Etudes du 19e siècle

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Photographie de Charles Marville, "Rue des Sept-Voies", vue prise de la rue Saint-Hilaire, Paris, 1865-1868 (Musée du Carnavalet).

 

Collaborateur·trice·s impliqué·e·s : Dan Abatantuono, Sophie-Valentine Borloz, Marta Caraion, Charlotte Dufour, Aline Hodroge, Dominique Kunz Westerhoff, Jacob Lachat, Valentina Ponzetto, Nicolas Rieder, François Rosset.

 

La Section de français développe des recherches sur l’ensemble du 19e siècle dans une perspective interdisciplinaire qui intègre l’approche littéraire à l’histoire culturelle, aux savoirs scientifiques, à l’émergence des sciences humaines, à l’autonomie croissante des arts et à la prolifération des techniques de l’image. Cette dimension transversale correspond aux multiples collaborations de la Section avec le Centre des sciences historiques de la culture.

 

En lien avec l’Institut Benjamin Constant et sa riche documentation, ainsi qu’avec la plateforme interdisciplinaire Lumières.Lausanne, de nombreuses recherches, menées notamment par François Rosset, portent sur le tournant des Lumières et du romantisme, en particulier autour du Groupe de Coppet. Cette période charnière fait l’objet d’un intérêt tout particulier, tant dans les offres d’enseignement que pour ce qui regarde les activités de recherche.

 

Ces travaux collectifs s’orientent également dans le domaine du théâtre et de ses pratiques sociales, sur la base d’archives locales et internationales. Un projet de recherche soutenu par le FNS, intitulé « Théâtre de société. Entre Lumières et Second Empire » et dirigé par Valentina Ponzetto, s’intéresse à une théâtralité différente par rapport aux scènes officielles, dans ses dimensions dramaturgique, esthétique, spectaculaire (mise en scène, jeu d’acteurs et organisation matérielle) et sociologique (organisation de la sociabilité mondaine, regard critique sur la société et valeurs transmises au public). La thèse d’Aline Hodroge, Théâtre(s) et théâtralité(s) dans l’œuvre de Germaine de Staël, s’inscrit dans ce cadre. Les recherches de Valentina Ponzetto portent également sur l’esthétique des genres théâtraux au 19e siècle : drame romantique et proverbe dramatique, mais aussi comédie et vaudeville.

 

Les études du romantisme menées entre autres par Dominique Kunz Westerhoff et par Jacob Lachat interrogent les redéfinitions des notions d’image et d’imagination, le pittoresque et l’hypotypose, et plus généralement les rapports entre le texte littéraire et la culture visuelle, en lien avec les courants philosophiques qui traversent le 19e siècle, l’évolution des sciences historiques, le développement des sciences expérimentales, la critique d’art et l’émergence du recueil poétique illustré par des peintres.

 

Dans une perspective d’anthropologie culturelle, les recherches de Marta Caraion sur la littérature du 19e siècle articulent deux axes de recherche :

  1. Une interrogation sur le positionnement de la littérature face aux bouleversements que la photographie, les sciences et l’industrie introduisent, au 19e siècle, dans l’ordre des représentations.
  2. Un second axe de recherche, lié au précédent, interroge les rapports entre littérature et culture matérielle et la représentation des objets dans la prose narrative du 19e siècle. Parallèlement à l’analyse des fonctions narratives, sémiologiques et esthétiques des objets dans les textes, le projet vise plus largement à montrer que la littérature fonde, au 19e siècle, une pensée critique de la culture matérielle que les sociologues, anthropologues et philosophes ne théoriseront que plus tard. Plusieurs doctorants préparent une thèse dans ce domaine : Dan Abatantuono, Sophie-Valentine Borloz, Charlotte Dufour, Nicolas Rieder.

Les études du 19e siècle croisent plusieurs autres pôles de recherche de la Section de français :

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