Matthieu Perreau

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© Félix Imhof, UNIL

Version du 9 novembre 2015

Matthieu Perreau, professeur assistant en prétitularisation conditionnelle

Chercheur en immunologie et spécialiste FAMH en analyses de laboratoire, Matthieu Perreau explore les mécanismes de dysfonctionnement des lymphocytes T chez les patients immunodéficients, notamment ceux atteints du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), et cherche à identifier les réservoirs du VIH. Il a été nommé professeur assistant en prétitularisation conditionnelle au niveau de professeur associé de l’UNIL au sein du Service d’immunologie et allergie du CHUV dès le 1er juin 2015.

Né en 1977 et de nationalité française, Matthieu Perreau fait ses études de biologie à l’Institut universitaire de technologie de Dijon (France). Il s’envole ensuite pour Nottingham Trent University (Royaume-Uni) pour y effectuer son Bachelor, puis à l’Université Paris VII-Denis Diderot pour son Master en hématologie. Il intègre en 2002 l’équipe du Dr Eric Kremer à l’Université Montpellier 2 comme doctorant, où il explore les interactions entre le système immunitaire et les vecteurs dérivés d’adénovirus. En 2006, Matthieu Perreau rejoint le Service d’immunologie et allergie du CHUV dirigé par le Prof. Giuseppe Pantaleo et se focalise sur l’immunopathogénèse du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ainsi que sur la caractérisation et l’évaluation de la réponse immune dirigée contre le virus. Par la suite, le jeune chercheur complète sa formation FAMH en analyses médicales de laboratoire. Il obtient le titre de privat-docent à l’UNIL en 2012, avant sa nomination comme professeur assistant dès le 1er juin 2015.

En 2013, l’équipe de Matthieu Perreau et du Prof. Pantaleo fait une découverte importante en identifiant le type de cellules du système immunitaire dans lesquelles le VIH se réplique massivement en l’absence de thérapie antivirale. Le virus persiste en effet dans un sous-groupe de lymphocytes T CD41, les cellules T folliculaires (Tfh), qui résident non pas dans le sang mais dans les tissus lymphatiques, comme les ganglions, et s'y installe. Ces cellules serviraient en quelque sorte de sanctuaire où le VIH pourrait se répliquer et être produit. Sa recherche actuelle porte sur le développement de projets innovants dans le but d'explorer les mécanismes du dysfonctionnement des lymphocytes T chez les patients immunodéficients et l'identification des sous-populations lymphocytaires T impliquées dans l'infection latente du VIH, dans l’espoir de guider de nouvelles perspectives thérapeutiques.

Considéré par ses pairs comme un scientifique hors-norme, Matthieu Perreau a publié une trentaine d’articles dans des revues scientifiques de référence telles que :

  • European Journal of Immunology (2011 et 2013),
  • Journal of Virology (2005, 2007, 2011 et 2012),
  • PLoS Pathogens (2015),
  • Journal of Experimental Medicine (2008, 2013 et 2014).

Par ailleurs, ses découvertes ont été récompensées par plusieurs bourses, dont deux du HIV Vaccine Trial Network (2009 et 2013) et un prix de Brystol-Myers Squibb (2014). Matthieu Perreau est également très impliqué dans l’enseignement. Il a notamment donné des cours en immunologie et en oncologie aux étudiants de 2e et 3e années de médecine de l’UNIL ainsi qu’à l’Ecole supérieure de la santé et a supervisé plusieurs étudiants en thèse et en Master.

1 Lymphocytes T CD4 : Type de lymphocytes T (globules blancs produits dans le thymus) non cytotoxiques agissant seulement comme des intermédiaires de la réponse immunitaire.

Par: Communication FBM

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