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227 (1991/2) Etudes latines

SOMMAIRE

Philippe MUDRY - Introduction. Brève chronique d'une (fausse) mort annoncée (p. 3-6)

Eric CHEVALLEY et Justin FAVROD - Quelques observations sur la personne d'Horace dans les Satires (p. 7-26)

De diverses manières et à des âges différents, Horace se met en scène dans ses Satires, si souvent qu'on y a reconnu un désir de confidence exacerbé. Doit-on considérer ces passages autobiographiques comme le reflet fidèle de la personnalité du poète? Nous ne le pensons pas. Horace, à nos yeux, utilise son personnage de la même façon qu'un autre thème de ses Satires, et joue de son personnage qu'il cède totalement à son œuvre.

François SPALTENSTEIN - Deux lectures antiques de Virgile (à propos des vers 1, 42 et 8, 731 de l’Enéide) (p. 27-42)

Les poètes postérieurs à Virgile nous montrent indirectement comment on le comprenait dans l'antiquité, ce qui nous permet parfois de corriger nos interprétations modernes. Ainsi, au vers 1, 42 de l'Enéide, le pronom ipsa fait allusion à une innovation d'Euripide, chez qui Pallas avait eu exceptionnellement le droit de lancer la foudre. Pour le vers 8, 731, où Enée lève son bouclier à l'épaule, les anciens n'y ont vu aucun symbole et le texte de Virgile appuie leur lecture, ce qui contredit l'interprétation actuelle.

Helena JUNOD - Barbarus ensis (Met. 14, 574) ou les ambiguïtés de l’Enéide ovidienne (p. 43-76)

Dans les Métamorphoses, Ovide récrit l'Enéide pour l'insérer dans son carmen perpetuum, et la réduit à la fonction de support d'autres récits. Ainsi la question des critères qui ont déterminé le choix des passages inspirés du chant virgilien est centrale. Quant à Enée, qui a perdu toute aura héroïque, il continue pourtant à servir d'exemple à la valeur morale d'Auguste. Lorsque Turnus meurt, ce n'est pas sous les coups du Troyen: il est bien plutôt la proie d'une violence anonyme, d'une «épée barbare».

Philippe MUDRY - Le rêve de Pompée ou le temps aboli. Lucain, Pharsale, 7, 1-44 (p. 77-88)

En rupture avec la tradition épique, dans laquelle depuis Homère le rêve est une composante essentielle qui dicte les décisions des héros et infléchit leurs actions, la Pharsale ne contient que deux rêves, qui tous deux sont le fait de Pompée et tous deux restent sans influence sur le déroulement des événements. Aussi s'est-on beaucoup interrogé sur leur fonction dans le récit. Nous nous attachons dans cette étude au rêve de Pompée la veille de Pharsale. Nous y examinons d'abord l'usage que Lucain fait du temps et de l'histoire dans l'évocation des triomphes de Pompée. Puis, nous arrêtant à la seconde partie du rêve, nous y mettons en évidence des éléments caractéristiques de l'élégie qui font de ce texte un exemple original de mélange des genres épique et élégiaque. L'analyse de ces divers moyens poétiques permet de dégager la fonction de cette séquence onirique qui dessine hors du temps et de l'histoire une figure sublimée de Pompée.

Daniel MOURON - Classiques latins et polémique réformée (p. 88-106)

Pierre Viret est l'auteur d'un centon composé de vers latins provenant de divers poètes, ce qui, semble-t-il, est unique dans l'histoire de ce genre littéraire. La diversité de ses sources lui permet d'une part de faire œuvre nouvelle, d'autre part de prouver que les poètes classiques, parfois obcènes, peuvent être aptes à décrire la messe. Ainsi, oubliant pour ainsi dire les autres écrivains, Pierre Viret puise abondamment dans les œuvres de Virgile, Ovide, Martial, Properce et Juvénal pour construire son centon.

Mémoires de licence soutenus à la Faculté des lettres en 1990: fin de la liste parue dans le volume EDL1990/1 (p. 107-108)

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Museum Helveticum 49/4 1992

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