Pibiri Eva

Pibiri Eva

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e-mail : Eva.Pibiri@unil.ch
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ORCID record : Orcid icon https://orcid.org/0000-0003-1380-5986

Faculté des lettres

Section d'histoire
Fonction(s): Maître d'enseignement et de recherche

Section d'histoire
Quartier UNIL-Chamberonne
Bâtiment Anthropole 5153
CH - 1015 Lausanne
Téléphone: 021 692 29 39

Mots clés

Cours médiévales
Diplomatie
Histoire de l'éducation
Maison de Savoie et arc alpin
Voyages et voyageurs

Prix et distinctions scientifiques

Prix de la Faculté des Lettres de l'Université de Lausanne pour la thèse intitulée: «En voyage pour Monseigneur. Ambassadeurs, officiers et messagers à la cour de Savoie (1370-1465)» 2006


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2018
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Le banquet. Manger, boire et parler ensemble, textes réunis par B. Laurioux, A. Paravicini Bagliani et E. Pibiri, Florence, 2018 (Micrologus Library, 91), 340 pp.

 

 

L’intérêt croissant pour l’alimentation médiévale et moderne a attiré l’attention sur ce phénomène particulier qu’est le banquet. Au-delà de sa dimension sociale, il s’agit aussi d’un phénomène culturel, où l’ingestion d’aliments et de vin s’accompagnait d’une intense communication gestuelle, verbale ou sonore. Ce volume croise les éclairages des historiens de l’alimentation, des sciences et de la religion, des linguistes, des spécialistes de littérature, des arts et de la philosophie.

Dans une longue durée allant du XIIe au XVIIe siècle et à l’échelle des cours européennes, sont ainsi abordés les modes de désignation du banquet dans les différents registres textuels comme les genres littéraires et scripturaires qui le mettent en scène ou les stratégies et les appareils de communication mis en oeuvre dans son déroulement et sa diffusion. Sont également interrogées les interactions du cérémonial de table avec les transformations profondes caractérisant la «Genèse de l’Etat Moderne» et l’émergence de modèles de repas alternatifs au banquet curial.

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Eva Pibiri, L’eau à la bouche - Boire et manger au Moyen Age, catalogue de l’exposition du château de Chillon, 14 septembre 2018-28 avril 2019, Fondation du château de Chillon, 2018, 114 p.

 

Se nourrir est une nécessité biologique qui se double au Moyen Age de valeurs symboliques particulières dans la culture chrétienne. Le christianisme a, en effet, placé au cœur de ses pratiques rituelles la commémoration d’un repas, la Cène. L’Eglise a également élaboré des normes de comportement alimentaire très précises, allant de l’invention du péché de gourmandise à la mise en place d’un calendrier établissant de façon rigoureuse les périodes de jeûne. Quels aliments peuvent être consommés pendant ces jours de restriction ?

Toute la création divine est même rassemblée par les philosophes médiévaux dans une «grande chaîne de l’être» qui ordonne hiérarchiquement les plantes et les animaux. Existe-t-il une correspondance entre l’échelle sociale des hommes et les aliments qu’ils consomment ?

Le XIIIe siècle marque un tournant dans les pratiques alimentaires médiévales. Le qualitatif prend le pas sur le quantitatif à la table des seigneurs. Comment s’exprime ce nouveau raffinement de la table noble ?

A cette même époque, les recettes de cuisine sont mises par écrit. Parmi ces ouvrages, le Du fait de cuisine – commandé en 1420 par le duc Amédée VIII de Savoie à son cuisinier Maître Chiquart – est tout à fait original parce qu’il présente la manière de réaliser un banquet. Quels sont les moyens mis en œuvre pour éblouir les convives et comment se décline un festin médiéval ?

Amédée VIII séjourne au château de Chillon en 1436 et 1442. Au-delà d’être une demeure seigneuriale, la place forte est, dès 1150, le siège d’un péage par lequel transitent de nombreuses denrées. Le châtelain savoyard y réside également. A ce titre, il perçoit des redevances en nature pour son seigneur. Il veille également aux vignes domaniales de la région.

Autant de raisons qui font du château de Chillon un écrin de choix pour accueillir l’exposition temporaire L’eau à la bouche-Boire et manger au Moyen Age du 14 septembre 2018 au 28 avril 2019.

 

2017
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Féminité et masculinité altérées : transgression et inversion des genres au Moyen Age, textes réunis par E. Pibiri et F. Abbott, , Micrologus Library, Florence, 2017

 

 

Si les différences anatomiques et biologiques entre hommes et femmes sont considérées comme des paramètres innés, l’attribution de caractéristiques genrées est aujourd’hui perçue comme le résultat de constructions sociales, historiques, culturelles et symboliques, variables et évolutives. Les contributions ici réunies ont pour objectif d’étudier les fonctions et les rôles assignés à chaque sexe, dans la perspective de la transgression ou de l’inversion des genres au Moyen Âge, avec une ouverture à l’Antiquité et à l’Époque moderne. Les angles d’observation se veulent résolument pluridisciplinaires. Ils intègrent également Byzance et le monde musulman, afin de mieux appréhender les phénomènes considérés comme transgressifs et de saisir comment ceux-ci étaient perçus, tolérés ou condamnés par les sociétés médiévales – religieuse, laïque, occidentale et orientale.

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2016
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Mourir à la cour. Normes, usages et contingences funéraires dans les milieux curiaux à la fin du Moyen Age et à l’Epoque moderne, Pibiri, Eva, Andenmatten, Bernard (dirs.), Cahiers lausannois d’histoire médiévale, Lausanne, 2016

Les travaux consacrés à la mort dans les milieux princiers, à la ritualisation et aux enjeux sociaux et politiques de ce moment singulier, sont nombreux mais se focalisent généralement sur le souverain et sa famille. Les études de ce recueil se présentent sous un angle volontairement décalé car elles envisagent la mort des membres de la cour, qu’il s’agisse des courtisans, détenteurs ou non d’un office, des ambassadeurs et visiteurs étrangers, ou encore des simples serviteurs.

Cette problématique est abordée durant les derniers siècles du Moyen Age et traite en particulier des grandes cours de Bourgogne, de Savoie, d’Italie septentrionale (Piémont, Mantoue) et méridionale (Angevins de Naples).

La mise en scène de la mort curiale est ainsi le produit d’un équilibre plus ou moins subtil, entre l’attachement aux ancêtres et à la lignée charnelle d’une part, et l’expression d’une fidélité personnelle au prince qui a permis carrière et richesse d’autre part. A sa manière, la mort du courtisan est un excellent révélateur des enjeux qui marquent l’avènement de la société de cour.

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2015
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Le Cheval dans la culture médiévale, éd. Bernard Andenmatten, Agostino Paravicini Bagliani, Eva Pibiri, Florence, 2015 (Micrologus’ Library, 69), pp. 386.

L’histoire culturelle du cheval dépasse les frontières des civilisations. Elle doit être donc transversale et se fonder sur des approches les plus diverses, alliant ritualité et culture savante, pratiques de guerre et fonctions symboliques. Les contributions ici réunies étudient le rituel du sacrifice des chevaux sur un vaste espace et sur la longue durée; la cavalcade sculptée du Parthénon; la transformation de la culture équestre entre Moyen Âge et époque moderne; le rôle joué par les chevaux de guerre dans les armées bourguignonnes; l’équipement militaire qui conduit à une professionnalisation accrue des chevaliers et à l’accroissement des chevaux présents dans les armées, d’où la naissance aussi de traités spécialisés; le marché des chevaux dans la Méditerranée; la naissance et l’évolution d’une littérature médicale – à Byzance comme dans l’Occident latin –, consacrée notamment aux maladies des chevaux; les fonctions symboliques et culturelles des statues équestres du bas Moyen Âge et de la Renaissance, comme aussi du cheval blanc du pape; l’imaginaire du cheval et du centaure dans des enluminures et des traditions littéraires remontant aux Pères du Désert, ou faisant partie de récits épiques du monde islamique.

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2011
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Eva Pibiri, En voyage pour Monseigneur. Ambassadeurs, officiers et messagers à la cour de Savoie (XIVe-XVe siècles), Lausanne, 2011 (Mémoires et documents publiés par la Société d’histoire de la Suisse romande, IVe série, t. XI), 767 pp.

«Du commandement de mon très redouté seigneur pour aller en ambassade». C’est en ces termes que les émissaires du duc de Savoie Amédée VIII (1391-1440) s’adressaient à leur prince lorsqu’ils étaient envoyés en mission : la charge d’ambassadeur résident n’existant pas encore, chaque négociation impliquait en effet un voyage.
Des simples messagers jusqu’aux ambassadeurs, cet ouvrage propose pour la première fois une histoire de ces hommes qui servaient leur maître en parcourant l’Europe, dans un rayon d’action s’étendant du Portugal à l’Ecosse et de la Hongrie à l’Egypte. Il offre une vision globale de leurs missions, en évoquant tant la préparation du voyage que les moyens de transport employés, les itinéraires suivis, les périls affrontés, les problèmes de logement et d’argent, voire même les curiosités «touristiques».
Négligés par les historiens – qui se sont focalisés sur la figure d’Amédée VIII et ses capacités de fin diplomate, notamment à l’occasion de sa médiation auprès des divers protagonistes de la guerre de Cent Ans – ces officiers voyageurs constituent un rouage fondamental de la politique internationale savoyarde.
Basé principalement sur l’exceptionnelle série de comptes déposée aux Archives d’Etat de Turin, ce livre démontre également comment Amédée VIII a organisé les voyages de ses officiers au niveau législatif, administratif, financier et pratique, afin d’en faire un instrument de pouvoir et de gouvernement aussi maîtrisé que performant.
Dépassant le cadre savoyard, cette étude replace le principat d’Amédée VIII et celui de son fils Louis (1440-1465) dans un contexte européen, en comparant leurs pratiques avec celles en vigueur dans les cours française, bourguignonne, anglaise et milanaise.

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2010
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Le diplomate en question (XVe-XVIIIe siècles), sous la dir. d’Eva Pibiri et Guillaume Poisson, volume thématique de la revue Etudes de Lettres, 286 (2010), 276 pp.

Ambassadeurs, envoyés, négociateurs, messagers, chevaucheurs… autant de vocables rencontrés pour désigner les acteurs de la diplomatie du Moyen Age aux Temps modernes. Si l’histoire des relations extérieures connaît un regain d’intérêt depuis une décennie, l’attention des chercheurs se porte encore trop souvent sur l’art de la négociation et les grands traités. On s’est, de fait, encore peu intéressé aux hommes sur qui reposaient les ambassades. Dans le but se saisir les évolutions et les pratiques de ce personnel diplomatique, le présent volume embrasse la longue durée, du XVe au XVIIIe siècle, et retient l’espace helvétique, au sens large, comme cadre spatial. La Suisse, par son importance politique, militaire et économique vis-à-vis de ses voisins, offre un espace propice au questionnement. Ce volume collectif apporte des éléments novateurs pour mettre en lumière les modalités de recrutement et les compétences des acteurs de la négociation étrangère auprès des cantons, qu’il s’agisse des ambassadeurs ou des membres du personnel secondaire. Fort de douze contributions réunissant des chercheurs de huit universités suisses et étrangères, cet ouvrage présente les résultats du colloque international qui s’est tenu à l’Université de Lausanne les 11 et 12 décembre 2009 sur «Le diplomate en question».

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2008
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Mémoires de cours. Etudes offertes à Agostino Paravicini Bagliani, éd. Bernard Andenmatten, Catherine Chène, Martine Ostorero, Eva Pibiri, Lausanne, 2008 (Cahiers lausannois d’histoire médiévale, 48), pp. 553.

Ces Mémoires de cours présentent un ensemble de contributions offertes au Professeur Agostino Paravicini Bagliani qui, de 1981 à 2008, a occupé la chaire d’histoire médiévale de la Faculté des Lettres de l’Université de Lausanne.
Le volume est organisé en trois parties : «Histoire religieuse et culturelle», «Histoire du Pays de Vaud et des Etats de Savoie» et «normes et pratiques juridiques». Il se veut un reflet des stimulantes recherches initiées par le Professeur Paravicini Bagliani dans ses cours et concrétisées dans les mémoires et les thèses qu’il a dirigés. En fondant la collection des Cahiers lausannois d’histoire médiévale, il a également permis à ses étudiants de publier leurs travaux et des sources inédites. A l’occasion de son départ de l’Université de Lausanne, ses collègues, ses proches collaborateurs et ses anciens élèves ont tenu à lui rendre hommage en lui offrant ce 48ème volume.

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2003
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L’itinérance des seigneurs (XIVe-XVIe siècles), éd. Agostino Paravicini, Eva Pibiri, Denis Reynard, Lausanne, 2003 (Cahiers lausannois d’histoire médiévale, 34), 413 pp.

L’itinérance rythme la vie des seigneurs au Moyen Age et ordonne la vie des cours à différents niveaux : politique, diplomatique, religieux et de la vie matérielle. Phénomène aux multiples facettes, il est ici abordé à partir de cas concrets intéressant les grandes cours souveraines, avant tout celle de la Maison de Savoie. Le voyage princier ou le grand voyage noble – tels les voyages d’Humbert le Bâtard, demi-frère du duc Amédée VIII ou encore du patricien bernois Conrad de Scharnachtal – sont aussi bien un pèlerinage qu’un voyage ayant des finalités de prestige et de curiosité.
Le phénomène du voyage fait profondément partie de la vie politique d’une cour. Plusieurs études dans ce volume attirent l’attention sur la dimension politique des voyages aux cours des Savoie, des Gonzague ou des Aragonais. Même l’itinérance liée aux décès des princes et au choix des lieux de sépulture a une dimension politique, comme c’est le cas pour la Maison de Savoie entre bas Moyen Age et Renaissance.
Les deux dernières contributions, consacrées à Marguerite d’Autriche, ont été présentées lors du colloque de Romainmôtier de décembre 2001, rappelant l’anniversaire du mariage de Marguerite et de Philibert de Savoie (1er décembre 1501).

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2000
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Pierre II de Savoie. « Le Petit Charlemagne» († 1268), éd. Bernard Andenmatten, Agostino Paravicini Bagliani, Eva Pibiri, Lausanne, 2000 (Cahiers lausannois d’histoire médiévale, 27), 444 pp.

Bien connue des familiers de l’histoire de la Maison de Savoie depuis la monographie publiée par Johann Ludwig von Wurstenberger en 1856-1858, la figure de Pierre II de Savoie († 1268) – le «Petit Charlemagne» –méritait d’être reconsidérée à la lumière des recherches récentes.
Les études rassemblées ici insèrent le destin de Pierre et des autres fils du comte Thomas Ier de Savoie († 1233) dans un contexte large, qui est d’abord celui de la construction de l’Etat savoyard au XIIIe siècle. Les successions mouvementées à l’intérieur de la Maison de Savoie, dont le mécanisme est étudié en détail, éclairent les interactions complexes qui se nouent entre individu, famille et comté de Savoie, ce dernier revêtant alors une physionomie de plus en plus étatique. La mise en place des structures administratives et financières et la promulgation d’une norme statutaire s’accompagnent de mesures concernant les juifs, liés à Pierre par un hommage spécifique.
Ces recherches présentent aussi divers réalités régionales, comme la Maurienne, Genève, le Pays de Vaud ou encore les relations avec les voisins alémaniques.
Le rayonnement international des Savoie est aussi évoqué par le biais de l’aventure anglaise et des relations de la dynastie avec la papauté ou les principautés belges. Plusieurs études permettent des perspectives comparatistes, particulièrement éclairantes dans le cas du Dauphiné ou de la Franche-Comté qui formaient avec la Savoie les principautés romanes de l’Empire.

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1998
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Eva Pibiri, Sous la férule du maître. Les écoles d’Yverdon (14e-16e siècles). Avec une étude de Pierre Dubuis, Les écoles en Suisse Romande à la fin du Moyen Age, Lausanne, 1998, (Cahiers lausannois d’histoire médiévale, 23), 241 pp.

Pour beaucoup, l’école est née dans le Pays de Vaud avec la Réforme : rien n’est moins vrai. En effet, un retour aux sources – trop souvent négligées pour un sujet de cette importance – prouve que la Réforme se développe dans une région dotée depuis longtemps d’un réseau d’écoles étendu et diversifié.
Cet ouvrage propose tout d’abord de donner un large panorama de la situation scolaire en Suisse Romande à la fin du Moyen Age ; d’étudier ces institutions, leur statut, leur programme, leur personne, leur personnel enseignant, leur public et leurs équipements matériels. Le cas particulier de la ville d’Yverdon est ensuite abordé. On suit ainsi le développement des écoles yverdonnoises pendant presque deux siècles (1379-1537). D’où viennent les enseignants ? Quelle formation ont-ils reçue ? S’adonnent-ils à d’autres activités que l’enseignement ? Quelle est leur intégration sociale ? On y voit aussi comment, d’une manière originale, sont organisés des débats contradictoires entre différents maîtres de la région.
Première étude vaudoise d’une telle ampleur, cette recherche insère le cadre yverdonnois dans un contexte régional tout en privilégiant ses spécificités.

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