Gravier Melina

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Axes de recherche

Projet de thèse
Au coeur des luttes nationalistes de l'Inde britannique, les droits des femmes indiennes sont instrumentalisés tant par l'État colonial que par les réformateurs indiens, hindous et musulmans. La codification des coutumes entreprise par l'administration britannique dès 1772 dans le système des Hindu and Muslim Personal Laws - ensemble de lois religieuses qui régissent les rapports dans la sphère familiale - met en lumière l'importance du droit de propriété, de l'héritage et des règles de « respectabilité » (le voile ou la réclusion) pour l'accès au droit de vote des femmes et pour leur participation aux jeux de pouvoir politique. Souvent perçues comme des victimes muettes et voilées d'une société oppressive, les femmes indiennes ont pourtant pris la parole et se sont mobilisées pour la reconnaissance de leurs droits. Les périodiques féminins en hindi et en ourdou qui apparaissent dès la fin du XIXème siècle sont les témoins oubliés de la participation des indiennes, hindoues et musulmanes, aux débats publics et de l'entrée des voix féminines dans la sphère publique de l'Inde coloniale. Les discours sur ces pratiques publiés dans ce nouveau medium ont de même participé à la construction identitaire des communautés religieuses, hindoue et musulmane. De fait, cette recherche propose, d'une part, d'étudier les controverses autour des règles coutumières affiliées aux traditions religieuses dans les périodiques féminins du Nord de l'Inde ente 1907 et 1927 et d'autre part, de comprendre les enjeux liés à la presse en langues vernaculaires dans la participation politique des femmes. Cette mise en perspective amènera à considérer le développement et l'influence des débats qui prennent forme dans ces journaux féminins en langues vernaculaires sur la création de communautés nationales, hindoues et musulmanes.


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