Personnes âgées, soignants, robots: repenser la place du corps vulnérable dans le domaine du soin gériatrique

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PASOR

Personnes âgées, soignants, robots: repenser la place du corps vulnérable dans le domaine du soin gériatrique

Older persons, carers, robots: reconsidering the place of the vulnerable body in the field of geriatric care

 

Equipe

Nadja Eggert, réquérante

Ralf Jox, co-requérant

Stéphanie Perruchoud, chargée de recherche postdoctorante

 

Description

Le projet PASOR, soutenu par le Fond National Suisse, est le fruit d’une collaboration entre les chercheurs Nadja Eggert (MER et Directrice du CIRE), Ralf Jox (Professeur de l’IHM) et Stéphanie Perruchoud (Chercheuse postdoctorale). L’idée initiale est celle d’interroger, depuis la perspective des sciences humaines, la place du corps et de la relation dans le domaine des soins gériatriques eu égard à la place toujours plus importante qu’occupent les nouvelles technologies, en particulier la robotique (thérapeutique, rééducative, sociale, etc.), dans cet espace soin impliquant des personnes âgées, des soignants, des proches-aidants.

En Suisse, le vieillissement accéléré de la population, de même que l’accroissement des maladies chroniques (polymorbidité), posent à la fois de nouveaux défis et de nouvelles difficultés à la société et au monde médical actuels. Dans ce contexte, l’apparition récente des nouvelles technologies, en particulier de la robotique, réinterroge le socle anthropologique et éthique qui a été pensé ces quarante dernières années. Car, s’il y a réellement une urgence, comme l’a fait remarquer l’Observatoire suisse de la santé (Monod-Zorzi, et al, 2017), de développer des mesures concrètes permettant de faire face de manière efficiente aux conséquences du vieillissement de la population, le type de moyens proposés pose de nombreuses questions. L’objectif principal de notre projet est celui de repenser la place du corps humain, depuis la perspective de l’expérience vécue, dans le domaine du soin en gériatrie, en particulier dans les établissements médicaux-sociaux (EMS) ; les besoins de la recherche se situant, d’après nous, dans la nécessité d’une réflexion philosophique-anthropologique sérieuse, mais aussi éthique, sur la place ou la présence des corps humains (et/ou non-humains) en gériatrie.

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