Jürg Schwitter

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© Gilles Weber, SAM

Version du 14 août 2019

Jürg Schwitter, professeur ordinaire

Spécialiste de l’IRM cardiaque, Jürg Schwitter, médecin chef au Service de cardiologie et directeur du Centre de résonance magnétique cardiaque du CHUV, a été nommé professeur ordinaire de l’UNIL au 1er janvier 2019.

Après des études à Bâle et à Zurich, Jürg Schwitter part en 1995 pour San Francisco. Il fait ses armes dans le laboratoire du professeur Higgins, un des experts de l’IRM cardiaque. De retour à Zurich en 1997, il développe cette technologie, continuant ses recherches tout en mettant sur pied un service clinique. C’est en 2009 qu’il arrive à Lausanne.

Menant de front ses activités de clinicien et de chercheur, Jürg Schwitter a été et reste un des principaux artisans de plusieurs grandes études multicentriques internationales sur l’IRM cardiaque. Une technique dont il liste les mérites: la qualité des images obtenues est constante, il n’y a pas d’irradiation du patient et l’IRM cardiaque permet notamment une caractérisation du myocarde qui n‘est pas réalisable avec d’autres technologies. «Cela nous permet d’observer les tissus, de vérifier la présence d’une fibrose, d’une nécrose ou d’œdèmes par exemple, ou encore, en ce qui concerne les maladies coronaires, de détecter une ischémie dans le myocarde: toutes des informations additionnelles capitales pour la prise en charge.»

Ces diverses techniques, qui permettent d’affiner le diagnostic, sont déjà établies dans la clinique. Un vaste registre européen, dont le professeur Schwitter a été le co-fondateur en 2008, incorporant 18 pays, 59 centres, CHUV inclus, et près de 45'000 patients, a notamment permis de démontrer que l’utilisation de l’IRM cardiaque dans plusieurs indications engendrait un meilleur pronostic pour les patients.

Mais le professeur Schwitter et son équipe continuent à travailler sur plusieurs développements pour la clinique, dont certains arrivent à terme. L’un de ceux-ci porte sur l’introduction de dispositifs, comme les pacemakers et les défibrillateurs, compatibles avec l’IRM. En effet, son utilisation avec des dispositifs non adaptés peut entraîner de graves dysfonctionnements.

Il compte également deux collaborations avec l’EPFL: la première porte sur une nouvelle technologie utilisant du carbone 13, qui augmente le signal de l’IRM cardiaque de plusieurs ordres de grandeur. Cette technique génère des images impossibles à obtenir jusque-là, qui permettent d’investiguer le métabolisme d’un cœur battant dans un organisme intact.

Le second projet avec l’EPFL porte sur une technologie utilisant du fluor 19: celle-ci rend possible la visualisation des macrophages, grâce à quoi les médecins peuvent observer la progression d’une inflammation.

Autre gros projet clinique cette fois, un groupe d’experts sous la direction de Jürg Schwitter a reçu le feu vert pour l’installation d’un IRM cardiaque interventionnel au CHUV, ce qui permettra d’effectuer des interventions minimales invasives sous contrôle d’une machine IRM.

Tous ces efforts sont en quelque sorte couronnés par des études sur le rapport coûts-efficacité de l’IRM cardiaque, comparée à d’autres technologies. En cours, les études ont déjà démontré que l’IRM cardiaque permettait de baisser nettement les coûts dans le cas des maladies coronaires: «Elle permet d’éviter des opérations inutiles, augmente la survie tout en réduisant les coûts», se réjouit le professeur. Qui se dit très reconnaissant pour la qualité de l’environnement de travail et des équipements qu’il a trouvé à Lausanne.

Bio express

1981-1986 Etudes de médecine à l’Université de Bâle
1986 Diplôme fédéral de médecin et thèse doctorale en endocrinologie et médecine nucléaire
1987-1995 Exerce à l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ) ainsi qu’à l’Hôpital cantonal de Glaris, notamment en cardiologie et en médecine interne
1994-1995 Séjour de recherche, Service de médecine nucléaire de l’USZ
1995 Spécialisation FMH en médecine interne et cardiologie
1995-1997 Séjour de recherche à l’Université de Californie, San Francisco, dans le laboratoire du Prof. Higgins, Département de radiologie, section IRM
1998-2008 Médecin cadre, puis médecin chef (2004) en cardiologie à l’USZ. Responsable du PET cardiaque pendant 2 ans et recherche en IRM cardiaque ; mise en place en 2002 d’un centre clinique d’IRM cardiaque à l’USZ. Membre du comité et président du groupe de travail «Cardiac MRI» de la Société européenne de cardiologie
2009 Professeur associé de l’UNIL, médecin-chef en Cardiologie, directeur du Centre de résonance magnétique cardiaque du CHUV
dès 2019 professeur ordinaire de l’UNIL

Par: Nicolas Berlie/Communication FBM

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