Pierre-Nicolas Carron

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© Laurianne Aeby-SAM

Version du 26 septembre 2017

Pierre-Nicolas Carron, professeur ordinaire

Spécialiste de la médecine d’urgence, Pierre-Nicolas Carron a été nommé professeur ordinaire de l’UNIL et Chef du service des urgences au 1er août 2017.

Après des études de médecine à Genève, Pierre-Nicolas Carron suit la formation «standard» de l’urgentiste: médecine interne, anesthésie, soins intensifs… Car il n’existe pas – pas encore ? - de titre de spécialiste en médecine d’urgence, alors même que cette discipline a ses spécificités. A commencer par une polyvalence dans la prise en charge: «Nous sommes en quelque sorte les généralistes de l’hôpital, nous traitons des pathologies allant de l’entorse à l’arrêt cardiaque», relève le professeur. A cela s’ajoute le rôle particulier du Service dans l’accueil de pathologies complexes nécessitant le plateau technique du CHUV (traumatisé sévère, urgences vitales, infarctus aigu, etc.). Pour les patients de la région lausannoise, les urgences du CHUV jouent un rôle de «premier recours» pour une large gamme de pathologies et, également, de «dernier recours» pour les patients les plus précarisés.

Les urgences, c’est encore une approche qui commence en dehors de l’hôpital, avec les ambulances, les médecins du SMUR ou l’hélicoptère de la REGA. C’est enfin la «gare de triage» de l’hôpital: «Notre implication correspond aux six premières heures de la prise en charge ; nous devons prioriser les cas, effectuer le tri des patients, les stabiliser et les soigner, puis les orienter adéquatement dans le système de santé». En 2016, le Service des urgences a ainsi accueilli près de 64'000 patients, dont 40'000 pris en charge directement. Il doit son efficacité à son équipe interdisciplinaire, médico-infirmière.

En termes de recherche, Pierre-Nicolas Carron a trois thèmes d’intérêt: un axe de santé publique, avec les enjeux épidémiologiques, cliniques et structurels qu’entraîne le vieillissement de la population pour un service d’urgences ; un projet d’étude clinique portant sur la prise en charge des  arrêts cardiaques; et un troisième axe s’intéressant aux patients agités et violents. «C’est un peu la couleur des urgences, une problématique à laquelle nous sommes souvent confrontés, souvent associée à l’abus de substance, à l’intervention de la police.» De quoi soulever, outre les soins, nombre de questions cliniques, pharmacologiques, éthiques et juridiques.

Si la médecine d’urgence est une discipline encore jeune en termes académiques, Pierre-Nicolas Carron espère être en mesure de créer les conditions pour développer ce versant, ce qui passera par l’identification précoce de la relève et le développement d’une culture de la recherche clinique. «C’est en tous cas un joli challenge.» De même, en termes d’enseignement prégrade, il vise à inculquer à tous les futurs médecins les bases de la médecine d’urgence et le mode de raisonnement qui lui est propre. Notamment: aller à l’essentiel de manière structurée et performante quand l’urgence est vitale.

Bio express

1974 Naissance
1994-2000 Etudes de médecine à l’Université de Genève
2001-2007 Médecin assistant, dans les Services de médecine interne et d’anesthésiologie, à l’Hôpital Samaritain de Vevey, à l’Hôpital de Fribourg et au CHUV
2004-2005 Séjour de recherche, Service des urgences, CHUV
2005 MD, intitulé «In-hospital cardiopulmonary resuscitation and teamwork», UNIGE
2007-2009 Chef de clinique, d’abord en médecine interne, puis aux urgences, CHUV
2009-2014 Médecin associé, Service des urgences, CHUV
2014-2016 Médecin adjoint, Service des urgences, CHUV
2016-2017 MER et privat-docent à l’UNIL et médecin chef au Services des urgences, CHUV
dès 2017 Professeur ordinaire de l’UNIL et chef du Service des urgences, CHUV

Par: Nicolas Berlie/Communication FBM

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