Tanja Schwander

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© Félix Imhof, UNIL

Version du 2 juillet 2015, mise à jour le 24 septembre 2020

Tanja Schwander, professeure associée

depuis le 1er août 2018 – Département d’écologie et évolution de l’UNIL

Biologiste, Tanja Schwander est une spécialiste de l’évolution et des mécanismes des systèmes de reproduction inhabituels (comme la reproduction asexuée ou parthénogenèse). Elle utilise les insectes comme modèle d’étude. Elle a été nommée professeure associée au Département d’écologie et évolution de l’UNIL dès le 1er août 2018.

Née à Brugg (Argovie) en 1978, Tanja Schwander étudie la biologie à l’UNIL avant de rejoindre le Département d’écologie et évolution (DEE) pour y mener à bien sa thèse, sous la direction du Prof. Laurent Keller et de la chercheuse Sarah Helms Cahan. Son doctorat en poche, elle s’envole en 2007 pour Vancouver (Canada) munie d’une bourse du FNS et intègre le groupe du Prof. Bernard J. Crespi à l’Université Simon Fraser. C’est à ce moment qu’elle commence à étudier la parthénogenèse (reproduction asexuée) en utilisant les phasmes comme modèle d’étude. En 2009, la scientifique est distinguée du prix John Maynard Smith par la Société européenne de biologie évolutive (ESEB), grâce auquel elle séjourne pendant plusieurs mois au Wissenschaftskolleg de Berlin (Allemagne). Elle est ensuite engagée comme chercheuse indépendante au Centre d’études en écologie et évolution de l’Université de Groningue (Pays-Bas), au bénéfice d’une bourse «Veni» décernée par l’Organisation néerlandaise pour la recherche scientifique (NWO). Elle décroche une bourse de professeure assistante du FNS qui lui permet de créer, en 2013, son propre groupe de recherche au sein du DEE. Deux ans plus tard, la scientifique est nommée professeure assistante en prétitularisation conditionnelle puis, le 1er août 2018, accède au titre de professeure associée au DEE.

L’évolution des modes de reproduction chez différents groupes d'insectes constitue le point focal des recherches menées par Tanja Schwander et son groupe. Sur la base de lignées d’insectes étudiées en laboratoire et dans leur habitat naturel, la biologiste combine les outils génomiques à des analyses cytologiques pour comprendre la fonction des différents modes de reproduction, comment ces derniers évoluent et sont conservés au fil du temps, et quels sont les mécanismes moléculaires qui sous-tendent l’adaptation de différents groupes d’insectes à un mode de reproduction donné. L’entomologiste cherche également à comprendre si la parthénogenèse évolue en général graduellement depuis un mode de reproduction sexué par accumulation de petites mutations, ou bien brutalement, suite à quelques mutations aux conséquences sévères.

Tanja Schwander compte plusieurs récompenses à son palmarès. En sus du prix John Maynard Smith, elle a également été récipiendaire de prix de Faculté de biologie et de médecine, du Prix A. F. Schläfli, octroyé en 2009 par l’Académie suisse des sciences naturelles (qui récompense un travail de recherche original et de haut niveau réalisé par une ou un jeune scientifique en début de carrière). Last but not least, elle a été distinguée comme «l’une des 100 personnalités qui feront la Suisse romande» dans le cadre de l’édition 2015 du Forum des 100 organisé par l’Hebdo.

En 2020, les travaux de la biologiste ont été salués par l'octroi d'un ERC Consolidator Grant du Conseil européen de la recherche doté de près de 2 millions d'euros. Cette prestigieuse bourse pour chercheur·euse·s en phase de consolidation de carrière soutiendra pour une durée de cinq ans le projet de Tanja Schwander intitulé «Evolutionary Consequences of Arrested Genomic Conflict in Asexual Species (No Sex No Conflict)».

Très impliquée dans l’enseignement, la professeure donne, à l’UNIL, des cours de faunistique des invertébrés (niveau Bachelor) ainsi que le cours «Conservation: des preuves scientifiques à la pratique». Tanja Schwander est aussi responsable du camp de terrain «Écologie et faunistique du bord de mer» destiné aux étudiants du Master en comportement, évolution et conservation.

La chercheuse s’investit également dans la vulgarisation et la communication scientifique auprès du grand public et chapeaute les collaborations avec les chercheurs du Musée cantonal de zoologie et des jardins botaniques cantonaux. Elle est la responsable, au niveau de l’UNIL, d'«Opération fourmis», un projet de science participative dont le but est de réaliser le premier recensement des fourmis vaudoises.

Le/la professeur·e reste responsable des informations contenues sur cette page.

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