Claudia Bagni

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© Rob Stevens, KU Leuven

Version du 20 juin 2016

Claudia Bagni, professeure ordinaire

Neurobiologiste, Claudia Bagni est une spécialiste de la structure et de la fonction des synapses. Elle s’intéresse plus précisément aux mécanismes cellulaires et moléculaires de la plasticité synaptique, et à leurs dysfonctionnements, responsables notamment du syndrome de l’X fragile (FXS) et de l’autisme (TSA). Elle a été nommée professeure ordinaire et directrice du Département des neurosciences fondamentales (DNF) de l’UNIL au 1er janvier 2016.

Claudia Bagni travaille depuis une quinzaine d’années sur la complexe «machinerie» des protéines au sein des synapses. «Partant d’une approche très fondamentale, je me suis de plus en plus intéressée aux handicaps mentaux», explique la professeure, qui a notamment œuvré à l’Université de Rome Tor Vergata et à la K University de Leuven.

Elle se penche sur le syndrome de l’X fragile (FXS), une mutation du chromosome X touchant un garçon sur 4000 et une fille sur 6000, et qui peut entraîner un retard cognitif sévère. Dans sa forme «complète», cette mutation se caractérise par l’absence de la protéine FMRP, très impliquée dans le métabolisme de l’ARN. Basées sur des souris et des drosophiles, ses recherches ont mis en évidence un lien au niveau moléculaire entre le FXS et d’autres maladies comme la schizophrénie et les troubles du spectre de l’autisme (TSA) à l’échelon des synapses. Toutes des pathologies caractérisées par une altération du protéome synaptique et désormais réunies sous la dénomination générique de «synaptopathies». Son équipe travaille activement à l’identification des mécanismes et des molécules responsables du retard de développement et des déficits d’interaction sociale observés dans le FXS et les TSA.

Un autre axe de recherche est le cancer. En effet, des études cliniques ont montré un risque réduit de développer un cancer chez les patients touchés par le FXS. Quels sont les mécanismes à l’œuvre ? Pourquoi ces patients sont-ils protégés ? Ce sont les questions auxquelles Claudia Bagni et son groupe tentent de répondre, travaillant sur les glioblastomes, les cancers du sein et les mélanomes.

«Après quinze ans passés à étudier ces mécanismes moléculaires et leurs dysfonctionnements, notre ambition est maintenant d’essayer de les réparer.» La professeure milite ainsi pour des neurosciences plus intégrées, «translationnelles», avec un dialogue constant entre la clinique et le fondamental. Un cadre qu’elle a trouvé au sein de la Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL, où elle souhaite notamment créer des ponts avec la physiologie, et avec ses pairs cliniciens du CHUV, en neurosciences, en psychiatrie et en oncologie.

Bio express

1987 Licence en biologie de l’Université de Rome Tor Vergata (Italie)
1992 PhD en biologie cellulaire et moléculaire, Université de Rome Tor Vergata
1991-1993 Bourse postdoctorale au CNRS de Toulouse (France)
1993-1994 Bourse postdoctorale à Harvard (USA)
1994-1996 Bourse postdoctorale à l’European Molecular Biological Laboratory (EMBL), Heidelberg (Allemagne)
1995-2002 Professeure assistante, Université de Rome Tor Vergata
2002-2007 Professeure associée, Université de Rome Tor Vergata
2008-2015 Professeure ordinaire à la KU Leuven et cheffe de groupe au Vlaams Instituut voor Biotechnologie (VIB) à Louvain (Belgique)
2011-2014 Directrice du KUL Neurogenetics Program au Center for Human Genetics à la KU Leuven
2016 Professeure ordinaire et directrice du Département des neurosciences fondamentales de l’UNIL

Par: Nicolas Berlie/Communication FBM

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