Chronologie sommaire de la vie de F.-B. De Felice (1723-1789)


1723    Fortunato Bartolomeo De Felice naît à Rome, le 24 août.

1735-1743    De Felice est élève au Collège romain des Jésuites, puis étudiant à Brescia, où il suit des cours de philosophie et de mathématiques.

1743    De retour à Rome, De Felice rejoint l’ordre franciscain des Frères mineurs observants.

1746-1753    Devenu professeur de philosophie à Rome, De Felice se distingue en traduisant des oeuvres de Leibniz et de Newton.

1753-1756    Nommé à l'Université de Naples, De Felice occupe la chaire de physique expérimentale.

1756       De Felice fuit l'Italie, en compagnie de la comtesse Panzutti, laquelle s’est échappée du couvent où son mari l’avait enfermée. À l’issue de leur périple à l’étranger (Marseille, Lyon, Genève…), les amants fugitifs regagnent leur patrie. Après avoir fait pénitence, De Felice est contraint de se retirer dans un monastère en Toscane. Il s’échappe à nouveau et quitte clandestinement l’Italie pour la Suisse.

1757    De Felice arrive à Berne. Introduit par Albrecht von Haller, il s’intègre rapidement aux milieux éclairés de la ville et se lie d'amitié avec le patricien Vincent-Bernard de Tscharner, qui devient son principal mécène. Très actif, De Felice fonde deux périodiques, dirige un "café littéraire" et participe à la création de la Société typographique de Berne. À la même époque, il se convertit au protestantisme.

1759 De Felice épouse Suzanne-Catherine Wavre, qui mourra dix ans plus tard. Il se remariera à deux reprises (en 1769 avec Louise-Marie Perrelet et en 1774 avec Jeanne-Salomé Sinnet). Treize enfants naîtront de ces trois unions.

1762    De Felice s'installe à Yverdon, où il crée une nouvelle imprimerie, qui entretient des liens étroits avec la Société typographique de Berne. Il ouvre également un pensionnat, au sein duquel il assume personnellement une grande part des tâches d'enseignement.

1765-1768    D'importants ouvrages sortent des presses de De Felice, en particulier le Traité des délits et des peines de Cesare Beccaria (traduit par André Morellet) et les Principes du droit de la nature et des gens de Jean-Jacques Burlamaqui.

1769    De Felice obtient la bourgeoisie d’Yverdon.

1770-1780    En une seule décennie, De Felice publie les 58 volumes (75'000 articles) de son Encyclopédie d’Yverdon, refonte complète de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. Grâce au soutien efficace des puissants libraires Gosse & Pinet, établis à La Haye, l’Encyclopédie d’Yverdon est largement diffusée dans l’Europe protestante du Nord (Hollande, Allemagne, Scandinavie…). Environ 2500 exemplaires sont écoulés.

1780-1788    Durant cette période, l’entreprise typographique de De Felice est moins prospère qu’au cours des années précédentes. En 1788, en proie à de nombreuses difficultés financières, l’éditeur yverdonnois est au bord de la faillite.

1789    De Felice meurt à Yverdon, le 10 février.
 

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