Phillipe Reymond

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© Félix Imhof, UNIL

Version du 22 juillet 2014

Philippe Reymond, professeur associé

Directeur adjoint du Département de biologie moléculaire végétale (DBMV) de l’UNIL, Philippe Reymond est un spécialiste des mécanismes de défense des plantes face aux insectes, notamment au niveau génomique. Il s’intéresse également à la réponse végétale en présence d’œufs d’insectes, domaine dans lequel il est reconnu comme expert mondial. Il a été promu professeur associé de l'UNIL dès le 1er août 2014.

Né en 1961 et de nationalité suisse, Philippe Reymond étudie les sciences naturelles à l’UNIL et y effectue son doctorat sur les phytohormones du maïs (1989). Il rejoint ensuite le groupe de Winslow Briggs comme post-doctorant à la Carnegie Institution of Washington (Standford University, CA) où il étudie la perception de la lumière bleue par les plantes. En 1992, le jeune scientifique revient à l’UNIL et poursuit ses recherches sur la transduction du signal de blessure chez les plantes au sein du groupe de Ted Farmer. Un séjour de plusieurs mois à Stanford dans le groupe de Shauna Somerville lui permet d'apprendre la technologie des micropuces à ADN, technique qu’il introduit à l’UNIL en 1998. Dès 2002, le chercheur obtient le titre de Maître d'enseignement et de recherche, type 1 et dirige son propre groupe de recherche sur les interactions entre les plantes et les insectes. Depuis 2010, Philippe Reymond est directeur adjoint au Département de biologie moléculaire végétale (DBMV). Il reçoit le titre de privat-docent en 2011. Dès le 1er août 2014, le chercheur a été promu professeur associé à l’UNIL.

Philippe Reymond mène des travaux de recherche le long de deux axes principaux : les cascades de signalisation impliquées dans les mécanismes de défense des plantes contre les insectes et la détection des œufs d’insectes par les végétaux et ses effets sur la défense des plantes. Dans ce cadre, le chercheur a été pionnier dans le développement et l’utilisation de micropuces à ADN pour l’étude de la réponse végétale à des attaques par plusieurs agresseurs, en l'occurrence des chenilles herbivores et des champignons pathogènes. Il a notamment développé la toute première micropuce contenant tous les gènes d'Arabidopsis thaliana, ou l’arabette des dames, modèle fréquemment utilisé en biologie végétale. L'analyse du transcriptome des plantes a permis de comprendre comment une plante place ses priorités de défenses face à des attaques multiples, une situation fréquemment rencontrée dans la nature. Philippe Reymond a ainsi mis en lumière comment l'arabette des dames contrôle, au niveau moléculaire, la biosynthèse de composés toxiques, tels que les glucosinolates, et les accumule afin de se prémunir contre les attaques d'insectes. Le chercheur a pu identifier, en collaboration avec des équipes espagnoles et américaines, trois facteurs de transcription (MYC2, 3 et 4) qui, en s'associant avec d'autres facteurs de même nature, activent la synthèse des glucosinolates et participent ainsi à la défense de la plante lors d'attaque par des chenilles herbivores. Ces découvertes scientifiques sont considérées comme majeures dans le domaine de la biologie végétale.

Expert mondialement reconnu dans le domaine de la réponse végétale face aux œufs d’insectes, Philippe Reymond a montré que les mécanismes mis en place dans cette situation sont très semblables à ceux déployés par la plante face aux pathogènes d’origine microbienne. Le chercheur a réussi à mettre au jour les étapes moléculaires impliquées dans la reconnaissance d’extraits d’œufs et responsables de l’activation des mécanismes de défense de la plante. Par ailleurs, le scientifique participe au projet de séquençage du chêne de Napoléon, emblème vivant du campus de l’UNIL.

Depuis 1997, les travaux du chercheur ont été régulièrement soutenus par le Fonds national suisse ainsi que par des financements provenant du Rectorat de l’UNIL, de la FBM, de la Fondation Herbette de l’UNIL et de fonds de la recherche européenne. Ses études ont également fait l’objet de nombreuses publications dans des revues scientifiques de référence et parmi les meilleures dans le domaine de la biologie végétale, dont Plant Cell, Plant Physiology, Plant Journal, et Journal of Experimental Botany.

En parallèle à ses activités de recherche, Philippe Reymond s’implique très activement dans le fonctionnement administratif de la Faculté et dans l'enseignement à l’Ecole de biologie. Au niveau Bachelor, ses cours couvrent les domaines de la génomique jusqu’aux cascades de signalisation moléculaire pour les interactions plantes-insectes. Au niveau Master, son enseignement se concentre sur des sujets directement liés à ses projets de recherche. Philippe Reymond a également beaucoup contribué à la révision du programme de biologie et est actuellement responsable d'un module d’orientation en biologie végétale. Il a aussi enseigné plusieurs années à l'Université de Genève.

Le scientifique est membre de la Société américaine de biologie végétale, de l’Organisation européenne de biologie végétale et de la Société suisse de biologie cellulaire. Il est aussi éditeur associé du journal Molecular Plant-Microbe Interactions, membre de comités de rédaction pour d’autres journaux scientifiques de référence dans ses domaines d’expertise et membre de comités d’évaluation de projets de recherche en Suisse et à l’étranger dans le domaine de la biologie végétale.

Par: Caroline Ronzaud/Communication FBM

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