Tanja Schwander

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© Félix Imhof, UNIL

Version du 2 juillet 2015

Tanja Schwander, professeure assistante en prétitularisation conditionnelle

Biologiste, Tanja Schwander est une spécialiste de l’évolution et des mécanismes des systèmes de reproduction inhabituels (comme la reproduction asexuée ou parthénogenèse). Elle utilise les insectes comme modèle d’étude. Elle a été nommée professeure assistante en prétitularisation conditionnelle au niveau de professeure associée au Département d’écologie et évolution de l’UNIL dès le 1er février 2015.

Née à Brugg (Schwytz) en 1978, Tanja Schwander étudie la biologie à l’UNIL avant de rejoindre le Département d’écologie et évolution pour y mener à bien sa thèse, sous la direction du Prof. Laurent Keller et de la chercheuse Sarah Helms Cahan. Son doctorat en poche, elle s’envole en 2007 pour Vancouver (Canada) munie d’une bourse du FNS et intègre le groupe du Prof. Bernard J. Crespi à la Simon Fraser University. C’est à ce moment qu’elle commence à étudier la parthénogenèse (reproduction asexuée) en utilisant les phasmes comme modèle d’étude. En 2009, la scientifique est distinguée du prix John Maynard Smith par la Société européenne de biologie évolutive (ESEB), ce qui lui permet de séjourner pendant plusieurs mois au Wissenschaftskolleg de Berlin. Elle est ensuite engagée comme chercheuse indépendante au Centre d’études en écologie et évolution de l’Université de Groningen (Pays-Bas), au bénéfice d’une bourse «Veni» décernée par l’Organisation néerlandaise pour la recherche scientifique (NWO). Elle décroche une bourse de professeure assistante du FNS qui lui permet de créer son propre groupe de recherche et de rejoindre le Département d’écologie et évolution (DEE) de l’UNIL en 2013. Deux ans plus tard, la jeune scientifique est alors nommée professeure assistante en prétitularisation conditionnelle au niveau de professeure associée au Département d’écologie et évolution de l’UNIL.

L’évolution des modes de reproduction chez différents groupes d'insectes, en particulier chez les phasmes et les thrips, constitue le point focal des recherches menées par Tanja Schwander et son groupe. Sur la base de lignées d’insectes étudiées en laboratoire et dans leur habitat naturel, la biologiste combine les outils de la génétique des populations à des analyses cytologiques pour comprendre la fonction des différents modes de reproduction, comment ces derniers évoluent et sont conservés au fil du temps, et quels sont les mécanismes moléculaires qui sous-tendent l’adaptation de différents groupes d’insectes à un mode de reproduction donné. La scientifique cherche également à comprendre si la parthénogenèse évolue en général graduellement depuis un mode de reproduction sexué par accumulation de petites mutations, ou bien brutalement, suite à quelques mutations aux conséquences sévères. Depuis peu, la jeune professeure étudie également les éphémères en collaboration avec des chercheurs du Musée de zoologie de Lausanne.

Tanja Schwander compte plusieurs récompenses scientifiques à son palmarès. En sus du prix John Maynard Smith, elle a également été récipiendaire de prix de Faculté de biologie et de médecine, du Prix A. F. Schläfli, octroyé en 2009 par l’Académie suisse des sciences naturelles (qui récompense un travail de recherche original et de haut niveau réalisé par une ou un jeune scientifique en début de carrière). Last but not least, elle a été distinguée comme «l’une des 100 personnalités qui feront la Suisse romande» dans le cadre de l’édition 2015 du Forum des 100 organisé par l’Hebdo. La chercheuse a également publié dans de nombreuses revues scientifiques de référence comme Current Biology (2004, 2008, 2011, 2012, 2014, 2015), Science (2008, 2014) et Trends in Ecology and Evolution (2010, 2011).

Très impliquée dans l’enseignement, la jeune professeure donne des cours de faunistique des invertébrés (niveau Bachelor) à l’UNIL et participe au workshop de biologie évolutive dans les Alpes (cours de Tad Kawecki pour les étudiants master et PhD). Elle s’investit également dans la vulgarisation et communication scientifique auprès du grand public et collabore étroitement avec les chercheurs du Musée de zoologie et des jardins botaniques cantonaux.

Par: Caroline Ronzaud/Communication FBM

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Version du 14 juin 2013

Tanja Schwander, professeure assistante boursière FNS

Spécialiste de l’évolution et des mécanismes des systèmes de reproduction inhabituels, Tanja Schwander a été nommée professeure assistante boursière FNS au Département d’écologie et évolution de l’UNIL dès le 1er février 2013.

Originaire de Schwytz, Tanja Schwander est née à Brugg en 1978. Après ses études de master en biologie à l’UNIL, elle rejoint le Département d’écologie et évolution pour y mener à bien sa thèse, sous la direction du prof. Laurent Keller et de la chercheuse Sarah Helms Cahan. A l’obtention de son doctorat, en 2007, elle s’envole pour Vancouver (Canada), munie d’une bourse du FNS, et intègre en tant que chercheuse le groupe du prof. Bernard J. Crespi à la Simon Fraser University. Elle œuvre pendant deux ans dans le domaine de l’écologie comportementale et de la parthénogenèse – la reproduction asexuée. En 2009, la scientifique est distinguée du prix John Maynard Smith par la société européenne de biologie évolutive (ESEB), ce qui lui permet de séjourner pendant plusieurs mois au Wissenschaftskolleg de Berlin. Elle est ensuite engagée comme chercheuse indépendante au Centre d’études en écologie et évolution de l’Université de Groningen (Pays-Bas), au bénéfice d’une bourse «Veni» décernée par l’Organisation néerlandaise pour la recherche scientifique (NWO). Elle disposait de ce statut jusqu’à sa nomination à l’UNIL.

L’évolution des modes de reproduction chez différents groupes d'insectes, en particulier chez les phasmes et les thrips, constitue le point focal des recherches menées par Tanja Schwander et son groupe. Les scientifiques établissent et testent différentes prédictions théoriques sur les effets de la reproduction asexuée au niveau moléculaire. Quelles sont les conséquences que ces modes peuvent produire sur l’évolution des espèces ? Comment s’opèrent les transitions entre modes reproducteurs sexués et asexués au sein d’une lignée ? Telles sont quelques-unes des questions fondamentales auxquelles les biologistes cherchent à répondre en explorant les mécanismes qui sous-tendent l’adaptation de différents groupes d’insectes à un mode de reproduction donné.

Les chercheurs tentent de mettre au jour les avantages de systèmes de reproduction inhabituels, en particulier la parthénogenèse, où la reproduction se déroule sans intervention des mâles, et donc sans fécondation. Sur la base de lignées d’insectes étudiées en laboratoire et dans leur habitat naturel, le groupe de Tanja Schwander combine les outils de la génétique des populations à des analyses cytologiques pour comprendre la fonction des différentes modes parthénogénétiques, et comment ces derniers évoluent et sont conservés au fil du temps.

L’étude des phénotypes alternatifs chez les insectes constitue un autre volet des recherches de Tanja Schwander. Sous quelles conditions peut-on s’attendre à ce qu’un phénotype soit déterminé par des facteurs environnementaux plutôt que génétiques ? Comment peut-on passer d’un système génétique à un système plastique, fortement influencé par l’environnement, et vice-versa? Plus tôt dans sa carrière académique, la biologiste avait démontré, en étudiant les fourmis moissonneuses (Pogonomyrmex), que la différentiation de ces insectes en reines ou en ouvrières était moins due à des facteurs environnementaux ou nutritionnels que génétiques. En effet, la compatibilité génétique entre les reines et les mâles s’avère primordiale pour le destin de la progéniture. Cependant les individus dotés de la bonne combinaison de gènes ne se développent en reines que si les facteurs déposés dans les œufs par les reines mères sont présents. Ainsi, la reine garde un contrôle sur l’avenir de sa descendance.

Tanja Schwander compte plusieurs récompenses scientifiques à son palmarès. En sus du prix John Maynard Smith, elle a également été récipiendaire de prix de Faculté de biologie et de médecine et, en 2009, du Prix A. F. Schläfli. Cette dernière récompense est octroyée par l’Académie suisse des sciences naturelles pour un travail de recherche original et de haut niveau réalisé par une ou un jeune scientifique en début de carrière.

Par: Pascal Vermot/Communication FBM

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