Johanna Joyce

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Version du 12 juin 2018

Johanna Joyce, professeure ordinaire

Johanna Joyce, professeure ordinaire à la Faculté de biologie et médecine au sein du Département d'oncologie dès le 1er août 2018.

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Version du 16 septembre 2016

Johanna Joyce, professeure associée

Biologiste de formation, Johanna Joyce cherche à comprendre comment la communication entre cellules cancéreuses et stromales favorise le développement d’une tumeur et la formation de métastases. Elle s’intéresse plus particulièrement aux macrophages, à la microglie et aux métastases cérébrales dans l’idée de développer de nouvelles thérapies contre le cancer. Elle a été nommée professeure associée de l’UNIL au Ludwig Lausanne Branch dès le 1er janvier 2016.

L’environnement tissulaire complexe dans lequel se développent les cancers comprend les cellules du système immunitaire, les fibroblastes, la matrice extracellulaire et le système circulatoire sanguin et lymphatique. Ce microenvironnement joue un rôle majeur dans la progression tumorale et le processus métastatique. Il en fait donc une cible intéressante pour la conception de nouvelles stratégies thérapeutiques. Johanna Joyce cherche à comprendre comment la communication entre les cellules cancéreuses et leur microenvironnement régule l’apparition d’une tumeur, sa progression, la formation de métastases et la réponse aux thérapies. Le rôle des macrophages associés aux tumeurs est au cœur de la démarche scientifique de Johanna Joyce. La chercheuse a notamment utilisé des modèles murins de maladies humaines pour étudier la contribution des cellules stromales1 non-tumorales dans les cancers du cerveau (gliomes2), du pancréas et du sein, ainsi que dans la formation des métastases cérébrales, des os et des poumons. Ces modèles animaux ont également servi de plateforme préclinique pour le développement et l’évaluation de nouvelles thérapies anti-cancéreuses.

Grâce à une approche génétique et pharmacologique, Johanna Joyce et son équipe ont identifié les mécanismes responsables de la communication entre cellules de différents types au sein du microenvironnement tumoral. Ces résultats ont permis de mieux comprendre comment les cellules stromales, notamment les macrophages, contribuent à la progression des cancers.

A Lausanne, Johanna Joyce ambitionne de mettre en place un programme de recherche fondamentale et translationnelle qui permette de développer de nouvelles thérapies contre le cancer. Elle souhaite se focaliser notamment sur le microenvironnement des glioblastomes2 et des métastases cérébrales, avec un intérêt plus particulier pour les macrophages et la microglie. Pour explorer le rôle de la multitude de types cellulaires dans divers microenvironnements tumoraux, la professeure a développé des modèles animaux transgéniques spécifiques d’un type cellulaire donné, ainsi que des techniques d’imagerie in vivo. Elle aimerait par ailleurs favoriser les collaborations cliniques, en particulier avec les neurochirurgiens, ainsi que l’interaction avec les immunologues. Cette recherche translationnelle s’inscrit parfaitement dans la stratégie globale du nouveau Swiss Cancer Center, Lausanne.

Considérée comme une scientifique hors norme dans son domaine, Johanna Joyce a été récompensée par de nombreux prix dont l’American Cancer Society Scholar (2012) et le Rita Allen Foundation Scholar (2005). Elle est l’auteure d’environ septante publications dans des revues scientifiques de référence, comme :

  • Science (2015, 2016),
  • Nature Cell Biology (2014),
  • Nature Medicine (2013),
  • Cell Reports (2016),
  • Genes and Development (2006, 2010, 2011, 2014, 2016).

La chercheuse est par ailleurs membre de plusieurs comités scientifiques et éditoriaux. Elle est également très impliquée dans l’enseignement pré- et post-gradué au City College of New York, à la Gerstner Sloan-Kettering Graduate School, à la Weill Cornell Graduate School et à l’Université de New York. Elle a encadré plusieurs étudiants en Master et des doctorants.

1Cellules stromales: cellules issues de la moelle osseuse et pouvant se différencier en cellules de la lignée sanguine ou en cellules de la lignée osseuse.
2Gliomes et glioblastomes: Les gliomes ou tumeurs gliales sont l'ensemble des tumeurs cérébrales, bénignes ou malignes, le glioblastome étant la forme de tumeur du cerveau la plus commune.

Bio express

1990-1994 Etudes de génétique, Trinity College Dublin, Irlande, avec mention (with honors)
1995-1999 Doctorat sur l’empreinte génomique et la génétique du cancer, laboratoire du Prof. P. Schofield, Département d’anatomie, Université de Cambridge, Royaume-Uni
1999-2004 Post-doctorat sur les mécanismes de développement et de progression des tumeurs, laboratoire du Prof. D. Hanahan, Département de biochimie, Université de Californie, San Francisco, USA
2004-2010 Assistant Professor au Cancer Biology and Genetics Program, Memorial Sloan Kettering Cancer Center, New York, USA, et Weill Cornell Graduate School of Medical Sciences, New York, USA
2010-2014 Associate Professor au Cancer Biology and Genetics Program, Memorial Sloan Kettering Cancer Center, New York, USA, et Weill Cornell Graduate School of Medical Sciences, New York, USA
2014-2015 Professor au Cancer Biology and Genetics Program, Memorial Sloan Kettering Cancer Center, New York, USA, et Weill Cornell Graduate School of Medical Sciences, New York, USA
2016 Professeure associée de l'UNIL

Par: Caroline Ronzaud/Communication FBM

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