorbonne. Philippe Matthey : chargé d’enseignement, Genève. Anne-Caroline Rendu Loisel : chercheuse FNS, Genève.

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Mancini S., El Humanismo etnográfico. Ocho lecciones sobre la historia de la antropología y el debate sobre cultura popular, Instituto cubano de investigación cultural Juan Marinello : La Havane, 2015.

El Humanismo etnografico_page de garde-resize190x289.jpgHeredero, por un lado, de cierta tradición crítica asociada al universo intelectual del marxismo italiano, y por otro, del intenso clima de discusión de la escena académica francesa, el presente volumen, que parte de un enfoque de evidente filiación con la obra de Ernesto de Martino, constituye una novedosa introducción a los principales conceptos y problemáticas de la antropología y de los estudios sobre cultura popular. El Humanismo etnográfico se propone dar cuenta de los itinerarios de constitución de los que han surgido ambas disciplinas, al tiempo que construye un relato apasionante sobre la historia de los saberes relativos a las diferencias culturales. Siguiendo una trayectoria que va de Heródoto a Stuart Hall, la profesora Silvia Mancini propone en este libro además un adecuado marco de discusión en torno a los problemas epistemológicos y metodológicos de las Ciencias Sociales en general.


Stolz J., Könemann J., Schneuwly Purdie M., Englberger T., Krüggeler M., Religion und Spiritualität in der Ich-Gesellschaft. Vier Gestalten des (Un-)Glaubens, Theologischer Verlag: Zürich, 2014.

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Religiosität und Spiritualität zeigen sich in der Schweiz – so die These dieser Studie – in vier grossen Milieus: «Institutionelle» sind traditionell und freikirchlich christlich, «Alternative» setzen auf Esoterik und spirituelle Heilung, «Säkulare» sind indifferent oder religionsfeindlich. Die grosse Mehrheit der Bevölkerung aber gehört den «Distanzierten» an. Ihnen ist Religion nur in bestimmten Situationen wichtig, ihre religiösen und spirituellen Überzeugungen sind oft diffus. Anhand repräsentativer Umfragen und Tiefeninterviews zeigen die Autoren, wie sich diese Milieus innerhalb der letzten fünf Jahrzehnte aufgrund von Wertwandel und sozialen Trends tiefgreifend verändert haben.

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Mobio F., Mille trois cent vingt-cinq fois trente-six. La Havane de Luc Chessex, Lausanne: Association des Amis de Luc Chessex, Claude Champion, Francis Mobio, VPS prod. 2014.

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Film documentaire inclus dans le DVD Por los caminos del Mundo, autour du photographe Luc Chessex et de son oeuvre.

En janvier 2013, Luc Chessex s'en retourne à la Havane pour le vernissage d'une exposition de ses photos cubaines des années 60, qu'il a offertes à un Centre culturel de la Habana Vieja. Francis Mobio l'accompagne et en profite pour brosser un portrait du photographe. C'est un film qui cherche plus à évoquer des aspects de la personnalité de Luc Chessex qu'à raconter ou expliquer dans le détail le parcours d'un photographe.

Durée 51', format 16/9, version originale française et espagnole, sous-titres français.

Extrait du film de Francis Mobio (ouvrir avec Safari ou Explorer)


Ehrenfreund J. et Schreiber J.-P., Les Marranismes. De la religiosité cachée à la société ouverte, Demopolis, 2014.

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L’ouvrage interroge la notion de marranisme dans une perspective large et comparatiste, au-delà du crypto-judaïsme. On retrouve en effet dans les aires civilisationnelles des trois grandes religions du Livre le même phénomène de « marranisme religieux », à savoir des familles ou des communautés manifestant en apparence la foi de leurs concitoyens, mais qui en réalité judaïsaient, christianisaient ou islamisaient en secret. Ce phénomène a existé dans le monde chrétien, avec le marranisme proprement dit – à savoir des crypto-juifs en pays catholiques – mais aussi avec les phénomènes liés au devenir de catholiques en terre protestante – comme aux Provinces-Unies – ou des îlots réformés en terre catholique romaine… Mais il a existé aussi dans le monde islamique, avec certains chrétiens orientaux, en particulier sous les Almohades, en Afrique du Nord et en Espagne (XIIe- XIIIe siècles) – jusque dans l’Empire ottoman, avec l’avatar du frankisme et du sabbataïsme que furent les Dönmeh d’origine juive. Ceci a induit des pratiques sociales et religieuses particulières, des emprunts, des syncrétismes, une culture du secret et de la dissimulation, des appartenances fluides, la naissance de sectes ou d’hérésies et, surtout, une remarquable aptitude à passer des rites et pratiques d’une religion à l’autre, et donc d’un corpus doctrinal à l’autre.

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Ehrenfreund J. et Gisel P. (dir.), Mises en scène de l'humain. Sciences des religions, philosophie, théologie, Paris, Beauchesne, 2014.

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La théologie et la philosophie ont longtemps été seules à parler de religion. Aujourd’hui, des sciences des religions s’imposent, contestant leurs approches et marquant des déplacements significatifs. En termes de types d’approches, d’enjeux discernés, de réalités sociales en transformation.

Sociologie de la religion, philosophie marquée de déconstruction, histoire du judaïsme, anthropologie mise en œuvre sur de l’ethnoculture extraeuropéenne, transferts de l’Orient indien sur fond de New Age occidental, éléments de contre-culture à partir des Sound Studies, conjoncture socioculturelle d’une naissance des sciences religieuses à la fin du XIXe siècle : c’est à partir de ces données et regards qu’un dossier se met en place. Qui donne à voir une large part des débats actuellement en cours dans le champ du religieux.

Mais il y a ici plus qu’un dossier. C’est que les éléments proposés l’ont été en dialogue avec Pierre Gisel. Qui répond longuement à chacun. Non pour clore, mais pour approfondir, ouvrir, déplacer ou prolonger. Du coup se tissent divers fils rouges. Autour de ce qu’il en est des constructions historiques, des traditions, des médiations, des institutionnalisations, du couple particularités/universalité. Ce qu’il en est, et ce qu’il convient d’en penser.

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