Les rencontres franco-suisses (RFS) autour de l’artisanat urbain

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Crédits photo : L. Guichard-Kobal / Archeodunum

Projet porté par M. Lépée (Doctorante, UNIL, IASA-Lyon 2, ArAr UMR5138) et B. Clément (Maître de conférence, Univ. Franche-Comté, Chrono-Environnement UMR6249)

 

 

Vente, production et stockage sont des activités majeures présentes dans tous les centres urbains antiques : elles témoignent de leur vitalité économique et de l’importance des échanges de proximité dans le cadre quotidien urbain. Les indices archéologiques de leur présence dans les villes antiques des provinces nord-occidentales sont nombreux, en particulier le long de l’axe rhodanien, au croisement des routes terrestres et fluviales.

 

Les « Rencontres » sont conçues comme un outil dynamique destiné à renforcer les liens scientifiques entre les équipes de recherche suisses et françaises autour d’un intérêt commun pour la reconnaissance des activités économiques en contexte urbain. Il s’agit de proposer aux chercheurs concernés par ces problématiques un espace d’échange et de discussion au cours de rendez-vous réguliers qui prennent la forme de journées d’études thématiques, auxquelles participent également des équipes internationales (Espagne, Italie …). L’objectif est de confronter des études de cas variées, mobilisant des données concernant aussi bien l’architecture que l’analyse des mobiliers archéologiques. Cette initiative souhaite particulièrement mettre en regard des sites urbains de différents statuts, à l’heure où de nombreuses fouilles des deux côtés de la frontière ont récemment apporté de nouvelles données sur le sujet.  Les équipes lausannoises sont particulièrement bien représentées dans ce projet, notamment autour des résultats des fouilles du Boulodrome (F. Lanthemann, L. Rubeli, A. Rochat, C. Lozano) ou de la Maison Olympique (R. Guichon). 

 

 

1ères Rencontres : Méthodologie de l’identification des lieux de l’artisanat & du commerce dans les villes antiques.

Septembre 2019, Univ. Lyon 2

Pour un résumé des communications de cette journée : https://lefildarar.hypotheses.org/1623

 

Comment l’artisanat et le commerce de proximité s’insèrent-ils et se démarquent-ils dans le tissu urbain ? La reconnaissance de ces lieux de travail repose bien davantage sur la combinaison de critères complémentaires plutôt que sur un modèle récurrent. La diversité des formes architecturales particulièrement modulables, l’adaptation à la morphologie des parcelles, l’emploi de matériaux légers, le manque de traces matérielles discernables lors de la fouille sont autant de difficultés à prendre en compte. Les officines en question entretiennent bien souvent des liens étroits avec les édifices au sein desquels elles s’insèrent : l’imbrication des fonctions rend d’autant plus difficile leur distinction. Ainsi, activités résidentielles et commerçantes sont intimement liées : comment alors discerner efficacement un espace de service au sein d’une maison, dédié à l’économie domestique, d’un véritable espace de vente et/ou de production orienté vers la diffusion extérieure ? Comment identifier des espaces de travail dédiés aux échanges de proximité au sein de complexes architecturaux plus vastes (ateliers, édifices de stockage, bâtiments d’hébergement collectif, édifices publics…) ? Quelles structures archéologiques sont propres aux petits ateliers urbains ? Quels éléments structurels et quels assemblages de mobiliers caractéristiques pourraient permettre de reconnaître ces espaces et de comprendre leur organisation ?

 

 

2è Rencontres : Le stockage dans les villes romaines des provinces nord-occidentales

Prochainement en septembre 2021, UNIL 

Avec le soutien de la Fondation pour l'Université de Lausanne

Programme à venir

 

Au même titre que la vente et la production, le stockage constitue une étape clé dans la chaîne économique du commerce de détail conduisant à la redistribution des marchandises. Quels types d’édifices ou d’espaces accueillent de telles activités en contexte urbain et comment peut-on les identifier ? Quelle est leur répartition dans la trame urbaine et leur lien avec les autres édifices économiques, les îlots domestiques ou les axes viaires ? L’aspect multifonctionnel des petits entrepôts urbains, où pourraient cohabiter stockage, production et vente, sera à questionner. Quels sont les marqueurs mobiliers des activités de stockage et peut-on identifier la nature des produits stockés ? Peut-on différencier un stockage à court ou moyen terme destiné à une redistribution locale au sein des commerces de proximité d’un stockage orienté vers une diffusion à plus grande échelle ? Les indices archéologiques des structures de conservation au sein des boutiques (mezzanines, espaces sous les cages d’escalier, arrière-boutiques, celliers, vases semi-enterrés …) et des ateliers témoignent particulièrement de l’omniprésence des activités de stockage dans les échanges de proximité.

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