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RECITS-ANIMATION VIATICALPES

La conquête du Mont-Blanc | Cycling in the Alpes | Qui regarde le paysage ? | De Martigny à Chamonix | Jamais pays de plaine | Paysage avec ruines
 

La conquête du Mont-Blanc

Daniela Vaj et Martin Bernard, La conquête du Mont-Blanc. Horace-Bénédict de Saussure et ses guides, Unil, Lausanne, VIATICALPES Productions, 2017, Vidéo multimédia (8,28 min), couleur.

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Il y a 230 ans le savant Horace-Bénédict de Saussure atteignit avec ses guides chamoniards la cime du Mont-Blanc. Ici est représenté son premier guide, Pierre Simon, traversant la Mer de Glace en 1760.

Ce récit raconte l’histoire d’une vignette à l’allure anodine ouvrant le chapitre consacré aux voyages autour du Mont-Blanc du célèbre Horace-Bénédict de Saussure (1740-1799). Elle est la première représentation imagée d’un guide de montagne. Il s’agit de Pierre Simon, l’un des guides chamoniards du savant genevois. En partant de cette illustration nous montrons les relations complexes entre images et textes ainsi que les phénomènes de réutilisation qui caractérisent souvent les documents de voyage. A travers l’analyse de l’influence d’une de ces images viatiques, ce récit-animé mets en évidence les mécanismes de transmission des héritages culturels. Nous montrons ainsi que l'étude des savoirs véhiculés par les relations de voyage illustrées ouvre non seulement à une histoire culturelle et technique des représentations, mais aussi à une meilleure compréhension des contacts entre voyageurs et populations autochtones.

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Cycling in the Alpes

Martin Bernard avec la collaboration de Daniela Vaj, Cycling in the Alps at the beginning of the XXth century, Unil, Lausanne, VIATICALPES Productions, 2015, Vidéo multimédia (7,57 min), couleur.

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Des Celtes à Hannibal et ses éléphants, en passant par les armées napoléoniennes : les cols alpins ont toujours été des frontières naturelles, points de passage obligés entre la Suisse, l’Italie et l’Europe Centrale. A la fin du 19ème siècle, un nouveau moyen de transport devint à la mode : le vélo. Attirés par les paysages montagneux, des voyageurs se mirent à emprunter les routes alpines à bicyclette. Certains ont décrit leurs périples, comme le journaliste Charles Freeston. Autour de 1900, trois ans avant le premier Tour de France, ce dernier parcourra à bicyclette les cols des Alpes Suisses, les Grisons et l’Engadine. Voyageons avec lui en image et en musique sur ces routes centenaires, et découvrons, grâce aux dessins de l’artiste anglais Alfred Quinton, le mythique col du Stelvio, ceux de la Flüela, de l’Albula ou du Julier, mais aussi le glacier du Rhône, tels qu’ils apparaissaient il y a un siècle, comparés à des photos récentes.

Voir aussi notre article en ligne:

Vaj Daniela et Bernard Martin, « A vélo dans les Alpes au tournant du XXe siècle » in  Wege und Geschichte 1/2017, p. 29-34.

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Qui regarde le paysage ?

Claude Reichler, Qui regarde le paysage? Les jouissancances du régard dans la culture de la fin des Lumières, Lausanne, VIATICALPES Productions, 2e édition, 2013, Vidéo multimédia (14,12 min), couleur.

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Les illustrations de voyage sont remplies de personnages : paysans, bergers et bergères, colporteurs, muletiers, soldats, dames juchées sur des mulets, aristocrates, artistes, marcheurs, touristes. Cette population des images se divise en deux camps : les habitants des campagnes et des hauteurs, de même que les gens de peu qui se déplacent sur les routes, ne manifestent aucun intérêt pour le paysage. Seuls les voyageurs de loisir et les touristes l’admirent : le territoire semble être fait pour devenir paysage sous leur regard, et des dispositifs ad hoc – terrasses, parapets, promontoires – les y accueillent. Les images montrent que cette vision de la montagne a été construite par les élites des villes, soucieuses d’associer les jouissances de la vue à celles de l’esprit cherchant à comprendre le monde.

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De Martigny à Chamonix

Claude Reichler, De Martigny à Chamonix. Sur les pas des voyageurs d'autrefois,Lausanne, VIATICALPES Productions, 2e édition, 2013, Vidéo multimédia (14,16 min), couleur.

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A partir du début du XIXe siècle, l’itinéraire de Martigny à Chamonix fut prisé par les touristes. Les ouvrages anciens décrivent trois routes. D’abord, le chemin par le col de La Forclaz et le col de Balme, qui offre des vues magnifiques sur la vallée du Rhône au-dessus de Martigny, et sur la vallée de Chamonix depuis le col de Balme. Là se déploie le panorama du massif du Mont-Blanc, avec les glaciers, les aiguilles, et le Mont Blanc qui couronne la perspective. Le chemin par le passage de la Tête-Noire et la descente vers Vallorcine offre de tout autres sensations, effrayantes, avec les échappées sur les gorges du Trient. Un troisième itinéraire, par les villages de Finhaut et Salvan, apparut plus tardivement. Il connut le succès avec la construction d’une « route des diligences », puis d’une voie de chemin de fer. Une nouvelle imagerie se développe alors, qui vante le soleil, la lumière, la couleur, une vision méditerranéenne des Alpes. Les messages simples et frappants de l’affiche remplacent la gravure.

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Jamais pays de plaine

Claude Reichler, Jamais pays de plaine. Des chemins dans la montagne, Lausanne, VIATICALPES Productions, 2013, Vidéo multimédia (12,15 min), couleur.

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Le récit et les images prennent pour fil conducteur une phrase où Rousseau déclare son goût des chemins de montagne, ces « chemins raboteux à monter et à descendre » qui surplombent des précipices, longent des torrents, traversent des forêts. Le spectateur est invité à parcourir les chemins des Alpes, à ouvrir avec les promeneurs des yeux émerveillés, à accompagner les muletiers, les portefaix, les pèlerins, les marchands. Les images montrent les figures du chemin dans le passé, elles en font voir aussi les usages sociaux et les modes de construction, des sentiers de contrebande aux grands chemins qui serpentaient interminablement pour franchir les cols. Les images laissent apparaître aussi les significations symboliques du chemin – via vita ou vertige romantique d’une voie sans commencement ni fin.

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Paysage avec ruines

Claude Reichler, Paysage avec ruines. Le Moyen-âge des voyageurs, Lausanne, VIATICALPES Productions, 2012, Vidéo multimédia (12 min), couleur.

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Parue en 1654, la Topographie de Mathieu Merian recense les paysages d’une Suisse encore médiévale. Un siècle plus tard, on commence à jeter sur les constructions médiévales un regard nouveau, qui répond à l’apparition du pittoresque en peinture. Bien souvent tombés en ruines, les châteaux, tours de guet et remparts ont perdu leurs fonctions militaires ; ils sont vus comme les restes d’un passé disparu, détenteurs d’un prestige mélancolique. Les édifices religieux sont mieux conservés : les tours des cathédrales et les élévations du gothique sont perçues comme porteuses d’une aspiration à l’infini, contrepoint au rationalisme des Lumières. Avec les dessinateurs romantiques, le paysage de montagne tout entier devient ruines : vestiges d’élans qui auraient tenté d’atteindre le ciel, traces d’un désastre métaphysique, besoin inapaisé d’un au-delà.

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